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Élections. Déjà 2017 bis repetita ?
jeudi 12 mars 2026, par
Les sondages, on le sait, font plus l’opinion qu’ils ne la reflètent.
En tout cas, sondages et état réel de l’opinion semblent bien coïncider sur l’importance du vote pour le RN, d’ores et déjà donné présent au second tour de l’élection présidentielle à venir, et gagnant possible si une partie de la droite se rallie à lui, ce qui serait fort probable.
Mais qui serait son adversaire ?
Jean-Luc Mélenchon aime à croire qu’il le sera, et qu’alors, quelles que soient les réserves (pour ne pas dire plus) qu’éprouvent à son sujet bien des électeurs de gauche et du centre, grâce à sursaut républicain il l’emporterait sur l’extrême droite.
Hypothèse peu vraisemblable, qui fait donc cogiter les tenants d’un centre gauche dont l’appétit de pouvoir ne désespère pas.
Ce centre gauche ne brille pas par son désir d’unité. Une écologiste s’est déjà portée candidate, et les deux fractions du parti socialiste préparent chacune un postulant…
Mais il ne faudrait pas avoir la naïveté d’imaginer que le conglomérat financier-médiatique-judiciaire qui a porté au pouvoir l’inconnu Emmanuel Macron, jeune banquier choisi comme conseiller, puis comme ministre par le président socialiste Hollande, n’a pas focalisé pour 2027 sur le meilleur candidat propre à servir ses intérêts dans la politique européenne néo-libérale.
Des indices, et presque une certitude, font peut-être penser à celui qui est d’ores et déjà le chouchou des médias : Raphaël Glucksmann, fondateur et leader de « Place publique », élu député européen avec le soutien du Parti socialiste.
Pour qui en ignorerait, rappelons que, formaté aux meilleures sources étatsuniennes, il était passé de la très droitière « Alternative libérale » en 2006 à des aventures politiques en Géorgie puis en Ukraine, où il tint une position libérale-"humaniste", où le social n’avait guère de place. Le voici grand pourfendeur du pacifisme rampant présumé russophile, et jusqu’au boutiste dans l’opposition à Poutine.