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Droite extrême - Extrême droite - Péril en la demeure ?

mercredi 23 mars 2022, par René Merle

La France haineuse de 1934, qui triomphera avec Pétain, et qui retrouve ses adeptes aujourd’hui, si tant est qu’elle les ait jamais perdus...
Cf. : Ligues factieuses
Cf. : Droite et extrême droite

Comme disent les manuels (et comme le reprend wikipedia), « Un liquide saturé de chaleur contient autant d’énergie thermique qu’il peut sans se mettre à bouillir (ou inversement, une vapeur saturée contient aussi peu d’énergie thermique qu’elle peut, sans devoir se condenser). Au-delà, un apport d’énergie supplémentaire entraînera une transition de phase : le liquide passe d’une phase liquide à une phase vapeur. Cette transition dépend de la pression imposée au système liquide-vapeur ».
Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l’énergie d’extrême droite et de droite extrême que notre société contenait depuis fort longtemps, dans une stabilité voilée aux yeux des naïfs [1], a reçu l’onction médiatique organisée (et quelle onction !), qui lui a permis de se mettre à bouillir.
D’où la question, qui se posa aussi dans notre pays en 1934 : comment faire face à une coalition extrême droite-droite extrême qui ne se contente plus de vitupérer, mais qui a clairement l’ambition d’arriver au pouvoir, et qui s’en donne les moyens ?
En 1934, c’est le sursaut unitaire des deux frères ennemis, communistes et socialistes, qui, entraînant sans enthousiasme le pays profond radical, fit front à l’assaut des ligues et suscita la victoire fragile du Front populaire, dans un pays coupé en deux [2].
Pour nos éditorialistes, à voir l’état actuel des formations qui, de diverses façons, se réclament de la Gauche, il est clair que, sauf miracle, dans le barrage à l’offensive elles ne pourront apporter leur pierre (leurs pierres ?) qu’en se rangeant derrière le Sauveur qui a déjà en 2017 vaincu facilement le dragon Le Pen.
Mais nous sommes là dans la seule visée politicienne de l’élection présidentielle, dont j’ai dit plusieurs fois qu’elle n’était pas ma préoccupation majeure.
Les stabilités ou les pulsions soudaines d’une société ne peuvent se réduire à l’alignement quotidien des sondages, et à la logorrhée des éditorialistes.


[1J’en ai si souvent parlé que je n’y reviens pas

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