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Municipales, avant le second tour
vendredi 20 mars 2026, par
Quelle angoisse (?) sur nos terres varoises, Toulon, La Seyne, la Valette (pas l’élue, la ville)… Les caciques de la droite plus que menacés par le RN mendient les pourtant faibles voix d’une gauche sur laquelle ils n’ont cessé de cracher. Et la dite gauche de se précipiter dans ces bras grands ouverts, histoire de sauver la République, quitte à se retrouver demain toute seule et méprisée dans son coin. Bref, vive la politique !
Mais venons-en au plan national :
Nos augures télévisuels et journalistiques sont stupéfaits devant les résultats de LFI sur laquelle ils n’ont cessé de cracher depuis des moins.
Ce que j’en pense ?
Je vous renvoie à ce récent article quelque peu prémonitoire
De l’utilité de l’excommunication de LFI
samedi 28 février 2026, par René Merle
Vive le Nouveau Front Républicain ! Du RN au PS...
J’écrivais le 19 février dernier quelques lignes inquiètes, sur lesquelles je reviens.
Je n’ai jamais fait partie de LFI et, ce site en témoigne, je ne me reconnais en rien dans sa gesticulation au service de l’ambition présidentielle de son chef. Mais après le suicide du Parti communiste promu en roue de secours du PS, la nature ayant horreur du vide, LFI a représenté (bien mal à mon avis) l’aspiration à la victoire contre le libéralisme macronien impudemment triomphant. Depuis le meurtre de Quentin Deranque se sont multipliés articles et pétitions dénonçant l’emballement médiatique et politique visant à l’excommunication de LFI, (désormais mis « hors de l’arc républicain »), à la reconnaissance du RN comme membre à part entière de cet arc républicain, voire au dédouanement de l’activisme d’extrême-droite.
Le lynchage médiatique qui s’est abattu sur LFI fait passer à la trappe l’affaire Epstein, révélatrice si besoin était de la réalité de nos « élites », et autorise des dérives particulièrement inquiétantes. Passons sur la demande d’interdiction de LFI formulée dans un élan de sauvegarde républicaine par le maire LR de Nice (sans doute se croyait-il en 1939 quand le gouvernement radical-divers droite interdit le Parti communiste [1]).
Mais nous ne pouvons que constater que ce lynchage de LFI sert un pouvoir qui, sur tous les sujets, veut imposer le silence à la contestation.
Comment ne pas s’inquiéter, par exemple, quand on voit le Premier Ministre, au déjeuner annuel du CRIF, annoncer qu’il prend à son compte la proposition de loi Yadan demandant la criminalisation de la critique de la politique israélienne, considérée comme du terrorisme antisémite !
Et pendant ce temps la collusion RN-Droite vise une victoire en 2017, contre laquelle le chef de LFI, appuyé sur sa « Nouvelle France », veut se poser en adversaire unique. Alors que, n’en doutons pas, le pouvoir occulte de la finance et des médias qui a permis l’élection de l’inconnu Macron est en train de mijoter une bonne petite candidature propice à tout changer, pour que rien ne change, comme disait le regretté Lampedusa.
Notes
[1] Cf. 26 août 1939, interdiction de la presse communiste et Dissolution du Parti communiste.