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Du blanc et du bleu : Grèce, Marseille, Israël
lundi 13 avril 2026, par
Du Blanc et du Bleu, deux couleurs qui me renvoient à la fois à la Grèce, à Marseille et à Israël, bien qu’il n’y ait rien de commun entre l’héritage des Ioniens de Phocée et celui de David.
Le drapeau grec est né de la guerre d’indépendance contre les Ottomans (1821-1829) : le bleu symbolise le ciel et la mer, le blanc la pureté de l’indépendance, et la croix, évidemment, signifie évidemment l’attachement à l’église orthodoxe.
Et les neuf bandes bleues et blanches horizontales symbolisent, nous dit-on, les neuf syllabes de la devise grecque Ελευθερία ή θάνατος, « Eleftheria i Thanatos » : la Liberté ou la mort.
Mais quid de Marseille, fille de Phocée ?
La ville libre de Marseille fut un actif point de départ pour les croisades. D’où son drapeau offrant une croix d’azur sur fond argent, soit, pour parler clair, une croix bleue sur un fond blanc.
Le drapeau actuel de Marseille en procède.
Depuis sa création en 1889, l’Olympique de Marseille porte la tenue bleue et blanche, inspirée du blason de la ville et aussi des couleurs grecques, en nostalgie de Massalia. Le blanc, qui plus est, était censé représenter la pureté olympique (on ne sourit pas, SVP) dont était porteuse la Grèce antique.
Mais venons-en à Israël.
Après 1918, sous le mandat britannique, la colonie israélite sans cesse grandissante avait choisi un drapeau officieux, bleu et blanc.
Lors de sa constitution en État, en 1948, elle prit pour emblème le drapeau traditionnel des organisations sionistes européennes, qui porte en son centre le bouclier de David ; les deux bandes bleues sur fond blanc évoquent le talith, le châle de prière. Mais d’aucuns y ont vu la représentation du Nil et de l’Euphrate, limites du Grand Israël dont rêve la droite israélienne. C’est en tout cas le sens qu’on lui donne dans les pays arabes voisins.