La Seyne sur Mer

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Immigration. Paradoxe du RN ?

lundi 24 mai 2021, par René Merle

Dans la région où je suis né et où je réside, l’immigration italienne a été si massive depuis la seconde moitié du XIXe siècle qu’il n’est pas étonnant de retrouver, depuis longtemps et encore aujourd’hui, des noms d’origine italienne sur toutes les listes électorales, y compris sur celles qui s’affirment clairement anti-immigration.
Ainsi le candidat RN aux prochaines régionales, dont il est le possible vainqueur, est le fils d’une ouvrière et d’un maçon italien devenu entrepreneur en maçonnerie. Exemple d’intégration réussie, déclare-t-il souvent avec fierté.
De fait, malgré la xénophobie ambiante dont témoignent les sanglantes chasses aux Italiens de la fin du XIXe siècle (« Vêpres marseillaise » de 1881, tuerie d’Aigues-Mortes en 1893 [1]), l’intégration fut réussie. Je peux en témoigner par l’exemple de ma grand-mère d’origine toscane à qui je dois de parler... provençal. Il n’existe pas de communautarisme italien et une pierre de touche de cette intégration fut l’attitude de la population d’origine italienne lors de l’entrée des troupes italiennes dans notre région lors de la seconde guerre mondiale.
Osmose facile dans la proximité de langue, de religion, de conception de la vie, nous dit-on, ce qui n’est pas le cas des immigrations ultérieures, et particulièrement de l’immigration maghrébine et subsaharienne.
Bref, comme souvent, le dernier arrivé ferme la porte.
Je ne verrai pas cela, mais je serai curieux de voir, d’ici disons une cinquantaine d’années, l’attitude des enfants des immigrations actuelles, bien intégrés (ou intégrateurs disent d’aucuns), devant d’autres flux migratoires...

Notes

[1Cf. : [2099].

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