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La Commune et "l’Internationale" d’Eugène Pottier

vendredi 7 mai 2021, par René Merle

Le 28 mai 1871, les dernières barricades sont tombées et pendant des jours Paris retentira des fusillades en masse des insurgés prisonniers. Le dessinateur sur étoffe, chansonnier et militant de l’Association Internationale des Travailleurs (AIT [1]) Eugène Pottier [2], après avoir combattu sur une des ultimes barricades a pu échapper à ce ratissage sanglant, il est caché chez des amis avant de pouvoir clandestinement gagner l’Angleterre. Il écrit alors ce poème que le militant guesdiste belge Pierre Degeyter mettra en musique à Lille en 1888.
On n’entend plus beaucoup aujourd’hui, sinon pas du tout, cette Internationale qui fut si souvent et si puissamment le chant des luttes sociales. Les temps ont changé, et les dernières décennies, en signant le triomphe de l’anticommunisme, ont voulu en quelque sorte renvoyer le communisme et ce chant aux oubliettes de l’histoire.
Mais si nous voulons écouter ce texte dans sa jeune fraîcheur, dans sa lucidité et sa détermination au lendemain d’une épouvantable défaite, si nous voulons bien nous reporter à 1871 et peser ce que ces paroles signifiaient, à l’évidence elles ne nous apparaîtront pas grandiloquentes et démodées.
Et il n’est pas interdit d’y puiser aujourd’hui… Certaines sont même d’une fulgurante actualité.

Notes

[2Sur Pottier et l’Internationale, cf. le mot clé Pottier et en particulier l’article Quelques éléments biographiques sur Eugène Pottier, auteur de « l’Internationale ».

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