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Trous de mémoire II. La période de l’État français
lundi 28 avril 2025, par
J’écrivais à la fin de l’article Nos deux mémoires :« Je reviendrai peut-être sur tout cela. » .
C’est chose faite avec ce billet, qui a pour but essentiel de vous inviter à vous plonger (ou replonger) dans l’important corpus historique, journalistique et biographique sur la période de l’État français.
Pour accompagner cet article, vous pouvez visiter sur ce site les rubriques :
Pétainisme
Antisémitisme
Résistance
Je me garderai ici de distribuer le blâme ou l’éloge. De quel droit sonderai-je l’intime des personnalités que je vais évoquer ? Et de quel droit le ferais-je, moi qui n’ai vécu cette période que de 4 à 8 ans, et n’a jamais été placé devant l’angoisse du « Que faire ? », comme l’a été mon père choisissant de s’engager dans le « Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France », (mouvement de la Résistance intérieure française créé par le Parti communiste français clandestin le 15 mai 1941), et comme l’ont été les parents de mon épouse, eux aussi engagés dans le Front national puis dans l’action des FTPF. Ce n’est que plus tard que j’ai pu mesurer à quelle répression nous avions échappé, dans ces quatre années où la police française traquait activement communistes et résistants. Mais naturellement, tout objectif que je souhaite être, en tant qu’enfant de ces gens-là, je ne peux qu’opposer le courage de ceux qui ont résisté à ceux qui, par opportunisme ou par conviction, ont cru devoir participer activement à l’entreprise pétainiste. Je ne parle pas ici, bien sûr, de la masse des Français sur qui tomba la défaite et la collaboration, et qui les subirent d’abord passivement, parce qu’il fallait bien que la vie continue. Fonctionnaires, policiers et gendarmes, magistrats, furent mis d’office au service de l’Ordre nouveau... Et c’est sans doute une des principales raisons d’une certaine amnésie collective après 1945. L’agent de police raflant les Juifs le jour du Vel d’hiv, le gendarme mobile gardant le camp de Drancy, antichambre de la déportation, la jeune femme sans ressources acceptant le travail volontaire en Allemagne, le maire obligé de surveiller sa commune, ont sans doute voulu oublier...
Rafle du Vel d’hiv, 16-17 juillet 1942
Mais ce retour sur la période pétainiste m’interroge surtout sur le rôle que les soutiens administratifs, journalistiques et idéologiques du régime pétainiste ont pu jouer dans l’épais silence sous lequel fut enseveli l’État français après la Libération, comme une brève parenthèse à jamais close par le mythe bien commode d’une France unie dans la Résistance. Un de ces « Trous de mémoire » que j’évoquais le 28 février dans l’article Trous de mémoires. I.
Comme dans le film de Pagnol, La Fille du puisatier, tourné à parti d’août 1940, dans lequel le discours radiophonique final de Pétain, annonçant l’Ordre nouveau, est remplacé à la Libération par l’appel à la Résistance du général de Gaulle.
À examiner qui nous rencontrons dans l’administration et dans l’engagement pétainiste, la réponse semble presque évidente, tant on retrouve souvent les mêmes noms sur le long terme des deux Républiques qui suivirent.
L’État français avait besoin de fonctionnaires et de soutiens, et il les trouva sans difficultés.
L’ensemble de l’appareil d’État demeura, « épuré » des suspects de républicanisme actif et des citoyens juifs honteusement fichés dès l’avènement de Pétain.
Mais, outre la masse revancharde des hommes d’extrême-droite qui se réjouissaient de l’étranglement de la « Gueuse », on y rencontre pléthore d’opportunistes à même de remplir des fonctions administratrices.
Cependant Pétain avait aussi besoin d’une légitimité morale. Il avait certes été adoubé par le vote de l’Assemblée nationale, mais il avait aussitôt supprimé toute forme de vie démocratique. C’est avec l’alibi d’un Conseil national consultatif qu’à partir de janvier 1941 il tenta, de combler ce trou.
Les « élites » politiques, religieuses, culturelles, économiques, patronales, voire syndicales, fournirent l’essentiel de ses membres.
Consultez donc cette liste, que vous trouverez en ANNEXES, où vous rencontrerez tant de noms connus par la suite :
(Lors de la campagne électorale présidentielle de 1974, Giscard d’Estaing n’utilisa pas la photo Mitterrand Pétain, que de bonnes âmes lui avaient fait parvenir ; on comprendra pourquoi en regardant la liste du Conseil national où figurait son grand papa, alors que son papa était décoré de l’ordre de la Francisque.)
Puis en mai 1941 fut créé l’ordre de la Francisque, qui se voulait « le symbole du sacrifice et du courage » d’une « France malheureuse renaissant de ses cendres ».
Voyez donc la liste de ses membres, où vous retrouverez aussi de nombreux noms bien connus après la Libération :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_la_Francisque
C’est ainsi que, jusqu’à l’occupation par les Allemands de la zone dite « libre » en novembre 1942, le régime pétainiste se justifia de l’adhésion consciente des « élites » de la Nation, à défaut de l’enthousiasme vite retombé d’un peuple trompé, abattu, et d’abord domestiqué avant de relever la tête.
Cette occupation allemande de la zone « libre » accompagnait le basculement décisif de la guerre. Jusque-là, la victoire des Nazis apparaissait à jamais acquise, et, partant, l’État français pouvait être ressenti comme un moindre mal. Mais avec le débarquement allié en Afrique du Nord en novembre, et la terrible défaite infligée par l’Armée Rouge à la Wehrmacht à Stalingrad début 1943, l’espérance changea de camp.
Et une partie de la mouvance pétainiste se replia dans un prudent attentisme.
Un exemple entre cent, l’industriel Antoine Pinay, notable de droite (radical indépendant) dans son département de la Loire, député maire de Saint-Chamond, vota les pleins pouvoirs à Pétain, fut membre du Conseil national et décoré de l’ordre de la Francisque. En 1942, il démissionna du Conseil national, refusa des postes préfectoraux et préféra se faire un peu oublier. On le retrouvera en personnage majeur de la vie politique de la Quatrième République. Ministre de nombreux gouvernements, à partir de 1948, il devient président du Conseil du 6 mars au 23 décembre 1952, et ministre de de Gaulle après 1958.
Quelques-uns même abandonneront carrément le navire, comme l’inspecteur des finances Maurice Couve de Murville, chargé au ministère pétainiste des finances de réduire l’influence juive dans l’économie française. Il passera à Alger après le débarquement allié, et se mettra au service de De Gaulle, qui le lui rendit bien, en faisant de lui après 1958 le chef de sa diplomatie.
Mais si dans l’ensemble, beaucoup demeurèrent fidèles à Vichy jusqu’à la Libération, certains d’entre eux commencèrent à s’engager opportunément dans le double jeu. Ainsi Antoine Pinay fournit de faux papiers à la résistante de la première heure Geneviève de Gaulle, nièce du général [1]. Ce qui permit à Pinay d’être relevé de son inégibilité en 1945 et de poursuivre l’importante carrière politique évoquée ci-dessus.
D’autres donnèrent de vrais gages à la Résistance, voire, pour quelques-uns, y participèrent vraiment à leur façon, comme Mitterrand (voir l’article précédent où j’évoquais aussi la figure de son compagnon de lutte Barrois qui mourut en déportation en 1944).
Cette activité de ceux que l’on a désigné d’une façon rapide comme vichysto-résistants [2] leur permettra à la Libération de ressortir à peine égratignés, ou d’être immédiatement blanchis.
On se doute que par la suite ils préfèreront faire oublier leur engagement pétainiste initial.
Le général de Gaulle voulait une continuité de l’administration et tenait à éviter toute infiltration communiste. Il ne fut donc pas très regardant dans ses choix de 1944-1945.
Voir par exemple dans l’article précédent le cas du secrétaire général de la préfecture de la Gironde, Maurice Papon, responsable de l’arrestation et la déportation des juifs bordelais, qui est rapidement après la Libération intégré aux services centraux du ministère de l’Intérieur, et qui fera ensuite une brillante carrière de préfet à poigne et de ministre (voir l’article précédent).
« L’épuration » qui suivit immédiatement la Libération frappa essentiellement ceux dont l’engagement pétainiste s’était poursuivi activement dans la véritable guerre civile que connut la France fin 1943 – début 1944.
Cette « épuration », que beaucoup, à droite, ont cru bon plus tard de présenter comme une vengeance sanglante et injustifiée, a en fait été relativement modérée. Très tôt les amnisties, et en particulier celle de janvier 1951, libérèrent des milliers d’emprisonnés, vinrent renvoyer encore plus au silence de l’oubli les actes que la justice avait condamnés.
Certes, des ex-condamnés ont sans vergogne alors fait leur réapparition et repris une activité politique haineuse dans la justification de leurs actes.
Ainsi Xavier Vallat, député antisémite proclamé avant la guerre, fut de mars 1941 à mai 1942 à la tête du Commissariat général aux questions juives, qui s’occupa du second recensement des Juifs et de la liquidation des biens juifs. Il est ensuite vice-président de la Légion française des Combattants, et officie à la très collaboratrice Radio-Paris. Arrêté dès aout 1944, puis condamné à dix ans d’emprisonnement et à l’indignité nationale, il est rapidement mis en liberté conditionnelle, puis en liberté totale de mouvement en 1951 grâce à Antoine Pinay, et enfin amnistié en 1954. Il s’engagera aussitôt dans une activité journalistique royaliste et violemment anticommuniste, sans rien renier de son passé.
Mais ce type de positionnement politique rappelait par trop crûment l’épisode pétainiste, et son influence sur l’opinion ne dépassa pas quelques cercles nostalgiques.
Beaucoup plus significative, est la présence importante dans le personnel politique de la Quatrième République, de ceux qui, venus de divers horizons, et pas seulement de la vieille droite revancharde et de l’extrême droite si active dans l’entre-deux guerres, s’étaient massivement mis initialement au service du pétainisme.
