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Notre Monarque et les Intellectuels

dimanche 18 janvier 2026, par René Merle

J’évoquais récemment, à propos de la guerre, le propos d’un intellectuel très médiatisé :
La guerre ? Mea culpa…
Il fut un des participants au plus lamentable épisode du « Grand débat national » de 2019, censé suturer les déchirures de l’épisode Gilets jaunes [1].
Ministre des finances, puis président, Emmanuel Macron s’est toujours empressé de rencontrer des intellectuels en petit comité.
Cf. par exemple :
Claudio Magris chez Macron
Mais le 28 mars 2019, le petit comité s’était transformé en cohorte.
En despote éclairé et sous l’égide de France Culture, le président avait invité à débattre une centaine d’intellectuels de différentes disciplines, philosophes, sociologues, économistes, historiens, écrivains, et quelques scientifiques. Certains se désistèrent, d’autres étaient empêchés.
En définitive, une bonne soixantaine participèrent au débat.
Vous en trouverez la liste détaillée dans :
https://www.la-philosophie.fr/giltes-jaunes-grand-debat-18-mars-2019

Pour commencer, Le chef de l’État avait rappelé la "démocratie délibérative" qu’il souhaitait bâtir à l’issue du grand débat.
"Il faut bâtir une forme de consensus démocratique, de délibération-décision, qui ne soit pas seulement dans le temps de l’élection. Ni l’épuisement de toute forme de décision dans une démocratie représentative, ni la démocratie directe permanente, mais une démocratie délibérative qui suppose, si le consensus est estimé, qu’on prend la décision."
De quoi sourire quand on se souvient des années qui suivirent.
Le président expliqua ensuite qu’il attendait des intellectuels présents une analyse approfondie de la crise que traverse le pays, et une exploration des « voies et moyens d’en sortir ».
C’est au philosophe autoproclamé Pascal Bruckner que revint l’honneur d’ouvrir le débat, en fustigeant le coup d’État anarcho-fasciste des Gilets jaunes, auquel il aurait souhaité une réponse plus ferme, et d’enchaîner sur le sentiment de déliquescence frappant un pays en état d’effondrement progressif.
À ces joyeusetés succéda un présumé débat de huit heures, où le président monopolisa la parole, au point que beaucoup regrettèrent de n’avoir été que les faire valoir du président.

Il n’est pas inutile de se souvenir de cet épisode de manipulation auquel ces intellectuels se sont soumis, pour mesurer combien ces « sachants » sont, qu’ils le veuillent ou non, des acteurs de l’idéologie dominante qui nous a conduit au chaos actuel. Après le champ de ruines du second quinquennat, leur silence gêné n’en est que plus révélateur.

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