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Démocratie. De la conquête du suffrage universel
jeudi 31 octobre 2024, par
Suite de Démocratie. Quand la majorité électorale peut errer...
Je reviens sur ma récente réflexion à propos du suffrage universel. Je ne voudrais pas que mon propos, présumé quelque peu désabusé, risque de porter atteinte à cette conquête du suffrage universel qui, à travers bien des vicissitudes, n’en demeure pas moins une clé de la victoire des forces populaires. Les Afro-américains des États-Unis en ont su quelque chose.
Le suffrage a été le moyen essentiel d’accéder à la souveraineté politique.
Pour s’en tenir à notre pays, souvenons-nous que sous la monarchie constitutionnelle de 1789-1792, et, passé l’épisode montagnard de 1792-93, le suffrage était sélectif. Les femmes en étaient exclues, comme les gens de maison, mais aussi ceux qui ne payaient pas assez d’impôt, c’est-à-dire la grande masse des travailleurs et une bonne partie de la petite bourgeoisie.
Il faudra la révolution de 1848 pour qu’advienne le suffrage dit universel, mais dont les femmes étaient toujours exclues.
Et il faudra attendre le programme du Conseil National de la Résistance et la proche Libération, pour que le 21 avril 1944 le Général de Gaulle signe l’ordonnance : “Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions de l’homme”. Et le 29 avril 1945, les femmes votaient pour la première fois.
Mais en 1945, dans les départements français d’Algérie, si, dans des conditions très restrictives, le droit de vote était accordé à quelques « Français musulmans », il était toujours refusé aux femmes.
À suivre un jour peut-être, pour approfondir ces banalités.