Qu’ils aient seulement participé à la première période vichyssoise, ou qu’ils y aient participé jusqu’au bout, un grand nombre de notables pétainistes se recasèrent tranquillement après la Libération dans l’appareil d’État et dans le personnel politique de la Quatrième République, puis dans celui de la Cinquième.
Le rôle des vichysto-résistants fut alors fort important.
Cent exemples pourraient illustrer ce fait. J’ai déjà évoqué le cas Pinay. On peut penser aussi à celui de Raymond Marcellin, figure éminente de l’Institut d’études corporatives et sociales pétainiste, chargé de "diffuser les idées sociales" du nouveau régime et à ce titre décoré de la Francisque, tout en s’engageant ensuite, comme beaucoup de « vichystos-résistants », dans le réseau résistant de Mme Fourcade. En tant que dirigeant du mouvement de droite des Indépendants, il fut membre de seize gouvernements entre 1948 et 1974, et notamment rude ministre de l’Intérieur aux lendemains de 1968.
Et l’on connaît évidemment la carrière de François Mitterrand, membre du gouvernement dès le lendemain de la Libération.
Mais on comprendra que ce personnel politique pétainiste « recyclé » fit tout pour que l’amnésie s’installe sur le fâcheux épisode précédent.
L’actualité le leur permit.
Dès 1945, avec le début des guerres coloniales (Sétif, Madagascar, Indochine), et dès 1947 avec les débuts de la Guerre froide, où la France se rangea résolument dans le camp atlantique, l’ennemi essentiel de la bien-pensance fut dorénavant le Parti communiste accusé d’être l’agent de Moscou, de refuser l’Atlantisme et la guerre d’Indochine, un parti dont il était bon d’oublier le rôle qu’il avait joué dans la Résistance. On vit même des gens qui s’étaient dès juin 1940 rangés dans l’obéissance absolue à Pétain et à l’occupant reprocher aux communistes de n’être entrés en Résistance qu’après l’agression nazie contre l’URSS.
D’autant qu’au sein de la police et de la justice, nombre d’acteurs de la lutte pétainiste anticommuniste étaient toujours en place, et que la situation actuelle les dédouanait de leur passé. « Vous voyez, ces cocos, on vous l’avait bien dit ».
Il s’agissait alors de suturer les divisions de la guerre, d’oublier Pétain, et de créer une Union nationale contre le communisme.
D’où l’amnistie de 1951.
Dans le même temps, des liens noués sous l’État français entre d’un côté pétainistes modérés ou vichysto-résistants, et de l’autre côté collaborateurs jusqu’au-boutistes, permirent encore plus à ces derniers de jouer un rôle politique ou culturel important dans ce climat anticommuniste. Ils n’avaient pas besoin d’un brevet d’anticommisme que leur vichyste leur avait déjà acquis.Les liens personnels noués dans cette période trouble vont donc perdurer sous la Quatrième et la Cinquième République.
On comprend là encore l’intérêt du coup d’éponge.
François Mitterrand, devenu au lendemain de la Libération secrétaire général des Prisonniers et des Victimes de guerre, intervient au profit de l’écrivain journaliste collaborationniste Robert Gaillard avec qui il s’était lié en captivité, et le fait échapper à l’épuration. Gaillard deviendra par la suite romancier à succès.
René Bousquet, directeur général de la police nationale, en compagnie du général SS Carl Oberg, chef supérieur de la police en zone occupée, et de ses adjoints.
Mitterrand conservera jusqu’au bout les liens amicaux noués avec René Bousquet, haut fonctionnaire radical avant-guerre, devenu secrétaire général de la police, et avec Jean-Paul Martin, directeur de cabinet du directeur de la Police nationale et collaborateur de Bousquet, tous deux lourdement coupables de la chasse aux juifs (drame du Vel’d’hiv), de la traque des résistants et des réfractaires, et de la « purification », (Bousquet dirige la rafle du Vieux Marseille, l’arrestation de nombre de ses habitants avant la destruction finale).
Or Bousquet, par Martin interposé, avait signalé à Mitterrand l’imminence de son arrestation par la gestapo en 1943, ce qui permit à Mitterrand de passer sains et sauf à la clandestinité.
Radié de la fonction publique à en 1947, Martin évite l’incarcération par une fuite en Suède. Amnistié en 1947, il deviendra directeur adjoint du cabinet de François Mitterrand ministre de l’intérieur puis garde des sceaux. Il mènera ensuite une longue carrière préfectorale.
Arguant de quelques services rendus à des résistants, Bousquet échappe à l’épuration lors de son procès devant la Haute Cour de justice en 1949 et poursuivra une carrière d’homme d’affaires (banque d’Indochine) et d’homme d’influence. Il mit ses ressources financières au service de la candidature de Mitterrand à l’élection présidentielle de 1965, et le soutint activement en tant qu’administrateur du grand journal antigaulliste du Sud-Ouest la Dépêche.
Autres liens salvateurs, ceux que va utiliser à la Libération Eugène Schueller, puissant dirigeant d’un faisceau de sociétés chimiques et notamment de produits cosmétiques (Dop, Monsavon, etc.), et avant-guerre membre actif de l’OSARN (Organisation Secrète d’Action Révolutionnaire), groupe clandestin d’extrême droite surnommé la Cagoule, où le jeune Mitterrand avait des amis. Il sera un collaborateur plus qu’actif. Mais il est défendu à la Libération par des résistants qu’il avait aidés, et n’est pas sanctionné.
Fin 1945, directeur du groupe l’Oréal (créé en 1939), il engage François Mitterrand comme président-directeur général des éditions du Rond-Point et du magazine promotionnel de l’Oréal Votre beauté. Il pousse Mitterrand à s’engager en politique et le soutient dans sa campagne de 1946 dans la Nièvre, à la tête d’une liste au programme anticommuniste.
Pendant l’occupation, Schueller avait confié à André Bettencourt la direction de sa revue collaborationniste la Terre française. Bettencourt, proclamé un peu vite Vichysso- résistant, passera donc aisément le cap de la Libération, fera carrière dans l’Oréal et la politique : plusieurs fois ministre sous la quatrième et la Cinquième politique, jusqu’à ce que en 1995 soit révélé son passé collaborationniste et antisémite.
Jean Jardin, qui fut chef de cabinet adjoint du ministre pétainiste des Finances, puis directeur du cabinet de Laval, aida des vichystes repentis à passer en Afrique du Nord, comme Couve de Murville, et aida des résistants. Ce qui lui valut l’échapper à l’épuration. Dans l’atmosphère anticommuniste d’après 1946, il deviendra durablement le consultant de l’ombre de bien des politiques et des hommes d’affaires et du Tout-Paris. Il sera en 1952 une des éminences grises du président du conseil Antoine Pinay
Autre important homme de l’ombre de l’après 1945, Jean Violet, étudiant en droit antisémite, et cagoulard avec Deloncle avant la guerre, activiste après 1940 du Mouvement social-révolutionnaire (MSR) fondé par Deloncle et Schueller, il participe à la création de la Légion des volontaires français contre le bolchévisme (LVF). Après la Libération, il échappe à l’épuration, devient un avocat d’affaires international bien en cours dans le Tout-Paris et les économistes néo-libéraux. Il rejoint dans les années 1970, sous la houlette de la CIA et d’Antoine Pinay un réseau atlantiste anticommuniste défenseur de l’Occident chrétien.
Je m’arrête là pour ne pas allonger un article qui dispose encore de bien de matière dans ce domaine.
Mais, me direz-vous, quel intérêt de remuer tout cela aujourd’hui ? L’État français est bien loin, il ne concerne pas plus notre personnel politique actuel qu’il ne concerne la masse de la population, qui n’a pas connu la Seconde Guerre mondiale. Ces quatre années apparaissent préhistoriques à notre jeunesse.
Les protagonistes ont pratiquement tous disparu, et notre logiciel politique actuel semble avoir peu de rapports avec cette période. Quand on pense que le si efficace chasseur de collabos et d’antisémites Serge Klarsfeld déclare publiquement préférer aujourd’hui voter pour un Rassemblement national ami d’Israël que pour la France insoumise stigmatisée d’antisémitisme !
Certes. Mais ce serait oublier le fait majeur, le ralliement quasi-total de l’appareil d’État à Pétain en 1940 [3], et la pérennité de cet appareil d’État après 1944.
La crainte, l’opportunisme, ou la servilité ont sans doute joué, mais cet appareil d’État portait en lui-même une inertie d’auto-survivance que le général de Gaulle sut parfaitement utiliser après la Libération. Cet appareil était en totale symbiose avec les grandes forces économiques et un grand patronat désireux de maintenir activités et profits. Et ainsi, de Pétain à la suite, la Nave va...
Remarquons d’ailleurs que la République renaissante, si novatrice à bien des égards, poursuivra aussi à sa façon des aspects de la politique législative de Vichy [4].
Je souhaiterais me tromper, mais je ne serais pas étonné qu’un même phénomène de ralliement massif de l’appareil étatique accompagnerait demain une victoire des ennemis traditionnels de la République, de plus en plus mués aujourd’hui de vilains loups noirs en très fréquentables blancs agneaux. l’Italie nous en donne l’exemple, avec l’arrivée au pouvoir d’une première ministre formée dans le vivier du néo-fascisme mussolinien, et appuyée par l’ensemble de la droite.
