La Seyne sur Mer

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Marx et la mondialisation, 1853

mardi 30 mars 2021, par René Merle

Cf. : Marx et la mondialisation, 1848

Un des nombreux textes de Marx concernant la mondialisation capitaliste, sur laquelle il avait focalisé dès ses textes de jeunesse. Celui-ci est publié dans le journal démocratique étatsunien auquel Marx fournissait des chroniques alimentaires (il fallait bien survivre dans l’exil londonien) mais dans lesquelles il exprimait clairement ses points de vue.


New York Daily Tribune, 11 juillet 1853.
« La Compagnie des Indes orientales, son histoire et ses résultats :

[...] Quand nous tournons nos regards vers l’Inde, pays de 150 millions d’acres, aussi grand que l’Europe, les effets dévastateurs de l’industrie anglaise sont palpables et bouleversants. Mais il convient de ne pas oublier qu’ils ne sont que les résultats organiques de tout le système de production tel qu’il est aujourd’hui constitué. Cette production reste sous la domination absolue du capital. La centralisation du capital est essentielle pour l’existence du capital comme pouvoir indépendant. L’influence destructrice de cette centralisation sur les marchés du monde révèle, à l’échelle la plus gigantesque, les lois organiques inhérentes à l’économie politique actuellement à l’œuvre dans chaque cité civilisée. Il incombe à la période bourgeoise de l’histoire de créer les bases matérielles du monde nouveau : d’une part, des relations universelles fondées sur l’interdépendance des différentes parties de l’humanité, et les moyens de ces communications, et, d’autre part, le développement des forces productives de l’homme et la transformation de la production matérielle en domination scientifique des forces naturelles. L’industrie et le commerce bourgeois créent ces conditions matérielles d’un monde nouveau de la même manière que les révolutions géologiques ont façonné la surface de la terre. Quand une grande révolution sociale aura maîtrisé les résultats de l’époque bourgeoise, le marché mondial et les instruments de production modernes, et les aura soumis au contrôle des peuples les plus avancés, c’est alors seulement que le progrès humain cessera de ressembler à cette hideuse idole païenne qui ne voulait boire le nectar que dans le crâne de ses victimes. »

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