La Seyne sur Mer

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Vive le sport, vive la Patrie !

mercredi 16 juin 2021, par René Merle

pris de ma page Facebook ce matin :

Si notre Président représente la Patrie, alors la Patrie a été acclamée le soir de la finale à Roland Garros, quand les 5000 « happy few » très sélectionnés, apprenant que le couvre feu était prolongé afin de voir la fin du match (international), ont scandé : « Vive Macron ! »
En voilà au moins chez qui le sentiment de classe se manifeste à travers la référence au Patron (et donc à la Patrie ?)

France-Allemagne maintenant. Ce matin, images de liesse, drapeaux tricolores et exultation de supporters des deux sexes et de toutes couleurs sautant sur place. Vive le foot, vive la France, vive la Patrie !

Belle illustration de patriotisme pour un pays qui a délégué à des soldats de métier le droit d’aller se faire tuer (le plus loin possible) sous ce drapeau.

3 Messages

  • Vive le sport, vive la Patrie ! Le 19 juin à 09:06, par luc nemeth

    on regrettera que Gustave Hervé ait basculé comme on sait, et que son antipatriotisme se soit doublé d’un socialisme-insurrectionnel de type blanquiste (qui était clairement une impasse). Car cela a contribué à faire oublier cet antipatriotisme constitué en tant que courant, auquel Tolstoï lui-même apporta sa contribution et qui lui, était basé de manière avouée sur un sentiment de classe. Si tant est que pour la bourgeoisie d’époque, effrayée de la montée en puissance du prolétariat, la cause était entendue : une bonne guerre leur fera du bien.
    Mais vu que dans le cas de la France de la Troisième République on ne pouvait plus les envoyer à l’abattoir au nom du roi, ou au nom d’une Morale que la bourgeoisie prêchait à ses ouvriers mais dont Balzac déjà avait noté qu’elle n’y croyait plus, dès lors il ne restait plus qu’à sortir le mot magique : "la Patrie" !

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      • Vive le sport, vive la Patrie ! Le 22 juin à 08:54, par l.n.

        un jugement féroce mais non dépourvu de pertinence a été porté sur les socialiste italiens par Salvemini (qui fut partisan de l’intervention et ne s’en cachait pas) contre les notables du parti, qui de fait avaient en mai 1915 donné le feu vert au roi et aux deux ministres concernés, Salandra et Sonnino, avec l’hypocrite slogan, ni adhérer ni saboter : "ils attendaient la fin de la guerre pour se vanter de s’y être opposés"...
        Mais le procédé fonctionne aussi assez largement en France où beaucoup prennent le parti socialiste pour ayant été contre la guerre, sic. Et un comble aura été atteint à l’approche d’une présidentielle lorsque l’austère-qui-se-marre Lionel Jospin eut un mot doux pour les mutins fusillés de 1917, et allez donc. Hélas : il ne fait pas bon, être mutin, lorsque des socialistes-à-la-française sont au pouvoir

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