ANNEXES
Conseil National de l’État français :
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Conseil national au 11 novembre 1941
Gauche : 30 sièges
Centre gauche : 14 sièges
Syndicalistes CGT : 9 sièges
Divers syndicalistes : 13 sièges
Sans étiquette : 13 sièges
Représentants des musulmans d’Algérie : 4 sièges
Représentants civils sans étiquette : 65 sièges
Syndicalistes CFTC : 3 sièges
Syndicalistes UNSA : 5 sièges
Centre droit : 15 sièges
Droite : 27 sièges
XVIe législature de la IIIe République
Le Conseil national est une assemblée consultative créée le 22 janvier 1941[1] par le régime de Vichy, en France, à l’initiative de Pierre-Étienne Flandin. Il s’agit d’une « vaste cellule de réflexion du régime de Vichy destinée à rechercher les moyens d’améliorer la situation précaire dans laquelle se trouve le pays après la défaite »[2] de 1940.
Il disparaît fin novembre 1943 des comptes-rendus officiels.
C’est une assemblée mixte, où se côtoient des parlementaires et des conseillers socio-professionnels. Elle est composée de 213 conseillers : 77 parlementaires — 28 sénateurs et 49 députés — et 136 représentants des élites sociales, économiques et culturelles. Un peu plus de 10 % des parlementaires disponibles y siègent, mais ils représentent presque un tiers du conseil[6],[7].
Les membres sont choisis par le gouvernement, et l’on y trouve des personnalités, comme le pianiste Alfred Cortot, le physicien Louis de Broglie, Louis Lumière, le savant Georges Claude, également industriel, le diplomate André François-Poncet, les hommes de lettres Joseph de Pesquidoux et Abel Bonnard, membres de l’Académie française, des dignitaires de l’Église catholique. D’anciens ministres de la Troisième République : Georges Bonnet, Germain Martin, Émile Cassez, Lucien Lamoureux. Des sénateurs et députés. Ainsi que des représentants de la Légion française des combattants comme Joseph Darnand. Plusieurs présidents d’une chambre de commerce, tels Antoine Boude, (Marseille), Paul Charbin (Rhône), ou Pierre Thiriez (Nord), patron lillois du textile[8]. D’autres représentants du monde des affaires comme Gabriel Cognacq, directeur de La Samaritaine, l’armateur Jean Fraissinet, le métallurgiste Léon Daum, Henri Pavin de Lafarge (par ailleurs sénateur), Georges Laederich, président du syndicat cotonnier de l’Est, le cimentier Joseph Merceron-Vicat[9] ou encore l’industriel cotonnier Marcel Boussac, familier de Pierre-Étienne Flandin[4],[10]. Des représentants du monde agricole, tels Rémy Goussault ou le théoricien du corporatisme agrarien et chrétien Louis Salleron, de l’Union nationale des syndicats agricoles. Des syndicalistes CGT pacifistes et anticommunistes, proches du ministre René Belin, en sont aussi membres, tels Pierre Vigne, secrétaire général de la Fédération du sous-sol, Auguste Savoie, de la Fédération de l’alimentation, Claude Liochon, secrétaire général des travailleurs du livre, Marcel Roy, secrétaire de la Fédération des métaux et Georges Dumoulin, ancien socialiste. Plusieurs de ces syndicalistes sont proches voire membres du comité de direction de l’hebdomadaire L’Atelier : Marcel Bonnet, Dumoulin, Ehlers, Gaston Guiraud, Liochon, Masbatin, Roger Paul, Roy, Savoie et Vigne[11]. D’autres syndicalistes sont issus de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) ou de la Confédération des syndicats professionnels français, proches du PSF, tel le jeune Désiré Puel, benjamin du Conseil (il est né en 1912), militant ouvrier du Tarn, chargé de la liaison des SPF en zone libre en 1941, proche du PSF et du Petit Journal. Figurent encore au conseil des universitaires, des avocats, des médecins, tel le professeur Leriche, président de l’ordre, des artisans.
Parmi les personnalités politiques, il y a :
La mouvance fasciste ou proto-fasciste, représentée par certains de ses chefs de file, notamment Jacques Doriot (Seine), chef du Parti populaire français.
Quelques dirigeants de la mouvance agrarienne : Louis Guillon (Vosges), ancien député, fondateur du Parti républicain agraire et social, le député Pierre Mathé (Côte-d’Or), et Henri Dorgères, délégué à la propagande du Comité central d’action et de défense paysanne.
Le Parti social français, représenté, avec son chef le colonel François de La Rocque - qui en démissionne 6 mois plus tard - ou Stanislas Devaud, député de Constantine en Algérie.
La droite conservatrice, représentée par l’intermédiaire des députés Augustin Michel (Haute-Loire), Emmanuel Temple (Aveyron), Ernest de Framond de La Framondie (Lozère), Jean Crouan (Finistère), François Martin (Aveyron), membres de la Fédération républicaine, le sénateur Louis Linÿer (Loire-Inférieure), ainsi que des parlementaires conservateurs comme Léopold Robert dit Jean Yole (Vendée), les députés Robert Sérot (Moselle), et Émile Taudière (Deux-Sèvres), républicains indépendants et Jean Le Cour-Grandmaison (Loire-Inférieure), député, vice-président de la Fédération nationale catholique.
Le centre-droit, représenté par des députés Paul Bacquet (Pas-de-Calais), Léon Baréty (Alpes-Maritimes), Louis de Diesbach de Belleroche (Pas-de-Calais), Maurice Drouot (Haute-Saône), Joseph Féga, Pierre Dignac (Gironde), André Magnan (Loire), Aimé Tranchand (Vienne) et des sénateurs Jean Boivin-Champeaux (Calvados), Charles Bouissoud, Victor Constant (Seine), Charles-Henri Cournault (Meurthe-et-Moselle), Jean Fabry (Doubs), membres ou proches de l’Alliance démocratique.
Autre tendance également présente dans ce Conseil, la mouvance « radicale indépendante » : l’ancien député et ministre Louis Germain-Martin, les députés Albert Dubosc (Seine-Inférieure), Louis Buyat (Isère), Jean Montigny (Sarthe), Paul Saurin (Oran), Gratien Candace (Guadeloupe), ainsi que les sénateurs Jacques Bardoux (Puy-de-Dôme), Edmond Hannotin (Ardennes), Émile Mireaux (Hautes-Pyrénées), André Mallarmé (Alger), Édouard Roussel (Nord) y siègent.
Le centre-gauche est représenté par des radicaux-socialistes, de la mouvance pacifiste de l’avant-guerre : les députés Albert Chichery (Indre), Georges Bonnet, Lucien Lamoureux (Allier), Jean Mistler (Aude), et les sénateurs de la Gauche démocratique Pierre de Courtois (Basses-Alpes), Émile Cassez (Haute-Marne, ancien ministre), Paul Maulion (Morbihan). On trouve également quelques « socialistes indépendants » : les députés Édouard Barthe (Hérault) et Antoine Cayrel (Gironde), ainsi que le sénateur René Gounin (Charente). Enfin, Gaston Bergery (Seine-et-Oise), député du Parti frontiste, ancien radical-socialiste, fit également partie de ce Conseil.
Enfin, un quarteron de socialistes, également pacifistes, est également appelé à siéger à ce conseil : les députés René Brunet, Paul Faure (Saône-et-Loire), Isidore Thivrier (Allier), Louis L’Hévéder (Morbihan).
S’ajoutent quelques indépendants : les sénateurs non-inscrits Paul Brasseau (Seine-et-Oise), René Courtier (Seine-et-Oise), Jean Jacquy (Marne), Manuel Fourcade (Hautes-Pyrénées).
En mars 1941, quatre personnalités musulmanes de l’Algérie sont nommées au conseil[12].
En novembre, des prisonniers de guerre libérés sont nommés : Amiaud, professeur de droit à l’université de Paris, Gustave Bonvoisin, directeur général du comité central des allocations familiales et ancien vice-président du Comité France-Allemagne, Claude-Joseph Gignoux, Marcel Hovaere, industriel, Ferdinand Sarraz-Bournet, armateur. Les rejoignent Mgr Beaussart, des maires de communes de la région parisienne (Pierre Champion, de l’Institut, Fillon, Labeyrie), Lucien Lassalle, président de la chambre de commerce de Paris, Roger Grand, les députés Jean Crouan, Alfred Duault et Pierre Mathé, le sénateur Georges Pernot, les syndicalistes Roger Vitrac, Maurice Porreye et René Bard, les industriels Albert Dubosc et Robert Vandendriesche, filateur de coton à Saint-Quentin[13]. Ils remplacent 18 conseillers radiés le 2 novembre 1941[14] : André Siegfried, le cardinal Suhard, Eugène Frot, à leur demande, les parlementaires Georges Barthélémy, Ludovic-Oscar Frossard, Alphonse Gasnier-Duparc, maire de Saint-Malo, Gaston Beltrémieux, Pierre Béranger, Ferdinand Morin, maire de Tours, Alexandre Rauzy ainsi que Louis Férasson, ancien président de la Chambre de commerce de Paris (1936-1940), le général de La Laurencie, Marcel Boussac, Henri Ehlers, du syndicat des gens de mer, le docteur Jean Rougier, Émile Cresp, maire de Montrouge, le syndicaliste Georges Dumoulin, militant collaborationniste de l’hebdomadaire L’Atelier et du Rassemblement national populaire de Marcel Déat.
Plusieurs prêtres siègent au conseil : un cardinal, Emmanuel Suhard, archevêque de Paris - brièvement -, un évêque, Mgr Roger Beaussart, coadjuteur de l’archevêque de Paris jusqu’à démission en 1945 (qui remplace le cardinal Suhard), un chanoine, Lucien Polimann, ancien directeur des œuvres diocésaines, directeur de La Croix meusienne, député de la Meuse et figure du monde combattant dans ce département, condamné à 5 ans de réclusion à la Libération, et Louis Sorel, simple curé de Lagrâce-Dieu en Haute-Garonne, abattu par la Résistance en décembre 1943[15].
