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le partage du monde ?

mardi 6 janvier 2026, par René Merle

Pour qui aurait encore gardé des illusions sur l’impérialisme américain, qui est dans l’ADN de cette nation [1], un an de présidence Trump a suffi à en démontrer la brutalité vorace.
Passons sur la servilité ou l’impuissance assumée de ce qui s’appelle encore quelque peu ironiquement Union européenne.
Mais on ne peut que d’interroger sur la réaction de la Russie et de la Chine, qui en fait se contentent de protestations non suivies d’une de mesures concrètes.
On imagine facilement que ces puissances nucléaires ne tiennent pas à engager un processus de confrontation qui détruirait la planète. À moins d’un geste fou.
Mais la question d’un nouveau Yalta est présente dans toute la presse internationale, comme le montre la caricature publiée ce mardi 6 janvier dans le grand quotidien québécois le Devoir.
En attendant le jour fatal où inexorablement les trois empires s’entredétruiront, il n’est pas interdit de penser que Trump a les mains libres en Amérique (Groenland y compris) parce que les deux autres empires le laissent prudemment faire, pourvu qu’il ne s’immisce pas dans leur zone d’influence.
Non, les lendemains ne chantent vraiment pas. D’autant qu’en fait l’Empire, au-delà de son expansion territoriale, a colonisé définitivement les esprits [2]

Messages

  • Encore une fois d’accord.
    Je me permettrais d’ajouter que du point de vue trivial de l’énergie, moteur fondamental de notre train de vie, celui actuel des états uniens n’est pas compatible avec leurs ressources propres, aussi abondantes soient-elles. Il ne peut être maintenu que par les flux entrants de capitaux (liés aux pétro-dollars), et de ressources qu’ils ont aspiré jusqu’ici pour le maintenir, envers et contre tout, à l’instar de ce que pratiquait en son temps l’empire romain en capturant à son profit, par exemple, les productions agricoles de la vallée du Nil.
    De ce point de vue, la politique actuelle des Etats Unis est tout à fait cohérente, le train de vie des états uniens étant considéré comme non-négociable. Et je ne parle même pas de l’incompatibilité entre cet type de train de vie et les contraintes environnementales.
    J’ai entendu récemment sur France-Culture une historienne poser la question suivante : quelle démocratie, dans l’histoire, a pu se maintenir dans la durée sans avoir recours à l’esclavage ou à la colonisation ?
    Si un lecteur a une réponse à cette question, cela pourrait aider à envisager l’année sous des auspices un peu plus favorables. Et sinon, il nous faudra bien inventer autre chose que ce que nous avons connu.

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