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Violences juvéniles urbaines mea culpa
jeudi 4 juin 2026, par
Allons bon, j’aurais dû tourner ma main sept fois sur le clavier avant d’écrire ce billet :
Violences juvéniles urbaines.
J’avais tout faux. En effet, j’ai écouté le chœur des responsables LFI et j’ai compris que tout cela était la faute de la police, d’abord parce qu’elle était massivement présente, et donc provocatrice, alors qu’il suffisait de laisser les supporters dans leur liesse, ensuite parce qu’elle a malmené de sympathiques jeunes gens qui ne faisaient que manifester leur joie…
Bon, soyons sérieux.
Depuis l’épisode sanglant des gilets jaunes, l’on sait que le pouvoir macronien a fait de certaines unités de la police et de la gendarmerie des corps de guerre civile, pour lesquels tout est bon pour s’entraîner à l’éventualité d’un Grand Soir où l’on prendrait le Palais d’Hiver…
J’en ai souvent parlé, et souligné l’extrême dangerosité de ce Manifestations : du dévoiement du rôle légitime de la Police, qui risque de nous amener à Police corps autonome ?.
L’on sait aussi que depuis 2015, à rebours de l’énorme majorité de la population, LFI considère comme légitimes les violences urbaines d’une certaine jeunesse populaire, dans laquelle elle pense retrouver la lutte des classes à l’état pur. Manipulation idéologique dont l’arrière-plan est tout simplement le désir de conforter un ancrage électoral très ciblé.
Cela risque de lui coûter cher en sympathies et en voix, car le « bon sens populaire » dont la gauche radicale aime se réclamer, rejette absolument ces violences dites gratuites, dont les propriétaires de voitures ou de magasins sont les premières victimes.
Pour aller un peu plus loin, je crois que LFI pourrait aussi s’interroger sur l’immense aliénation populaire qui fait que des foules déferlent pour célébrer la victoire de « leur » équipe, à savoir une équipe de mercenaires dont les résultats s’inscrivent dans la recherche du profit capitaliste.
Rien d’étonnant à ce que notre vibrionnant président aille recevoir les équipiers du PSG, puis des Bleus, comme s’il s’agissait d’une cause nationale.
Je conçois parfaitement que l’on aime un sport, surtout si on l’a pratiqué, et que l’on suive avec intérêt sa concrétisation locale. Ainsi, invalide et quelque peu aliéné que je suis, je me surprends à suivre sur Canal + les évolutions du Rugby Club Toulonnais, sans illusions sur le conglomérat de joueurs de valeur venus tous les horizons, et non de Toulon, mais dans lesquels des milliers de locaux se reconnaissent, sans pour autant aller tout casser dans la ville en cas de triomphe ! Il faut bien vivre avec sa ville...
Bref, j’attends de voir peut-être bientôt Jean-Luc Mélenchon, grand sportif devant l’Éternel, paré de l’écharpe des Bleus trépigner sur les Champs-Élysées et se faire courser par les gendarmes mobiles avec la jeunesse des cités populaires dont il s’est proclamé le leader (máximo évidemment).