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Macron devant la guerre
vendredi 7 mars 2025, par
Il est loin le temps où Emmanuel Macron invitait Poutine à Brégançon, et, après le déclenchement du conflit, ne voulait pas désespérer la Russie.
Le voilà qui désigne l’ennemi à affronter d’urgence, au point qu’à Moscou, en ressortant cette vieille photo du président, on lui rappelle ce qu’il advint de l’expédition de Napoléon.
La politique étrangère et le déclenchement du bouton atomique étant le fait du seul président, on ne peut que s’interroger sur la personnalité d’un homme jeune qui porte de telles responsabilités.
Je fais volontiers mienne l’interrogation de l’académicien Jean-Marie Rouart dans le Figaro de ce 6 mars :
« On parle beaucoup de la guerre en ce moment. Et si par hasard on l’ignorait, l’apparition martiale du président Macron à la télévision, plus churchillien que le spectre de Churchill lui-même, nous convaincrait que l’heure au plan militaire n’est pas grave, mais gravissime. Face à un Trump qui œuvre plutôt efficacement pour la paix, Emmanuel Macron a choisi non de tenter d’apaiser le climat international, non d’ouvrir des perspectives de paix, mais de dramatiser la situation à l’extrême. Moins soucieux de rassurer les Français que d’exacerber leurs peurs, leurs angoisses, leurs incertitudes. Ainsi espère-t-il sans doute se singulariser dans le rôle de l’homme providentiel seul capable de conjurer l’apocalypse. Certains mauvais esprits diront que c’était peut-être là le seul créneau qui lui restait après avoir brûlé tous ses vaisseaux. »
