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Arts d’Afrique subsaharienne
mercredi 21 octobre 2020, par
J’avais eu la chance en 2001 de visiter l’exposition marquant la réouverture du musée Dapper, à Paris [1], et j’avais acheté ce bel ouvrage dans lequel je me plonge souvent, tant il donne des clés historiques et culturelles à des œuvres que, a priori, nous recevons seulement esthétiquement dans leur altérité, alors qu’elles ont eu et peuvent avoir encore une autre profonde signification pour ceux qui les ont conçues et pour leurs descendants.
Arts d’Afrique, Gallimard, 2000.
Présentation de l’Éditeur :
" Objets cultuels ou attributs des personnes auxquelles elles étaient destinées durant leur vie ou après leur mort, les sculptures de l’Afrique subsaharienne constituent des témoins irremplaçables de grandes civilisations, dont certaines conservent encore leur mystère. Les traditions plastiques du continent noir sont riches d’enseignement. C’est ce que nous apprennent les textes des onze auteurs de cet ouvrage, historiens, historiens de l’art et anthropologues, dont les approches et les regards se sont croisés. Dans la première partie, ils se sont attachés à interroger le passé à travers les pièces archéologiques dont les plus anciennes connues datent du premier millénaire avant J.-C., puis à évoquer les arts de cour de royaumes dont l’histoire a perpétué le souvenir, ou dont, au contraire, la mémoire a été presque entièrement perdue. Dans la seconde partie, fondée sur de grands regroupements géographiques et culturels, ce sont les voies d’accès à la connaissance qui sont dévoilées. Selon des conceptions et des modalités qui leur sont propres, les sociétés de l’Afrique subsaharienne se sont transmis et ont fait évoluer au gré de contacts divers des systèmes de pensée, des philosophies et des visions du monde qui ont marqué les grandes pratiques artistiques. Cet ouvrage, dont l’iconographie s’appuie sur des œuvres d’une qualité plastique exceptionnelle, offre une véritable initiation aux arts africains, où le langage des masques et des statues naturalistes ou fortement stylisés se révèle universel pour parler de la place de l’homme dans le monde. Ce livre est publié à l’occasion de la réouverture du musée Dapper et de son exposition inaugurale (30 novembre 2000 30 juin 2001)."
[1] Il est aujourd’hui définitivement fermé.