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Appel des généraux. Le silence (provisoire ?) du Président et le bavardage des éditorialistes

mercredi 28 avril 2021, par René Merle

Cf. : L’Appel des généraux

Appel des généraux, quid de notre Président Saint Jean bouche d’or ? Si prompt à dégainer et à se mêler de tout, il est resté totalement silencieux après l’Appel des généraux. Nous prépare-t-il une réponse solennelle, ou se contentera-t-il des déclarations tardives de deux de ses ministres (dois-je écrire « ministresses » quand l’écriture inclusive si mode nous fait défaut). Essaiera-t-il de se servir de l’épisode pour mieux peaufiner son face à face présidentiel de l’an prochain ?
Mais le mal court.
Je voyais et j’entendais hier un éditorialiste de LCI vitupérant son partenaire dénonciateur de putsch, et proclamer que ces militaires ont bien raison de s’exprimer quand tout fout le camp, et si des demoiselles ministres ont cru bon de les condamner, il faut leur rappeler que les soldats risquent leur peau pour nous. Donc…
Autre remarque, c’était avant hier sur la même chaine : à un éditorialiste évoquant le coup d’État du 13 mai 1958 une éditorialiste, soi-disant spécialiste de politique étrangère, répondait que, euh, le treize mai, c’était quoi déjà, ah oui, mais vous êtes sûrs que c’était un coup d’État ?
Bref, on peut dire que nos militaires ne prêchent pas dans le vide, puisqu’une partie de la classe médiatique et politique dit : « ce n’est rien, un petit épiphénomène sans importance, et une autre partie dit : « Ils ont raison ».
Affirmation qui, au-delà des forces armées, ne peut qu’avoir des échos inquiétants dans une partie de l’opinion populaire dont les nerfs sont à bout dans le climat sanitaire actuel pollué par le terrorisme, la délinquance des « djeunes » et l’impunité supposée [1].
L’histoire ne ses répète pas deux fois, mais il n’est quand même pas inutile de rappeler, ou d’apprendre, aux jeunes d’aujourd’hui, quelle est la tradition putchiste de la France. D’autant qu’on nous fait célébrer aujourd’hui un général qui fit tomber la Première République, et dont le neveu fit tomber la Seconde.

Notes

[1« Au-delà de leur logorrhée, dont l’inspiration ne fait aucun doute, il serait trop simple de renvoyer d’un bloc les généraux signataires d’une tribune dans "Valeurs actuelles" dans les bras du RN, en balayant d’un coup de menton les questions qu’ils posent », écrit l’éditorialiste lucide de Marianne, Jack Dion.

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