Malgré son échec commercial, Casque d’Or, de Jacques Becker [né en 1906] (tourné en 1951, sorti en 1952), est un de mes films préférés du cinéma français de l’après-guerre. Pour moi, la scène de la rencontre de Casque d’or et de Manda est une des plus belles scènes de ce cinéma... En 1973, Reggiani lui consacrera une chanson, Un menuisier dansait, que l’on trouvera facilement sur le Net. Triste contrepoint à cette mythologie, un triste écho publié le 12 août, en première page de la toute (…)
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Cinéma
Articles
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Casque d’or, le bal dont je ne me lasse pas
26 octobre 2020, par René Merle -
Capra, Meet John Doe
20 octobre 2020, par René MerleL’homme de la rue
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Georges Duhamel et le cinéma
1er mai 2018, par René MerleAprès l’article Georges Duhamel et la voiture me sont revenues plein de références scolaires duhameliennes. Au premier chef bien sûr la terrifiante visite de l’usine US où l’on enfourne les cochons qui ressortent en saucisses. Mais également son propos sur le cinéma que l’on nous demanda de commenter (j’en mets les lignes en bleu). Personnellement, j’aurais eu quelque mal dans mes 13-14 ans à dire quelque chose de fondé sur une expérience cinématographique, puisque je n’allais pratiquement (…)
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Souvenirs : antiaméricanisme et soft power étatsunien
20 décembre 2025, par René MerleLes Belles Âmes qui depuis si longtemps avaient les yeux de Chimène pour le protecteur étatsunien n’en reviennent pas. Trump nous abandonne et méprise… Ses dernières déclarations justifient cette vieille méfiance à l’égard des USA que nos élites vilipendaient en la traitant d’antiaméricanisme primaire. Ce qui m’incite à radoter sur mes souvenirs de prime jeunesse (je suis né en 1936), soit des lendemains de la Libération au milieu des années cinquante, dans le contexte de l’atlantisme et de (…)
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1942, Les Visiteurs du soir, Prévert mis en musique
20 octobre 2020, par René MerleJe viens de revoir sur VOD, excellentent rénové, Les visiteurs du soir de Marcel Carné. Ce devait être pour la troisième fois. Je n’avais pas pu évidemment le voir à sa sortie. Décembre 42, la zone Sud a été envahie pas les nazis, le STO s’amorce avec un recensement obligatoire, les persécutions antisémites et la chasse aux résistants s’accentuent, les Américains ont débarqué en Afrique du Nord, et le sort de l’Europe est suspendue à la résistance soviétique à Stalingrad. C’est dans ce lourd (…)
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"La main qui étreint", souvenirs familiaux du premier cinéma, du vieux feuilleton... et de "la culture populaire"
19 mai 2023, par René MerleComme souvent, me voici parti (l’âge aidant), vers le terres de l’enfance... Merveille d’Internet… Je comprends enfin le sens de cette « main qui étreint », que tout jeune j’entendais souvent revenir, sans autre explication, et à diverses occasions, dans la bouche de ma grand-mère et ses voisines, habituées de la chaise sortie devant la porte et du feuilleton commenté. Je ne m’étais jamais enquis du sens véritable et de l’origine de l’expression. Mais l’âge me reportant vers les souvenirs (…)
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Leopardi, "Il giovane favoloso"
28 décembre 2020, par René MerleJ’évoquais récemment un des ultimes poèmes de Giacomo Léopardi : Leopardi, "Le genêt, ou la fleur du désert", texte italien suivi de la traduction française. . Pour l’éclairer, un mot sur un film de Mario Martone qui a obtenu un énorme succès en Italie, Il giovane favoloso, (le jeune fabuleux), 2014, un biopic sur la vie si brève du poète. L’entreprise était risquée de mettre à plat la vie du plus célèbre des poètes italiens après Dante. Martone a tenu à la plus absolue vérité des lieux et (…)
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Habemus Papam
24 octobre 2020, par René MerleJ’ai revu avant-hier avec grand plaisir sur Arte Habemus Papam de Nanni Moretti (2011).
Du somptueux décor vaticanesque à celui de la vie quotidienne romaine, dépourvu de tout pittoresque, Moretti manie sa caméra virtuose.
Une fois de plus pour exorciser son inquiétude inhérente à sa perception de la vie.
Les simples gens fugitivement aperçus le sont dans leur métier, leur transports quotidiens, leur indifférence apparente traversée de générosité spontanée.
Mais en ce qui concerne le (…) -
« Une semaine de vacances », Tavernier.
23 octobre 2020, par René MerleLe film nous renvoie au doute qui devrait être celui de tout enseignant...
Pour l’enseignant que j’ai été, revoir Une semaine de vacances, de Bertrand Tavernier (1980), grandement inspiré du roman de l’ex-professeur d’anglais Claude Duneton, Je suis comme une truie qui doute, a été pour moi un grand plaisir. Parce que, comme Duneton, « Une semaine de vacances », Tavernier. le film nous renvoie au doute qui devrait être celui de tout enseignant (de lettres à tout le moins, parce que les (…) -
Mallarmé, le livre et le cinéma
11 mars, par René MerleDans le Mercure de France, janvier 1898, Mallarmé répondait ironiquement (?) à l’Enquête sur le roman illustré par la photographie :
« Je suis pour — aucune illustration, tout ce qu’évoque un livre devant se passer dans l’esprit du lecteur : mais, si vous remplacez la photographie, que n’allez-vous droit au cinématographe, dont le déroulement remplacera, images et texte, maint volume, avantageusement. »
Que dirait-il aujourd’hui ? Sans doute la même chose, et plus encore.
Beau sujet de (…)