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Du capitalisme et du nationalisme en osmose

lundi 27 juillet 2020, par René Merle

Du capitalisme et du nationalisme en osmose : un présent plus qu’inquiétant et des lendemains qui ne chantent pas.
Le capital financier qui gère, si l’on peut dire, la crise économique argentine [1], a poussé une population exaspérée par l’inflation, et humiliée dans sa fierté nationale, à élire le plus démocratiquement du monde un fou dangereux, auprès duquel Trump et Meloni, qui l’ont immédiatement congratulé, sont de doux agneaux.
On ne s’étonnera pas que ces deux leaders du monde dit libre l’aient aussitôt félicité, car l’une comme l’autre, sous la houlette du capitalisme financier le plus cynique, tiennent ou ont tenu (ou vont tenir) leur légitimité électorale, empreinte de revanche nationaliste, d’une immense frustration des couches populaires victimes de la crise suscitée par le système néo capitaliste de production et d’échange.
Disciple du très alcoolisé Eltsine, qui assuma la fin d’une URSS non capitaliste, le très démocrate Poutine veut donner vigueur au néo et très sauvage capitalisme russe en le baignant d’un nationalisme hanté par l’encerclement de l’OTAN.
Et le néo-capitalisme ukrainien, tout aussi sauvage et encore plus corrompu, se pare du nationalisme agressé pour trouver son salut dans l’adhésion pleine et entière au « Monde libre ».
Ainsi l’Ukraine rejoindra tôt ou tard (Mme Van Der Linden souhaite que ce soit le plus tôt possible) l’Union européenne. Une union déjà grossie, et bientôt encore grossie, par la totalité des états de l’ex bloc soviétique, qui, dans un nationalisme exacerbé par l’histoire, en déplaceront le centre de gravité vers le néo capitalisme à la sauce étatsunienne, aux grand dam de nos acquis sociaux.
Sans parler de ces ex républiques soviétiques, que le revival religieux et nationaliste amène à s’affronter : Azerbaïdjan musulman (avec l’ombre de la Turquie derrière) vs l’Arménie chrétienne…. Vous imaginez la suite…
Et pendant ce temps nos amis algériens, marocains, voire tunisiens sont prêts à s’affronter, voire s’entretuer, pour des raisons territoriales et religieuses…
N’en jetons plus. Pour le moment, fort heureusement, le problème linguistique France-Suisse et France-Belgique n’a pas encore atteint son point de maturité. Mais ne désespérons pas, la connerie humaine est telle que tout est possible, l’avenir est ouvert.

Je parlerai peut-être ultérieurement du conflit de Gaza.

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