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Meurtres, deux poids deux mesures ?
lundi 28 avril 2025, par
Mon Dieu (c’est le cas de le dire), suis-je en train de virer Rassemblement National ?
Ma première réaction, en voyant Jean-Luc Mélenchon se précipiter place de la République pour dénoncer l’odieux crime de la Grand-Combe, commis dans un lieu de culte, a été de me dire que j’aurais aimé aussi qu’il se précipite place de la République pour manifester contre les si nombreuses agressions (la liste serait longue) menées au nom d’une interprétation d’une religion, et en particulier celle d’un prêtre assassiné dans son église au nom d’un autre « vrai » Dieu, et d’un professeur décapité devant son lieu de culte, le collège laïque, qui fut et qui demeure le mien.
Et voilà que j’entends un représentant du RN dire la même chose. Ce qui ne m’étonne pas, évidemment, dans le jeu de dupes et de cartes faussées qu’est devenue notre vie politique, où la manipulation et l’instrumentalisation sont devenues la règle dans la seule perspective électorale.
LFI et les écologistes, qui se sont précipités dans la rue pour dénoncer à juste titre un crime, auraient peut-être dû réfléchir à l’image de « deux poids deux mesures » qu’ils donnaient de leurs mouvements puisque les crimes précédents n’avaient pas entraîné de leur part de telles manifestations, ni spontanées, ni tardives.
Plus que jamais, la gauche, puisqu’il faut bien appeler de ce nom ce curieux attelage qu’est le Nouveau Front Populaire, aurait besoin d’abandonner la gesticulation, au profit de la lucidité et de la responsabilité qu’attendent tous les vrais citoyens de gauche, et pas qu’eux, dans ce climat délétère de guerre de religions.
Messages
1. Meurtres, deux poids deux mesures ?, 29 avril 2025, 04:33, par Pierrot
En physique, plus la température monte, plus le milieu est agité.
Idem pour la fièvre qui n’est pas la maladie mais un témoin de la maladie.
Les bifurcations se multiplient.
Et les choix de conscience de même.
Ce que nous savons, je crois, toi et moi, et nous ne sommes pas les seuls évidemment.
Heureusement.
Poser le diagnostic et administrer le remède est une autre paire de manches.
Ce qui est "étrange" est que les prétendus médecins sociaux soient plus en agitation qu’en soins, comme tu le dis.
Amitiés. Pierrot.