L’historien du protestantisme Patrick Cabanel dénombre six protestants, soit 3 % des 213 membres du conseil : le pasteur Marc Boegner, président de la Fédération protestante de France, les armateurs Jean Fraissinet et Léonce Vieljeux, le député François-Martin, le sénateur André Mallarmé, le politologue André Siegfried[16]. Auxquels il faut ajouter l’industriel vosgien Georges Laederich[17], ce qui porte à 7 le nombre de protestants. Leur attitude fut très variable : Siegfried refuse de siéger au conseil national[18], Fraissinet démissionne du conseil en avril 1942, par refus de la collaboration[19], François Martin est nommé préfet mais démissionne en 1943, Vieljeux entre dans la résistance, est déporté et assassiné en 1944, Laederich demeure pétainiste, est condamné à deux ans de prison en 1946 et sera membre du comité directeur de l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain.
Parmi les patrons, certains se sont engagés en politique avant la guerre. Ce sont des « patrons de combat » qui ont combattu les communistes et la CGT, tels Fraissinet, Laederich, Jules Verger, un patron d’une PME[20]. Certains s’intéressent aux questions sociales et sont à la pointe de l’idéologie sociale de la Révolution nationale. Tel Jules Verger, proche de Pétain, militant du corporatisme et de la « collaboration des classes » depuis 1936, membre en 1941 du Comité de l’organisation professionnelle (aux côtés des syndicalistes Jacques Savoie et Marcel Roy), du conseil supérieur de la Charte (en novembre 1941 ; il en est exclu l’année suivante)[21]. Ou Laederich, actif dans l’Office des comités sociaux. Tous deux seront titulaires de la francisque et seront désignés membres du Conseil supérieur de l’économie industrielle et commerciale, fondé en 1942[22]. Thiriez et Merceron-Vicat, également titulaire de la francisque, sont désignés en juin 1941 membres du comité consultatif du Centre d’information interprofessionnel[23]. Plusieurs représentants du monde des affaires seront membres du comité de patronage de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme : Verger, qui en outre fera partie du comité d’honneur de l’exposition Le Bolchevisme contre l’Europe[24], Gabriel Cognacq ou Georges Claude[25]. Certains seront internés à la Libération, et soit acquittés (Verger), soit condamnés pour collaboration politique (Laederich, Georges Claude, Merceron-Vicat[26]).
Parmi les syndicalistes, Marcel Roy (CGT), Auguste Savoie (CGT) et René Mignon (SPF) sont désignés en 1941 membres du Comité de l’organisation professionnelle[27], et en novembre 1941 membres du Conseil supérieur de la Charte du travail[28], Roy et Savoie sont désignés en 1942 membres du Conseil supérieur de l’économie industrielle et commerciale et membres du comité d’information et de propagande ouvrières[29]. Roy est aussi le vice-président de la commission consultative ouvrière de l’Office des comités sociaux. Puel (SPF) collabore au Midi socialiste et est désigné par Vichy en mai 1942 co-directeur et animateur de la nouvelle émission de radio de la Radiodiffusion nationale, Radio-travail, avec Michel-Pierre Hamelet[30].
Fonctionnement
Tout a été prévu pour empêcher la reconstitution d’une vie parlementaire : pas d’assemblée plénière, aucune publicité des débats, des commissions temporaires, un conseil uniquement consultatif. Il s’est réuni de mai 1941 à mars 1942, au siège du Conseil à Vichy, à la villa Strauss, au 4, rue de Belgique. Il élabore des textes constitutionnels et des avis[14].
Un certain nombre de commissions sont créées. En sont membres des conseillers nationaux ainsi que d’autres personnalités désignées par le chef de l’Etat[31]. La première commission qui siège du 6 mai au 11 juin 1941, puis en août lors d’une seconde session, est chargée de l’étude de la réorganisation administrative. Présidée par Lucien Romier, elle élabore un projet visant à rétablir les anciennes provinces[32]. Après le 10 juin, une autre commission se penche sur l’administration municipale. Elle réfléchit à l’avenir des communes, bases de « l’armature nouvelle indispensable au redressement (du pays) », et fondées sur les principes « selon lesquels le maintien des libertés locales pourra s’allier à une réforme indispensable de la tutelle de l’Etat sur les municipalités », selon le message du maréchal Pétain. Elle est présidée par Jean Valadier, ancien vice-président du Sénat[33]. En juillet, une troisième commission est instituée, celle de la constitution[34]. Elle est présidée par le ministre de la justice Joseph Barthélemy. Elle rédige durant l’année 1941 les dispositions essentielles de la future constitution, qui ne sera jamais ratifiée. En septembre, une autre commission étudie les moyens d’améliorer la compréhension entre le pays et le gouvernement[4]. En novembre siège la 5e commission, celle de l’organisation économique, présidée par Claude-Joseph Gignoux, ancien président de la Confédération générale du patronat français[35]. En décembre 1941 siège la deuxième session de la commission de l’information générale, présidée par Victor Constant[36]. En février 1942 fonctionne une commission d’études de la région parisienne, présidée par Romier[37]. Enfin, en mars 1942, une commission d’études des questions de jeunesses est mise en place. Elle est présidée par Gilbert Gidel, recteur de l’université de Paris[38]. Et en avril, la troisième session de la commission de l’information générale débute[39].
Fin
En 1943, revenu aux affaires, Pierre Laval réforme le Conseil national, en introduisant les présidents des conseils départementaux, mais la réforme n’est pas appliquée et le Conseil national n’est plus réuni[14].
Membres
Voir la catégorie : Membre du Conseil national (régime de Vichy).
Membres nommés le 25 janvier 1941[40],[41]
Conseil national au 25 janvier 1941
Gauche : 36 sièges
Centre gauche : 13 sièges
Syndicalistes CGT : 9 sièges
Divers Syndicalistes : 12 sièges
Sans étiquette : 10 sièges
Représentants civils sans étiquette : 63 sièges
Syndicalistes CFTC : 3 sièges
Syndicalistes UNSA : 4 sièges
Centre droit : 15 sièges
Droite : 23 sièges
Sénateurs
Jacques Bardoux (Puy-de-Dôme), sénateur du groupe UDR[42], membre de l’Institut ;
Jean Boivin-Champeaux (Calvados), sénateur du groupe UR[43], avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation ;
Paul Brasseau (Seine-et-Oise), sénateur non-inscrit. Son hostilité au régime de Vichy lui vaut d’être emprisonné à Fresnes durant l’Occupation ;
Émile Cassez (Haute-Marne), sénateur du groupe GDRRS, ancien ministre de l’Agriculture ;
Victor Constant (Seine), sénateur du groupe UR ;
Charles-Henri Cournault (Meurthe-et-Moselle), sénateur du groupe UR, agriculteur ;
René Courtier (Seine-et-Oise), sénateur non-inscrit, agriculteur ;
Pierre de Courtois (Basses-Alpes), sénateur du groupe GDRRS ;
Jean Fabry (Doubs), sénateur du groupe UR ;
Manuel Fourcade (Hautes-Pyrénées), sénateur du groupe UR ;
Alphonse Gasnier-Duparc (Ille-et-Vilaine), sénateur du groupe GDRRS, avocat ;
René Gounin (Charente), sénateur du groupe SOC ;
Edmond Hannotin (Ardennes), magistrat et sénateur du groupe UDR ;
Jean Jacquy (Marne), sénateur du groupe UR ;
Louis Linÿer (Loire-Inférieure), sénateur du groupe ANRS ;
André Mallarmé (Alger), sénateur du groupe GDRRS ;
Paul Maulion (Morbihan), sénateur du groupe GDRRS ;
Émile Mireaux (Hautes-Pyrénées), sénateur du groupe GDRRS ;
Henri de Monti de Rezé (Mayenne), sénateur du groupe ANRS, ancien officier de cavalerie ;
Antoine Pinay (Loire), sénateur du groupe GDRRS ;
François Pitti-Ferrandi (Corse), sénateur du groupe ANRS, docteur ;
Léopold Robert dit Jean Yole (Vendée), sénateur non-inscrit, écrivain ;
Édouard Roussel (Nord), sénateur du groupe UDR et industriel du textile ;
Jean Valadier, (Eure-et-Loir), sénateur du groupe GDRRS ;
Gaston Veyssière (Seine-Inférieure), sénateur du groupe ANRS ;
Émile Vincent (Côte-d’Or), sénateur du groupe UDR ;
Henri Pavin de Lafarge (Ardèche), sénateur du groupe UR et industriel ;
Députés
Paul Bacquet (Pas-de-Calais), député AD[44], ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Boulogne ;
Léon Baréty (Alpes-Maritimes), député AD, conseiller général ;
Édouard Barthe (Hérault), député USR ;
Georges Barthélémy (Seine), député SFIO ;
Gaston Beltrémieux (Pas-de-Calais), député SFIO ;
Pierre Béranger (Eure), député AD, conseiller du commerce extérieur ;
Gaston Bergery (Seine-et-Oise), ambassadeur de France, député PF ;
Georges Bonnet (Dordogne), ambassadeur de France, député PRV, descendant de la dynastie Pelletan ;
Charles Bouissoud (noté L. Bouyssoud), député AD ;
René Brunet (Drôme), député SFIO, professeur à la faculté de Droit ;
Louis Buyat (Isère), député AD, membre du Conseil de l’ordre des avocats du barreau de Lyon ;
Gratien Candace (Guadeloupe), député GR, vice-président de la Chambre depuis 1938, président du conseil général de la Guadeloupe[45] ;
Antoine Cayrel (Gironde), député GI ;
Albert Chichery (Indre), député PRV ;
Stanislas Devaud (Constantine), député RI, professeur agrégé de philosophie ;
