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France. Lendemains qui chantent ?
vendredi 17 avril 2026, par
Que diront les historiens de l’écheveau de données sociales, économiques, culturelles, politiques, qui structurent la France d’aujourd’hui, et de ce qu’elles engendreront ?
Nous ne sommes guère en mesure de le savoir.
Nous avons le nez sur la vitre et, au gré de nos humeurs, de nos opinions et de nos sources d’information, nous ne voyons en fait pas plus loin que notre quotidien.
De cette immédiateté, tirons d’abord le fil du vécu, dans un pays où la crise mondiale n’est pas sans répercussions sur le train de vie des couches dites moyennes, mais percute de plein fouet le niveau de vie des couches populaires, dont une partie conséquente, notamment en milieu semi-urbain, vit dans une pauvreté affligeante. La grogne sera-t-elle effacée par la résignation, ou le mécontentement explosera-t-il en crise rappelant celle des Gilets jaunes ? À l’évidence, le gouvernement s’interroge sur sa réponse, tout en se défaussant sur une situation internationale dont il n’est pas responsable.
Sans trop y croire, on attend de lui des solutions. Mais les caisses sont presque vides, et le soutien à l’Ukraine, la militarisation de l’économie et l’énorme augmentation du budget militaire ne cessent pas de les épuiser. Mais là, pas touche. Le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon nous signifié récemment qu’il fallait « accepter de perdre ses enfants » face à l’éventualité d’une guerre avec la Russie. Attention, pas avec nos amis étatsuniens et israéliens, qui nous méprisent, mais avec ces moujiks dont l’idée fixe est d’aller défiler sur les Champs-Élysées, comme fit Hitler en 40.
Dans ce contexte, le président, qui mène la barque pour moins d’un an encore, tient à entrer dans l’Histoire en homme d’État, tant en homme de négociation qu’en chef de guerre, mais ses initiatives internationales sont reçues comme celles d’une mouche du coche sans importance.
La fin annoncée de l’ère Macron tient en fébrilité la plupart des leaders politiques, dont, à droite comme à gauche, les appétits personnels semblent pour l’heure empêcher des rassemblements autour d’une candidature commune. Jean-Luc Mélenchon proclame qu’il sera porté victorieusement par une Nouvelle France métissée, cependant qu’à l’autre extrême le jeune présidentiable leader d’un grand mouvement populiste vient d’afficher une idylle avec… une princesse. La droite, sous différentes formes, et surtout la droite extrême, a le vent en poupe, confortée par le propriétaire d’une tentaculaire multinationale qui met brutalement la main sur les médias.
Mais l’élection présidentielle de 2027 ne semble guère être la préoccupation des citoyens, dont de toute façon près de la moitié s’est décidément installée dans une abstention désabusée.
En tout cas, sans être le moins du monde complotiste, je suis certain que les forces économiques, médiatiques, judiciaires qui ont porté l’inconnu Macron au pouvoir sont à l’œuvre pour lui trouver un successeur qui continuera la même politique.