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Commune de Paris, Van Gogh et le facteur Roulin...

jeudi 13 mai 2021, par René Merle

En ce mois anniversaire des derniers jours de la Commune de Paris, je pense à ces auteurs qui, (au contraire de leurs pairs plus que confirmés applaudissant au massacre des insurgés), se retrouvèrent dans l’espérance des Communeux, de jeunes poètes comme Verlaine [1], comme Rimbaud [2].
Je pense aussi à ce qu’écrivit Pierre Michon [3] :
« Van Gogh fut pour moi, comme pour tout le monde, un amour de jeunesse. Comme Rimbaud en poésie. Van Gogh est l’incarnation d’un art et d’une théorie des arts à un moment donné, à ce moment où les arts deviennent fous et solitaires, où ils s’engouffrent dans le solipsisme dont on n’est pas sorti. Ce solipsisme, ce goût de la rupture, j’ai voulu les aborder à travers Roulin [4], ce facteur révolutionnaire communard, habité d’un rêve de communauté mondiale : sa visée rencontrait celle de Vincent tout en étant radicalement autre. À travers leur rencontre, c’est comme un face-à-face de deux grands et beaux mythes du XIX° : celui de l’Art et celui de la Révolution, lequel s’est malheureusement effondré il y a peu ».

Notes

[1Cf. : Verlaine.

[2Cf. : Rimbaud.

[3Pierre Michon, Le roi vient de loin, propos sur la littérature, Livre de poche

[4Joseph Roulin était ce préposé des Postes que Van Goh fréquenta et peignit lors de son séjour arlésien. Pierre Michon. Vie de Joseph Roulin. Collection jaune., Verdier, 1988

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