Louis de Diesbach de Belleroche (Pas-de-Calais), député AD ;
Pierre Dignac (Gironde), député AD ;
Maurice Drouot (Haute-Saône), député AD, avocat ;
Joseph Féga (Alsace), député AD et industriel ;
Paul Faure (Saône-et-Loire), député SFIO, ancien secrétaire général de la SFIO ;
Ernest de Framond de La Framondie(Lozère), député FRF, docteur en médecine ;
Eugène Frot (Loiret), député USR ;
Ludovic-Oscar Frossard (Martinique), député non-inscrit, ex-député SFIO (1928-1936) ;
Louis L’Hévéder (Morbihan), député SFIO ;
Lucien Lamoureux (Allier), député PRV, ancien ministre ;
Jean Le Cour-Grandmaison (Loire-Inférieure), député non-inscrit, président de la Fédération nationale catholique ;
André Magnan (Loire), député AD ;
François Martin (Aveyron), député FRF ;
Augustin Michel (Haute-Loire), député FRF ;
Jean Mistler (Aude), écrivain et député PRV ;
Jean Montigny (Sarthe), député GR ;
Ferdinand Morin (Indre-et-Loire), député SFIO, maires de Tours ;
Albert Paulin (Puy-de-Dôme), député SFIO, artisan ;
François Peissel (Rhône), député RI ;
Pierre Perreau-Pradier (Yonne), député AD, ancien préfet ;
Noël Pinelli (Seine), député IR, ancien commissaire en chef de la marine ;
Lucien Polimann (Meuse), député RI et prêtre ;
Henry Ponsard (Bouches-du-Rhône), député RI, courtier en marchandises ;
Alexandre Rauzy (Ariège), député SFIO ;
Paul Saurin (Oran), député GR, président du Conseil général d’Oran ;
Robert Sérot (Moselle), député RI, ingénieur agronome, officier des Eaux et Forêts ;
Émile Taudière (Deux-Sèvres), député RI et industriel ;
Emmanuel Temple (Aveyron), député FRF, avocat ;
Isidore Thivrier (Allier), député SFIO, entra par la suite en résistance ;
Aimé Tranchand (Vienne), député GR, directeur d’école publique, président du Conseil général de la Vienne ;
Anciens parlementaires
Jacques Doriot (Seine), ex-député communiste[46], publiciste, directeur du Cri du peuple, chef du Parti populaire français ;
Joseph Fleury (Belfort), syndicaliste, ouvrier fraiseur à Belfort Roy ;
René Fonck (Vosges), ex-député GRD, colonel ;
André François-Poncet (Seine), ex-député ADS, ambassadeur de France ;
Louis Germain-Martin (Seine), ex-député GI et ministre, membre de l’Institut ;
Louis Guillon, fondateur du Parti républicain agraire et social (PRAS), ex-député IAESP ;
Alfred Heurtaux (Seine), ex-député RG, lieutenant-colonel, inspecteur de l’aviation de chasse, membre du Comité directeur de la Légion française des combattants ;
Pierre de Monicault (Ain), ex-député URD, ancien président de l’Académie d’agriculture de France, président du Syndicat des journaux et périodiques des départements (SJPD) ;
Militants ouvriers
Marcel Bonnet, syndicaliste CGT[47], ouvrier tailleur, secrétaire de la Fédération de l’Habillement, membre de SFIO ;
Georges Dumoulin, syndicaliste CGT[48], du Sous-Sol, ex-anarchiste, secrétaire de l’Union des Syndicats du Nord, ancien secrétaire de la CGT, ancien membre de la SFIO ;
Eugène Ehlers, syndicaliste CGT[49], secrétaire général de la Fédération des Syndicats Maritimes ;
Gaston Guiraud dit P’tite Gueule (Gironde), syndicaliste CGT[50], ajusteur-électricien, ancien secrétaire du Syndicat national des industries électriques de la Seine, secrétaire de l’Union des syndicats de la région parisienne, militant socialiste d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) ;
Claude Liochon, syndicaliste CGT[51], secrétaire général de la Fédération des Travailleurs du Livre (CGT) ;
Armand Masbatin (noté Maspatin), syndicaliste CGT[52], cuirs et peaux, secrétaire de l’Union départementale CGT de la Haute-Vienne ;
Jean-Benoît Mayoud dit Benoît Mayoud, syndicaliste CFTC[53], du textile, secrétaire du Comité des syndicats textiles du Sud-Est ;
Jules Mennelet, syndicaliste CFTC[54], secrétaire général de la Fédération française des Syndicats chrétiens d’employés techniciens et chefs de service, employé dans la métallurgie, secrétaire général adjoint de la CFTC ;
René Mignon, syndicaliste SPF, secrétaire adjoint des SPF (délégué pour la zone occupée), du syndicat des agents de fabrique, mort en décembre 1941[55] ;
Mentor Pasquier, syndicaliste CGT[56], facteur puis permanent, ancien secrétaire de l’Union CGTU du Midi, puis de la Fédération nationale des cheminots réunifiée ;
Roger Paul, syndicaliste CGT[57], secrétaire général du syndicat CGT du Textile, secrétaire adjoint de l’Union départementale CGT de l’Aube ;
Jean Pérès, syndicaliste CFTC[58], mécanicien-électricien, un des fondateurs des syndicats CFTC dans le Sud-Ouest, secrétaire confédéral puis secrétaire de la Fédération de la Métallurgie ;
Charles Prat (Landes), syndicaliste CGT[59], gemmeur, secrétaire général de l’Union départementale CGT des Landes (1938-1939), secrétaire de la fédération des Gemmeurs du Sud-Ouest 1938-1953, membre du Parti socialiste ;
Désiré Puel, syndicaliste SPF[60], secrétaire adjoint (chargé de la zone non-occupée[61]), militant ouvrier du Tarn, rédacteur du Petit Journal, membre du PSF, représentant du Syndicat de l’Imprimerie ;
Marcel Roy, syndicaliste CGT[62], ajusteur mécanicien, secrétaire de la Fédération CGT des Métaux ;
Auguste Savoie, syndicaliste CGT[63], ouvrier boulanger parisien, secrétaire de la Fédération de l’Alimentation, secrétaire de l’Union des syndicats de la Seine ;
Pierre Vigne (Seine), syndicaliste CGT[64], mineur, secrétaire de la Fédération CGT du Sous-Sol ;
Représentants de l’agriculture
René Bardin (Nièvre), propriétaire exploitant à Chevenon, ingénieur agronome, président de la Fédération des syndicats d’élevage de la Nièvre depuis 1922[65] ;
Roger Barrault (Eure-et-Loir), ouvrier agricole ;
Étienne Berthé (Creuse), agriculteur, directeur de coopérative agricole ;
Albert Blanc (Corrèze), conseiller général, ingénieur agronome, président du comité des céréales de la Corrèze ;
René Blondelle (Aisne), président de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne ;
Joseph Carrier, directeur général des Eaux et forêts ;
Lucien Chambron (Allier), constructeur de machines agricoles à Moulins, président de la caisse de crédit agricole de l’Allier, militant mutualiste[66] ;
comte Alain de Chanterac (Tarn), président de l’Union nationale des syndicats agricoles du Tarn (UNSA), propriétaire terrien ;
Henri Corbière (Orne), agriculteur ;
Roger Chaudruc de Crazannes (Deux-Sèvres), président de l’association agricole des Charentes et du Poitou ;
Henri Decault (Loir-et-Cher), président de la Fédération des syndicats horticoles de France ;
Henri Dorgères (Seine), délégué à la propagande du Comité central d’action et de défense paysanne ;
Marc Ferre (Vienne), vice-président du syndicat des agriculteurs de la Vienne ;
Félix Garcin (Saône), président de l’Union agricole du Sud-Est ;
Henri Gindre (Cher), président du syndicat des agriculteurs du Cher ;
Rémy Goussault (Seine), secrétaire général de l’UNSA ; futur secrétaire général de la Corporation paysanne[67]
Hervé Budes de Guébriant (Finistère), président de l’Union des syndicats agricoles du Finistère et des Côtes-du-Nord, cadre de l’UNSA ;
Privat Janod (noté Privat-Janaud) (Jura), agriculteur à Vescles, catholique[68], membre de la Chambre d’agriculture du Jura ;
René Le Gouvello (Loire-Inférieure), président de l’Union des syndicats agricoles de Loire-Inférieure ;
Robert Oury (noté Houry) (Aube), président de la coopérative laitière de Troyes, secrétaire du syndicat des planteurs de betteraves de la région de Troyes[69] ;
Georges Paouillac (Gers), président de la Fédération des vignerons du Gers[70] ;
Joseph de Pesquidoux (Gers), académicien ;
Adolphe Pointier (Somme), président de l’association générale des producteurs de blé (AGPB, 1934[71]), gros exploitant céréalier dans la Somme (Croix-Moligneaux), futur syndic régional puis national (41 mars 1943) de la Corporation paysanne[72] ;
André Rostand (Manche), président de la chambre d’agriculture de Saint-Lô, maire URD de Flamanville, conseiller général du Canton des Pieux ;
Roger Rouvière (Gard), viticulteur, docteur en médecine, président de la Chambre d’agriculture du Gard, président de la Confédération des vignerons du Sud-Est ;
Louis Salleron (Seine), délégué de l’UNSA ;
Charles Vavasseur, (Indre-et-Loire), président de la société d’agriculture d’Indre-et-Loire ;
Henri Vidal (Pyrénées-Orientales), président de la Confédération des producteurs de vins doux naturels ;
Représentants du commerce, de l’artisanat et de l’industrie
Lucien Bahon-Rault (Ille-et-Vilaine), président de région économique, président de la Chambre de commerce de Rennes, imprimeur, fondateur et président du conseil d’administration de la Banque populaire de l’Ouest ;
Antoine Boude, président de la Chambre de commerce de Marseille (1937-1941), président de la région économique de Marseille, administrateur-directeur des Raffineries de soufre réunies[73] ;
Marcel Boussac, industriel du textile ;
Élie Chapion (noté Élie Champion) (Oise), président du syndicat des maréchaux et charrons de l’Oise ;
Paul Charbin, président de la chambre de commerce du Rhône ;
