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Si vis pacem...

mardi 29 septembre 2026, par René Merle

Je vois depuis mon balcon l’alignement gris des navires de guerre de la Marine nationale, et je ne peux m’empêcher de penser que, si la guerre éclatait, la rade serait cible immédiate de bombardements, comme elle le fut en 1943-1944, bombardements dont le souvenir terrifiant (j’avais sept ans) m’a à jamais empêché de considérer comme des jeux vidéo les attaques aériennes dont la télé fait sa pâture : La cible est localisée et l’on attend qu’elle soit pulvérisée… Bingo !
Les généraux en retraite, et même en exercice, si présents sur les plateaux télévisés, ne cessent de nous répéter qu’il faut être prêts au sacrifice suprême que la situation exige, relayés en cela par notre Président 18% dans les sondages, dont le bellicisme russophobe m’effraie, car, à force de titiller l’Ours supposé pratiquer chez nous une guerre hybride dont on se garde bien de nous donner les détails, (faute de preuves ?), on pourrait bien en recevoir pour de bon un coup de patte.
Oui, je sais, je suis parano, et qui plus est couard, puisque, à l’évidence, la fourbe Russie ne feint de piétiner en Ukraine que pour se préparer à nous envahir, comme en 1814-1815… Le pape a eu beau dire à Metz que le réarmement frénétique que nous connaissons ne peut mener qu’à la catastrophe, notre frétillant président a gentiment fait la leçon à l’homme en robe, car, c’est bien connu, si vis pacem, para bellum.
Et puis, une bonne crise guerrière avant l’élection présidentielle, ça ne mangerait pas de pain, pour notre chef de guerre dont l’échec présidentiel est évident, même pour ses derniers fidèles…

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