La Seyne sur Mer

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De l’exercice solitaire du pouvoir

samedi 3 avril 2021, par René Merle

L’exercice solitaire du pouvoir correspond sans doute à la personnalité de notre Président qui, il y a peu, depuis Bruxelles, informait les procureurs que nous sommes censés être, que ce qui avait été fait avait été bien fait, et que ce qui sera fait sera bien fait.
Bouffée d’autosatisfaction assez hallucinante qui n’a pas manqué de faire sourire.
http://www.regards.fr/politique/article/macron-moque-en-chuck-norris-vous-en-reviez-twitter-l-a-fait

Le ton a quelque peu changé lors de l’allocution solennelle et quelque peu soporifique du 31 mars, car derrière l’autosatisfaction perçait un vrai sentiment de piétinement et d’inquiétude.
https://www.lefigaro.fr/vox/politique/intervention-de-macron-au-20h-le-remake-d-un-long-remake-20210331

Quoi qu’il en soit, le problème n’est pas de réclamer du Président une autocritique qui ne serait pas suivie d’effets en nombre de lits, en réforme de l’hôpital et en campagne de vaccination.
Mais le problème est bien dans notre constitution qui, crise sanitaire aidant, nous remet dans les mains d’un homme seul, désormais proclamé capitaine du Titanic…
De quoi être inquiet, malgré bien sûr l’âge du capitaine.

1 Message

  • De l’exercice solitaire du pouvoir Le 3 avril à 05:47, par PIERRE ASSANTE

    Comme le faisait remarquer Marx dans "La guerre civile en France", pour la bourgeoisie, et disons plus clairement, pour le pourvoir politique du capital ici et dans le monde, le bonapartisme est le recours aux périodes de crises (politiques, économiques, culturelles). Celle de la réaction thermidorienne entre autre et les difficultés de la bourgeoisie à "s’installer". "Installation" réussie, cette tendance se renouvelle sans cesse. Une des manifestations de cette tendance est le coup d’état du 13 mai 1958 et ses suites actuelles. En même temps, ce renouvellement contient à la fois la tragédie ancienne et une comédie nouvelle, ce qui n’en est est pas moins ni nocif ni moins dangereux. Surtout quand cela s’étend à la mondialisation capitaliste. Aux avancées révolutionnaires et démocratiques (celle de la Libération et de ses réformes sociales par exemple) répond le pouvoir personnel, même si les délais peuvent être plus ou moins long et les lieux plus ou moins généraux et étendus...
    Une alternative, en ce bout de tragédie, est de reposer la question posée par La Commune de Paris en 1871. Avec la question de l’analyse et des solutions dites scientifiques à la crise déjà soulignées dans la "critique du programme de Gotha", crise aujourd’hui mondialement systémique. Sans quoi, comme disait Ingrao, un des rares opposants internes à la dissolution du PCI et à la formation de ce qu’il a appelé "La cosa" : "indignarsi non basta".
    Amitiés à René. Et bonne santé.
    Pierrot

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