Gabriel Cognacq (Seine), gérant de la Samaritaine, président du comité de l’Entraide d’hiver de la région parisienne (antenne parisienne du Secours national)[74] ;
Albert Coustenoble (Nord), président de la chambre des métiers du Nord, maître-boulanger à Lille, président du syndicat patronal départemental de la boulangerie du Nord, président de l’Union des artisans boulangers du Nord, président des boulangers de Lille ;
Léon Daum, industriel, administrateur et directeur général de la Compagnie des forges et aciéries de la marine et d’Homécourt depuis 1927 ;
Louis Férasson, ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris de 1936 à 1940[75], directeur général de la Banque industrielle de l’Afrique du Nord[76]
Jean Fraissinet (Bouches-du-Rhône), armateur et patron de presse ;
Georges Hersent (Seine), entrepreneur de travaux publics, titulaire de la francisque ;
Georges Laederich (Vosges), industriel du textile, titulaire de la francisque ;
Fernand Lefort-Lavauzelle (Haute-Vienne), éditeur-imprimeur (Charles-Lavauzelle et Cie), président de la Chambre de commerce de Limoges[77] ;
Joseph Merceron-Vicat, patron de la société Vicat ;
Jean Pétavy (Seine), industriel, administrateur-délégué et directeur général de la filiale française de la société des pneumatiques Dunlop, titulaire de la francisque[78] ;
Paul Riban (noté Pierre Ribau) (Cantal), administrateur-directeur des mines de Champagnac (Cantal) ;
Marcel Rous (Tarn-et-Garonne), artisan ferronnier ;
Pierre Thiriez (Nord), industriel du textile, président de la Chambre de commerce du Nord ;
Jules Verger (Seine), président de la Fédération des installateurs électriciens ;
Léonce Vieljeux (noté Vielgieux) (Charente-Maritime), armateur ;
Élus locaux
Émile Bordères (noté Dorgères et Dordères) (Alger), président des Délégations financières de l’Algérie et de l’Union des colons ;
Louis Cornillac (Vaucluse), conseiller général ;
Émile Cresp (Seine), conseiller général de la Seine, membre de la SFIO ;
Joseph Esquirol (Haute-Garonne), président de la commission départementale de Haute-Garonne, ancien conseiller général, maire de Le Fousseret, notaire ;
vicomte Jacques de La Grandière (Maine-et-Loire), maire de Grez-Neuville, conseiller général de Maine-et-Loire, capitaine, décoré de la Légion d’honneur ;
Louis Peuch (1859-1945) (Seine), président du conseil municipal de Paris, de janvier 1940 à décembre 1941, conseiller municipal de 1908 à 1944[79] ;
Paul Roumégoux (Landes), conseiller général ;
Jean Rougier (Lot), conseiller général, médecin, futur résistant et futur député SFIO ;
Pierre Verdenal (Basses-Pyrénées), maire de Pau, avocat ;
Anciens combattants, dirigeants de la Légion française des combattants
Marcel Blanchard, (Isère), professeur d’histoire moderne et contemporaine à la faculté des lettres de Montpellier, grand mutilé de guerre, membre du comité directeur de la Légion française des combattants, ancien président de la fédération de l’Hérault de l’Union fédérale des associations françaises d’anciens combattants (UF). Nommé recteur de l’université de Grenoble en 1941, il est révoqué et nommé à la Sorbonne en 1943[80].
(comte) Léon Costa de Beauregard (Savoie), président de la Légion française des combattants de la Savoie ;
Joseph Darnand (Alpes-Maritimes), président de la Légion française des combattants de Nice ;
Léon François (Oran), général de corps d’armée (1936), président de la Légion française des combattants d’Afrique du Nord d’octobre 1940 à décembre 1941, ancien commandant des troupes françaises au Maroc (1936-1940)[81] ;
Antonin Vergain (Haute-Savoie), président de la Légion des combattants de Haute-Savoie, ancien président de l’Association des mutilés et anciens combattants de Haute-Savoie, affiliée à l’UF, sous-chef de service à la trésorerie générale de Haute-Savoie en 1940[82] ;
Personnalités diverses
Georges Benquet (Lot-et-Garonne), médecin ;
Marc Boegner, pasteur, président de la Fédération protestante de France ;
Abel Bonnard, académicien, ministre de l’Éducation nationale de 1942 à 1944 ;
prince Louis-Victor de Broglie, membre de l’Académie des sciences ;
Georges Claude, chimiste membre de l’Institut ;
Alfred Cortot (Seine), compositeur, pianiste ;
André Demaison, écrivain ;
Jules-Théophile Docteur (Seine), vice-amiral et directeur de presse ;
Émile Escallier (Basses-Alpes), président de la fédération des familles nombreuses des Basses-Alpes ;
Gilbert Gidel (Seine), vice-doyen de la faculté de droit de Paris, nommé recteur de l’Académie de Paris (octobre 1941-août 1944)[83] ;
Gaston Lacoin (noté Joseph Lacoin) (Seine), président de la Plus Grande Famille ;
Benoît-Léon de Fornel de La Laurencie, général ;
René Le Bigot (Côtes-du-Nord), commerçant explorateur ;
René Leriche (Seine), professeur de médecine, président du Conseil de l’ordre des médecins ;
Louis Lumière, membre de l’Académie des sciences, industriel ;
Henri Massis (Seine), homme de lettres et journaliste, maurrassien ;
Charles-Édouard Motet (Var), contre-amiral ;
Henri Moysset, secrétaire d’État à la vice-présidence du Conseil puis ministre d’État ;
Gaston Prache (noté Gaston Preich), secrétaire général de la Fédération des coopératives de consommation (1935-1941) puis président de la Société générale des coopératives de consommation (1941-1945), directeur général de la société du magasin de gros des coopératives de France[84], proche du RNP et de l’hebdomadaire L’Atelier[11] et ancien cadre du comité français du Rassemblement universel pour la paix, désigné en 1944 par le régime de Vichy membre du Conseil supérieur du travail et du Conseil supérieur de la solidarité nationale[85] ;
Henri Prost (noté Priost) (Seine), architecte ;
Georges Ripert, juriste, doyen de la faculté de droit de Paris ;
René Robin, ancien gouverneur général de l’Indochine (1934-1936)[86] ;
François de La Rocque (Seine), lieutenant-colonel, chef du Parti social français ;
Lucien Romier, ancien directeur du Figaro, chargé de mission en tant que délégué du maréchal au Conseil national, puis ministre d’État du 11 août 1941 à sa démission le 31 décembre 1943. ;
André Siegfried, membre de l’Institut ;
Louis Sorel, curé de Lagrâce-Dieu (Haute-Garonne) ;
Emmanuel Suhard, archevêque de Paris ;
Robert-Auguste Touchon (Isère), général ;
Jean Vignaud (Seine), président de la Société des gens de lettres (1936-1944), romancier, directeur littéraire du Petit Parisien[87] ;
Membres nommés le 25 mars 1941[12]
Conseil national au 25 mars 1941
Gauche : 36 sièges
Centre gauche : 13 sièges
Syndicalistes CGT : 9 sièges
Divers Syndicalistes : 12 sièges
Sans étiquette : 10 sièges
Représentants des Musulmans d’Algérie : 4 sièges
Représentants civils sans étiquette : 63 sièges
Syndicalistes CFTC : 3 sièges
Syndicalistes UNSA : 4 sièges
Centre droit : 15 sièges
Droite : 23 sièges
Ahmed Ibnon Zekir, professeur à la Medersa d’Alger, président de la commission du culte musulman ;
Chérif Sisbane, avocat, ancien président de la section arabe des délégations financières ;
Abderrahmane Boukderdenna, pharmacien ;
Boucif Benchika, agriculteur, vice-président de la fédération des fallabs ;
Membres nommés le 11 novembre 1941[88]
Conseil national au 11 novembre 1941
Gauche : 30 sièges
Centre gauche : 14 sièges
Syndicalistes CGT : 9 sièges
Divers Syndicalistes : 13 sièges
Sans étiquette : 13 sièges
Représentants des Musulmans d’Algérie : 4 sièges
Représentants civils sans étiquette : 65 sièges
Syndicalistes CFTC : 3 sièges
Syndicalistes UNSA : 5 sièges
Centre droit : 15 sièges
Droite : 27 sièges
Prisonniers de guerre libérés
André Amiaud (Seine), professeur à la faculté de droit de Paris ;
Gustave Bonvoisin (Seine), directeur général du comité central des allocations familiales et des assurances sociales, ancien vice-président du Comité France-Allemagne ;
Claude-Joseph Gignoux, président de la Confédération générale de la production française de 1936 à 1940, économiste, ex-député ADS et ministre ;
Marcel Hovaere (Nord), industriel, délégué régional à la jeunesse et directeur du secrétariat des prisonniers libérés pour le Nord[89] ;
Ferdinand Sarraz-Bournet (Pas-de-Calais), armateur ;
Eugène Frot (Loiret), député USR ;
Autres
René Bard, secrétaire général de la Fédération CGT des mineurs[90] ;
Roger Beaussart (Seine), coadjuteur du cardinal-archevêque de Paris ;
Pierre Champion (Seine), membre de l’Institut, maire de Nogent-sur-Marne ;
Jean Crouan (Finistère), député FRF ;
Albert Dubosc (Seine-Inférieure), député GR, industriel ;
Alfred Duault (Côtes-du-Nord), député PDP, industriel ;
Édouard Fillon (Seine), maire de Bois-Colombes ;
Roger Grand (Morbihan), membre de l’Académie d’agriculture, ex-président de l’UNSA ;
Henri Labeyrie (Seine), maire de Pantin (automne 1941) ;
Lucien Lassalle (Seine), président de la Chambre de commerce de Paris (automne 1941) ;
Pierre Mathé (Côte-d’Or), député PAPF ;
Georges Pernot (Doubs), sénateur UR ;
Maurice Porreye, de l’Union des syndicats du Nord ;
Robert Vandendriesche (Aisne), industriel du textile ;
Roger Vitrac, secrétaire du comité de liaison des Syndicats professionnels français (SPF).
