Je viens de relire les terribles, les déchirantes, les magnifiques pages qu’Élisabeth de Fontenay a consacrées à son frère autiste [1], dont la nuit, dit-elle, « dénote dans mon récit la cécité d’un soi qui n’est pas devenu soi-même parce qu’il s’est trouvé, toujours déjà, ou tout d’un coup, ou peu à peu dépourvu de l’extériorité du monde signifiant et du rapport aux autres, privé de ce que nous appelons, sans nous poser de questions, la réalité. La nuit de Gaspard évoque un soi qui n’a pas (…)
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