Je viens encore de lire des lamentations sur la langue française qui s’en va, dans la dégradation de son enseignement, le laxisme des media audiovisuels, la propension des soi-disant classes supérieures à lui préférer l’anglo-américain, l’interférence d’une immigration non assimilée, et j’en passe. Si une langue est à l’évidence un bien commun qui doit nous permettre de communiquer au présent, elle est aussi l’aboutissement provisoire d’une très longue évolution qui, malgré la scolarité (…)
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Chanson de Roland
Articles
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Lamentations sur la langue française
15 octobre 2025, par René Merle -
Vieux français ou Jeune français ? La Chanson de Roland
27 décembre 2020, par René MerleDes vertus de l’ancien français...
Comme souvent, j’ai replongé une fois encore avec grand plaisir dans mon vieil exemplaire de La Chanson de Roland.
Carles li reis, nostre emperere magnes, Set anz tuz pleins ad estet en Espaigne.
Après sept ans de combats en Espagne, Charles victorieux franchit les Pyrénées pour regagner la Gascogne… Chacun connaît alors le sort tragique de son arrière-garde après la trahison de Ganelon et la mort héroïque de Roland. Évidemment, je n’ignore pas (…) -
Séparer l’homme et l’œuvre ? et des limites des biographies...
6 janvier 2018, par René MerleIl y a peu, Gérard Pavillon portait le commentaire suivant sur l’article Borges... fictions : « Séparer l’homme et l’œuvre, Céline, Borges et d’autre, c’est ce que je ne sais toujours pas faire. Peut-être que je vais adopter votre solution : lire puis jeter à la poubelle (je n’ai pas de cheminée non plus). » Et je répondais : « La question est en effet bien difficile à traiter si l’on veut éviter le manichéisme un peu facile. Mais, comme vous, je n’arrive pas et ne veux pas séparer l’homme (…)
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Apologie de « la Chanson de Roland », Joseph Bédier. Comment lire et traduire le poème ?
27 décembre 2020, par René MerleApparition d’une koiné littéraire aristocratique ?
Joseph Bédier [1864-1938] n’était pas de la génération de Brunetière [1849-1938], dont il fut l’admirateur dévoué. Mais, dès ses premiers travaux, son approche du Moyen-Âge, de sa langue et de sa littérature, fut différente de celle du maître. Et nonobstant son admiration pour Brunetière, Bédier affirmera avec force par la suite un point de vue opposé. Il fut de ceux, et peut-être le premier d’entre eux, qui œuvrèrent au début du XXe (…)