Membres remplacés
Georges Barthélémy (Seine), député SFIO ;
Gaston Beltrémieux (Pas-de-Calais), député SFIO ;
Pierre Béranger (Eure), député AD, conseiller du commerce extérieur ;
Marcel Boussac, industriel ;
Émile Cresp (Seine), conseiller général de la Seine, membre de SFIO ;
Georges Dumoulin, syndicaliste CGT[48], du sous-sol, ex-anarchiste, secrétaire de l’Union des Syndicats du Nord, ancien secrétaire de la CGT, membre de la SFIO, collaborationniste ;
Eugène Ehlers, syndicaliste CGT[49], secrétaire général de la Fédération des Syndicats Maritimes ;
Louis Férasson, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris de 1936 à 1940
Benoît-Léon de Fornel de La Laurencie, général ;
Ludovic-Oscar Frossard (Martinique), député non-inscrit, ex-député SFIO (1928-1936) ;
Alphonse Gasnier-Duparc (Ille-et-Vilaine), sénateur du groupe GDRRS, avocat ;
Ferdinand Morin (Indre-et-Loire), député SFIO, maires de Tours ;
Alexandre Rauzy (Ariège), député SFIO ;
Jean Rougier (Lot), conseiller général, médecin, futur résistant et futur député SFIO ;
André Siegfried, membre de l’Institut ;
Emmanuel Suhard, archevêque de Paris ;
Notes et références
Selon Joseph Barthélemy, Ministre de la justice : Vichy 1941-1943 : mémoires, Pygmalion/G. Watelet, 1989, 643 pages, p. 109 (ISBN 2857042841) ; Michèle Cointet-Labrousse, Vichy et le fascisme, p. 60 ; Le gouvernement de Vichy, 1940-42 : institutions et politiques, Fondation nationale des sciences politiques, A. Colin, 1970, 372 pages, p. 320 ; Gilles-Jean Portejoie, La réaction absolue ou le régime de Vichy, G. Portejoie, 1980, 166 pages, p. 31. En revanche, la date du 24 janvier 1941 est retenue par Robert Aron, Georgette Elgey, Histoire de Vichy, 1940-1944 : 1940-1944, Les Productions de Paris, 1960, 550 pages, p. 257 ; Serge Berstein, Pierre Milza, Histoire de la France au xxe siècle, tome 2 : « 1930-1945 », Éditions Complexe, 2003, 400 pages, p. 317 (ISBN 2870279957). Parue au J.O. le 24 janvier : Informations générales, 28 janvier 1941 [archive]
Annik Le Guen, Le Morbihan sous le régime de Vichy, décembre 1993 (ISBN 2-909750-27-2)
Michèle Cointet, op. cit., p. 53-59.
Robert Paxton, La France de Vichy, Éditions du Seuil, 1972 ; édition 1977, collection de poche p. 243-245
Michèle Cointet, op. cit., p. 60-61.
Michèle Cointet-Labrousse, op. cit., p. 61-62.
Selon Annik Le Guen, Le Morbihan sous le Régime de Vichy , décembre 1993 (ISBN 2-909750-27-2), cette assemblée est « composée de 188 membres dont 81, soit près de la moitié, émanent des anciennes chambres d’avant-guerre ».
Pierre Thiriez (1875-1964) est membre de la Chambre de commerce de Lille depuis 1919 et président depuis 1936, vice-président de l’Assemblée des présidents de chambres de commerce, vice-président du comité national des conseillers du commerce extérieur. Il est également administrateur des Mines de Lens, vice-président du Crédit du Nord, président de la Compagnie des chemins de fer du Nord, puis président de 1942 à 1950 des forges et aciéries du Nord et de l’Est, administrateur aussi de sociétés coloniales au Maroc et en Algérie. Simple bachelier, ancien combattant prisonnier de guerre, époux d’une héritières Wallaert en 1906, il est chevalier de la Légion d’honneur en mars 1939 : cf. son Dossier de la Légion d’honneur sur la base Léonore [archive], Pierre Pouchain, Les maîtres du Nord, du XIXe siècle à nos jours, Perrin, 1998, p. 52
Cf. [1] [archive].
Michèle Cointet, op. cit., p. 64-65.
L’Atelier, 1er février 1941 [archive]
« Informations générales 1er avril 1941 [archive] », 1er avril 1941 (consulté le 9 juin 2019)
Informations générales, 11 novembre 1941 [archive]
Michèle Cointet, op. cit., p. 65.
Musée de la Résistance et de la Déportation, Haute-Garonne [archive]
Patrick Cabanel, De la paix aux résistances : Les protestants en France (1930-1945), Fayard, 2015, p. 132
Le Protestant béarnais, 1er mars 1941 [archive]
André Kaspi, La Deuxième Guerre mondiale : Chronologie commentée, Éditions Complexe, 1999, p. 171-172 (ISBN 2870275919)
. Il adresse une missive au maréchal Pétain le 22 avril 1942 pour lui annoncer sa démission : Jean Fraissinet, Au combat à travers deux guerres et quelques révolutions, La Table ronde, 1968
Verger (23 mars 1896 - 26 octobre 1972), jeune apprenti électricien en 1906, à dix ans, est devenu patron à trente ans de son entreprise, Verger-Delporte. Il préside le syndicat des installateurs électriciens. Ce patron d’une PME s’est fait connaître par son intransigeance et son combat très médiatisé contre la CGT et les grèves « révolutionnaires » de 1936-37, notamment à l’occasion de l’Exposition de 1937 (licenciement d’une partie de ses ouvriers, procès, protestations, conférences, brochures, articles de presse : Cf. ses brochures Jules Verger, ses ouvriers, sa maîtrise, une famille, 1937, Premier mai 1940 : face à l’ennemi de l’intérieur, 1941 (préfacée par Abel Bonnard, L’Humanité, 15 mars 1938 [archive], Ibid., 21 mai 1938 [archive], Le Figaro, 5 mai 1937, "Une importante manifestation contre l’expropriation des moyens de production" [archive]). Fondateur et animateur en 1937 d’une Association professionnelle mixte de l’entreprise électrique de Paris (Les Travaux, 19 novembre 1937 [archive]), il anime une Fédération des associations professionnelles mixtes, hostile aux syndicats (Le Petit Parisien, 1er mars 1943 [archive]). Son entreprise est aussi installée dans les années 1950 dans l’Empire, à Dakar notamment. Il continue à vanter « l’union effective du capital et du travail » dans sa firme, ce qui lui assure la prospérité (plus de 1 500 employés, dont plus de 400 en Afrique : cf. la revue L’Électricien). À sa mort en 1972, sa firme emploie plus de 2 200 personnes et réalise un chiffre d’affaires d’environ 180 millions de francs ; Le Monde, 30 octobre 1972 [archive].
Sur son rôle à Vichy, notamment dans la formation de la Charte du travail du 4 octobre 1941, cf. Jean-Pierre Le Crom, Syndicats, nous voilà ! Vichy et le corporatisme, Ed. de l’Atelier, 1995, Le Journal, 27 mars 1941 [archive],
Le Petit Parisien, 18 septembre 1942 [archive]
Journal officiel, 6 juillet 1941 [archive]
Le Petit Parisien, 28 février 1942 [archive]
Le Petit Parisien, 3 décembre 1941 [archive]. En 1950, Jules Verger a attaqué le Crapouillot de Jean Galtier-Boissière pour diffamation, pour avoir fait figurer son nom dans le comité d’honneur de la LVF. Lors du procès, Verger affirme qu’il a refusé d’être inscrit à ce comité. Il est cependant débouté et condamné aux dépens (Jean Galtier-Boissière, Journal 1940-1950, Edima Quai Voltaire, 1992, pp. 1032-1034, et 1036)
Joseph Merceron-Vicat a été condamné en 1945 par la Cour de justice de Grenoble, qui le jugeait pour trahison et intelligence avec l’ennemi, à dix ans de réclusion (peine ramenée à trois ans) et à la confiscation totale de ses biens (réduite à 1 million de francs), ainsi qu’à l’indignité nationale à vie : « Le stade porte le nom d’un industriel collaborateur de Vichy et condamné à la Libération, ils veulent le changer, le maire dit non », nicematin.com, 8 septembre 2022 [archive]
Le Petit Journal, 27 mars 1941 [archive], Le Petit Journal, 5 juin 1941 [archive]
Le Petit Journal, 17 novembre 1941 [archive]
Cf. Jean-Pierre Le Crom, Syndicats, nous voilà ! Vichy et le corporatisme, Ed. de l’Atelier, 1995, Le Petit Parisien, 18 septembre 1942 [archive], Ibid., 16 juin 1942 [archive].
