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Le petit bal perdu...
dimanche 25 octobre 2020, par
" Sur fond d’accordéon de guinguette mélancolique, cette valse est l’un des classiques de la chanson française, écrit et composé en 1961 respectivement par Robert Nyel et Gaby Verlor (duo à qui l’on doit également le célèbre Déshabillez-moi interprété par Juliette Gréco), et dont la version la plus connue est celle de Bourvil. Mais Le petit bal perdu ne s’appelle pas comme ça : son titre originel C’était bien a fini par ne plus figurer qu’entre parenthèses dans les multiples versions de la chanson, dont le premier enregistrement fut celui de Juliette Gréco, quelques mois avant Bourvil [1]."
Le parolier, Robert Nyel (1930) était comme moi de la génération qui a vu ce qu’étaient les ruines de la guerre. Ce discret, mais combien émouvant hymne à la vie, n’en pas d’autant plus de force. On peut aujourd’hui trouver ça ringard, mais ça me touche.
Messages
1. Le petit bal perdu..., 1er février 2023, 08:09, par MP
Non, ce n’est pas ringard du tout. C’est une très belle chanson. Elle fait penser aussi à la chanson de Mouloudji, Un jour tu verras :
Il y aura un bal
Très pauvre et très banal
Sous un ciel plein de brume
Et de mélancolie
ou aux Enfants qui s’aiment de Prévert :
Les enfants qui s’aiment s’embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Dans toutes ces chansons, on sent sourdre les thèmes de la désolation et de la solitude, mais aussi une transfiguration par la grâce de l’amour. Il restait des choses simples, et partagées : le bal, l’accordéon, les rencontres possibles, un avenir à construire. Aujourd’hui nous avons les smartphones, la pornographie industrielle, les problématiques de "genre", et l’avenir de la "planète" qui nous angoisse. Et puis surtout nous avons perdu la poésie. Il n’y a pas de poésie possible dans ce monde-là.