Reprenant un refrain de Rouget de l’Isle de 1792, dans leur pièce Le Chevalier de Maison-Rouge (1847), Alexandre Dumas et Auguste Maquet lançaient ce Chant des Girondins qui devint en 1848 l’hymne national de la Seconde République :
Mourir pour la Patrie Mourir pour la Patrie C’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie C’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie
On imagine assez facilement aujourd’hui notre Monarque Président entonner ce refrain…
Il est assez paradoxal de (…)
Accueil > Mots-clés > Index > Cœurderoy
Cœurderoy
Articles
-
Mourir pour la Patrie...
21 janvier, par René Merle -
Le radicalisme absolu de Ernest Cœurderoy
26 décembre 2020, par René MerleLe jeune interne des hôpitaux, Ernest Cœurderoy fut un des rares "non prolétaires" à participer à l’insurrection ouvrière parisienne de juin 1848. Nous lui devons un des plus terribles témoignages sur la répression de l’insurrection : article Nous avons vu comment, dans l’ouvrage qu’il cosigne avec Octave Vauthier (jeune ingénieur fouriériste et révolutionnaire de juin 1848), La barrière du combat, Bruxelles, Labroue, 1852, Cœurderoy fustige le chauvinisme des chefs républicains et (…)
-
Soutiens républicains à la conquête de l’Algérie (1830-1851). L’enthousiasme des Républicains et des Socialistes
27 décembre 2020, par René MerleUne idéologie guerrière et « civilisatrice »
Vous avez pu le constater, j’ai depuis la naissance de ce site donné beaucoup d’articles relatifs à la Monarchie de Juillet (1830-1848) et à la Seconde République (1848-1852). C’est dire que, Gallica aidant magnifiquement, combien je me suis plongé dans la presse de l’époque. Or cette époque, initiée par la Révolution de 1830 qui porta au pouvoir Louis-Philippe, est aussi initiée par la conquête de l’Algérie. L’armée française, l’armée des (…) -
Cœurderoy et le chauvinisme belliciste français, au regard d’une histoire sanglante, 1852
26 décembre 2020, par René MerleBien que ne pardonnant pas aux chefs démocrates-socialistes d’avoir laissé écraser les prolétaires en Juin 1848, voire de les avoir combattus, le jeune médecin Cœurderoy milita activement dans les rangs des « Rouges », il s’y fit remarquer par son enthousiasme et sa rigueur. Il fut accusé d’avoir été un des initiateurs de la journée parisienne de protestation de la Montagne, le 13 juin 1849. Voici ce qu’on peut en lire dans Pascal Rhaye, Les condamnés de Versailles, Paris, chez l’éditeur, (…)
-
Une République mort-née - II - L’explosion de Juin 48. Documents
29 décembre 2020, par René MerleVous l’avez constaté, avec les tragiques événements de Guéret, je viens de terminer cette série d’articles, qui courent de fin février à la mi juin 1848, (quatre mois gros de tensions sociales). Cf. : Une République mort-née. I - Février-Mai 1848, Documents Nous sommes à la veille de l’événement majeur de la fin juin, l’insurrection ouvrière qui secoua brièvement Marseille, et plus durablement, et avec une puissance inouïe, la capitale.. Je vais revenir longuement, dans une nouvelle série (…)
-
Hegel et la guerre... Et nous...
29 décembre 2020, par René MerleCf. La guerre, toujours... De la guerre contre la sclérose des nations, dixit Hegel ! ou de la honteuse apologie du bellicisme
Bouleversée, remodelée par la succession interminable des guerres révolutionnaires et impériales (1792-1815 !), l’Europe va entretenir tout au long du XIXe siècle avec l’imaginaire guerrier un rapport complice, dont participeront les idéologues de toutes obédiences, des contre-révolutionnaires aux révolutionnaires (les Blanquistes français par exemple, ou le jeune (…) -
J’ai pour les drapeaux une vieille fixation...
28 décembre 2020, par René MerleJ’ai pour les drapeaux une vieille fixation, depuis que tout enfant je les découvrais dans le Larousse familial, en pages centrales. Certains, et non des moindres, ont disparu depuis ; beaucoup ont apparu, au point que lorsque je promène sur le port d’Hyères, lors des grandes compétitions internationales de voile, il m’arrive de m’interroger devant des emblèmes nés de la dernière pluie. Et que dire des innombrables emblèmes politiques, religieux, sectaires, syndicaux qui ont envahi notre (…)
-
Baudelaire sur Horace Vernet, le peintre officiel des victoires militaires françaises
3 septembre 2024, par René MerleLa chronique baudelairienne des Salons a commencé en 1845, avec le premier fascicule publié chez Jules Labitte. En rupture avec son beau-père, et reprenant le nom de sa mère, Baudelaire signe alors : Baudelaire Dufaÿs. Le texte de 1846 est repris dans : Charles Baudelaire, Salon de 1846, Curiosités esthétiques, Michel Lévy frères, 1868. Dans ce billet de 1846, Baudelaire règle son compte au peintre officiel des victoires militaires françaises (et par la même occasion au formalisme chauvin de (…)