Le Midi socialiste, 16 mai 1942, "Nomination à la radio" [archive], Le Midi socialiste, 26 octobre 1942, "Ici Radio-travail !" [archive]
Informations générales, 1er avril 1941 [archive]
Informations générales, 22 avril 1941 [archive], Ibid., 13 mai 1941 [archive], Informations générales, 12 août 1941 [archive] ( composition ), Informations générales, 25 août 1941 [archive], Informations générales, 26 août 1941 [archive]
Informations générales, 27 mai 1941 [archive], Informations générales, 17 juin 1941 [archive], Ibid., 24 juin 1941 [archive]
Informations générales, 24 juin 1941 [archive], Informations générales, 15 juillet 1941 [archive], Informations générales, 22 juillet 1941 [archive], Ibid., 28 octobre 1941 [archive], Le Journal, 2 octobre 1941 [archive], Informations générales, 21 octobre 1941 [archive] : en sont membres des professeurs de droit comme Achille Mestre, Julien Laferriere, Gaëtan Pirou et François Perroux, mais aussi François Valentin ou Hubert Lagardelle
Avec aussi bien des conseillers patrons, tel Pierre Thiriez ou Laederich, que des notables de l’agriculture et des syndicalistes ouvriers. Ainsi que 22 autres personnalités, dont plusieurs patrons influents, dont Georges Painvain, Marcel-Paul Cavallier, de Pont-à-Mousson, Aimé Lepercq, Auguste Detœuf, Jacques Lenté, de l’UIMM : Informations générales, 4 novembre 1941 [archive], Ibid., 18 novembre 1941 [archive], Ibid., 25 novembre 1941 [archive], La Croix, 31 octobre 1941 [archive], Le Figaro, 18 novembre 1941 [archive]
Informations générales, 9 décembre 1941 [archive], Informations générales, 16 décembre 1941 [archive]
Informations générales, 27 janvier 1942 [archive] (composition. En font notamment partie Charles Trochu, président du conseil municipal de Paris et Jean Giraudoux), Informations générales, 9 février 1942 [archive], Ibid., 16 février 1942 [archive]
Informations générales, 23 février 1942 [archive], Informations générales, 9 mars 1942 [archive]. Outre des conseillers, elle comprend les deux animateurs du Cercle Fustel de Coulanges, Henri Boegner et Louis Dunoyer de Segonzac, Robert Garric, du Secours national, le général Joseph de La Porte du Theil, commissaire général des chantiers de jeunesse, Jeanne Firtière, directrice d’école, le général Lafont, chef du scoutisme français, Paul Pierre, instituteur, Jean L’Hotte, prisonnier de guerre libéré, directeur régional de l’Air liquide à Nancy et ancien président régional pour la Lorraine des Jeunesses patriotes, et François Valentin, de la Légion française des combattants
Informations générales, 20 avril 1942 [archive]
« Le Journal du 25 janvier 1941 [archive] », 25 janvier 1941 (consulté le 9 juin 2019)
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Né le 21 août 1896 à Paris : Le Petit Journal, 3 décembre 1941 [archive], Ibid., 4 décembre 1941 [archive], Ibid., 6 décembre 1941 [archive], Le Matin, 12 août 1937 [archive]
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La Terre de Bourgogne, 25 avril 1925 [archive]
Chambron (1870-1959) est un ancien professeur d’agriculture à Montluçon (1893), fondateur en 1905 de l’Union des syndicats agricoles de l’Allier, candidat de l’ALP en 1909 au conseil général, ancien secrétaire général (1906, puis président ?) de la Société d’agriculture de l’Allier, ancien adjoint au maire de Moulins (1919-1921), ancien président de la Ligue des partis de l’ordre (1927), cofondateur en 1937 de la Presse régionale du Centre, qui exploite La Croix de l’Allier : Georges Rougeron, Le Département de l’Allier sous la Troisième République (1870-1940), Typocentre, 1965, Ibid., Le Personnel bourbonnais dans les hauts-conseils et les grands corps de l’État : (1791-1965), Typocentre, 1968, p. 18, André Touret, Les campagnes bourbonnaises il y a cent ans, Créer, 1999, Pierre Bordes, La vie des caisses d’assurances sociales de l’allier sous l’occupation, dans la Revue d’histoire de la protection sociale, 2008/1 [archive], Moniteur de la papeterie française, 15 avril 1937 [archive], Notice biographique sur le site histoire-securite-sociale-auvergne.org, "figures bourbonnaises des-assurances sociales" [archive]
Originaire de Seine-Maritime, fils d’officier, il a été un temps agriculteur avant de seconder Jacques Le Roy Ladurie
La Croix, 22 janvier 1942 [archive]
Le Petit Troyen, 4 septembre 1940 [archive]
[2] [archive]
Pointier (1885-1954) présidait la Société des agriculteurs de la Somme : Le Journal, 15 mars 1934 [archive]
Il est incarcéré plusieurs mois à ce titre à la Libération. Mais il est promu officier de la Légion d’honneur en 1951, malgré une hésitation due à une plainte (Dossier de la Légion d’honneur d’A. Pointier dans la base Léonore [archive] : le dossier semble confondre deux hommes portant ce nom, l’un né en 1865 à Doullens et l’autre, né en 1885 à Vervins, chevalier de la Légion d’honneur en 1931 en tant que président de la Société des agriculteurs de la Somme, et non en 1928). Il préside la Chambre d’agriculture de la Somme de 1952 à son décès en 1954.
Notice de l’entreprise issue du site entreprises-coloniales.fr [archive]
G. Cognacq (1880-1951) est le petit-neveu d’Ernest Cognacq. Élu membre de l’Institut en 1938
Notice biographique [archive]
Michèle Cointet, Le Conseil national de Vichy : vie politique et réforme de l’état en régime autoritaire (1940-1944), 1989, p. 407 (orthographié Ferrasson)
Né en 1882 et mort en 1968, polytechnicien et ingénieur des ponts-et-chaussées, gendre de Henri Charles-Lavauzelle, ancien président de la Fédération des syndicats des maîtres-imprimeurs de France
Né à Lyon le 8 octobre 1875 et mort en 1945, après avoir été arrêté à la Libération et interné au centre de séjour surveillé de Tronçais durant plusieurs semaines, avant d’être remis en liberté. L’entreprise qu’il dirige dispose d’une entreprise à Montluçon dans l’Allier : L’Auto, 30 septembre 1936 [archive], L’Air, 15 mars 1945 [archive]
Philippe Nivet, Le Conseil municipal de Paris de 1944 à 1977, Publications de la Sorbonne, 2016
Notice biographique [archive], Cahiers de l’Union fédérale, 25 juillet 1939 [archive] (promu grand officier de la Légion d’honneur). Il a perdu un œil et un bras lors de la Première Guerre mondiale. Il a présidé à partir de 1921 une association d’AC à Montpellier puis la fédération de l’Hérault de l’UF à partir de 1931 et a été administrateur national de l’UF. Il est chargé à la Légion de tous les départements rattachés à l’Union régionale de Montpellier : Philippe Secondy, La persistance du Midi blanc : L’Hérault (1789-1962), Presses universitaires de Perpignan, 2015. Il n’est pas révoqué à la Libération mais il est admis à la retraite : Claude Singer, L’université libérée, l’université épurée (1943-1947), Les Belles Lettres, 1997, p. 283
Né en 1879, mort en 1962, saint-cyrien (1900), il a été relevé de son poste en décembre 1941 par Darlan. La presse algérienne lui prête cependant encore cette fonction en 1942. Au lendemain du débarquement des Anglo-Américains de novembre 1942, il est chargé de la défense passive, jusqu’en 1943. Arrêté et interné, il est condamné en 1946 à l’indignité nationale à vie puis à 5 ans. Amnistié en janvier 1948, il est réintégré en 1951 dans le grade de général de division de réserve et dans l’ordre de la Légion d’honneur en 1951 : L’Echo d’Alger, 20 octobre 1940 [archive], Biographies des principales personnalités françaises décédées au cours de l’année, Hachette, 1964, pp. 109-110, Notice sur le site museedesetoiles.fr [archive], Dossier de la Légion d’honneur du général Léon François dans la base Léonore [archive] (comprend son dossier de réintégration, y compris ses justifications concernant son action en 1940-1942)
Il est condamné en 1947 par la Cour de justice de Chambéry à dix ans de travaux forcés : Nouvelliste valaisan, 26 juillet 1947, p. 3 [archive] [PDF]
Paris-presse, L’Intransigeant, 27 mai 1951 [archive], André Gueslin, Les facs sous Vichy : étudiants, universitaires et Universités de France pendant la Seconde Guerre mondiale, Presses universitaires Blaise Pascal, 1994
Le Progrès de la Somme, 1er février 1941 [archive], Ibid., 21 janvier 1941 [archive]
Michel Dreyfus, Histoire de l’économie sociale : De la Grande Guerre à nos jours, Presses universitaires de Rennes, 2018, Notice biographique dans le Maitron en ligne [archive]
Dossier de la Légion d’honneur de René Robin dans la base Léonore [archive], La Croix, 9 septembre 1954 [archive], L’Avenir du Tonkin, 15 décembre 1940 [archive]
Comœdia, 31 mars 1936 [archive], France, 23 novembre 1945 [archive], Le Petit Parisien, 8 octobre 1940 [archive]
« Information général du 11 novembre 1941 [archive] », 11 novembre 1941 (consulté le 10 juin 2019)
Le Réveil du Nord, 13 novembre 1941 [archive], Ibid., 3 novembre 1941 [archive], Ibid., 29 octobre 1941 [archive]
« René Bard fut secrétaire de la Fédération nationale CGT des mineurs et fit partie de l’équipe de Syndicats. », in Angelo Tasca, journaliste et Denis Peschanski, Vichy 1940-1944. Quaderni e documenti inediti di Angelo Tasca [archive] : xixe – xxe siècle : 1892-1986, Paris, Éditions du CNRS ; Milano : Feltrinelli, 1986. Transcription des archives de guerre d’Angelo Tasca, (BNF 36619714), p.102.
[1] Mais elle fut ensuite repérée et déportée.
[2] On lira par exemple l’étude de Johana Barasz, « De Vichy à la Résistance : les vychisto-résistants 1940-1944
https://shs.cairn.info/publications-de-johanna-barasz--18317?lang=fr
[3] Ce ralliement rappelle le basculement immédiat de l’appareil d’État républicain en faveur du coup d’État présidentiel du 2 décembre 1851, comme d’une certaine façon, il rappelle son ralliement à de Gaulle après le coup de force d’Alger de 1958
[4] https://www.herodote.net/Un_passe_tres_present-synthese-2771-349.php#:~:text=La%20loi%20sera%20validée%20à,encore%20en%20vigueur%20aujourd’hui.&text=Refonder%20la%20société%20passe%20par,de%20la%20« %20Révolution%20nationale%20 ».