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Léa Salamé
samedi 27 septembre 2025, par
Léa Salamé, la meilleure intervieweuse de France, paraît-il, vient de faire un terrible sacrifice en acceptant la présentation du Journal télévisé de 20 heures de France 2. Alors qu’elle aurait pu gagner bien plus dans le privé, elle se contentera d’un modeste salaire mensuel de 25.000 €.
Nous ne pouvons que la féliciter pour cette abnégation
Fille d’un ministre libanais, et pur produit du système d’éducation élitaire parisien, avec crochet obligatoire par les États-Unis, la voici donc aux commandes d’une des sources les plus importantes d’information des Français dits moyens.
L’événement, car paraît-il c’en est un, a été accompagné d’un grand tralala médiatique [1].
Le propos serait anecdotique si n’était pas révélateur, une fois de plus, de la course à l’audience liée à des personnalités médiatisées dans l’impitoyable mercato de l’Image.
Sur les médias où elle avait déjà officié, on l’avait vue coupante et hostile avec ceux que la France bien-pensante redoute, notamment les syndicalistes ou les leaders de la gauche considérée comme de non-gouvernement, mais douce avec les puissants, et notamment avec la fameuse interview de son compatriote fugitif Carlos Ghosn.
Pour ses débuts sur France 2, elle a donné toute sa mesure dans les comptes-rendus des deux journées revendicatives du 10 et du 18 septembre.
Belle illustration de ces peoples enfermés dans leur bulle, qui considèrent innocemment qu’informer n’exclut pas l’insidieuse imprégnation des convictions de la caste qui nous dirige.
Mais, me direz-vous, comment osez vous parler ainsi d’une personnalité médiatique qui sera bientôt, peut-être, notre
Première Dame, si son époux réussit à prendre les commandes de l’opération « Gauche toute, sauf les méchants » ?
