Comme dit la chanson, je vais maintenant vous parler d’un temps que les moins de vingt ans (et pas que les moins de vingt ans !) ne peuvent pas connaître… C’était en 1955. J’avais eu en prépa la révélation de Stendhal romancier et autobiographe, et le Rouge et le Noir de Claude Autant Lara était sur tous les écrans de cinéma depuis un an déjà, avec des acteurs prestigieux. Dans l’absolu de la jeunesse, persuadé que la mise en images d’un roman ne pouvait qu’être une entreprise vaine, voire (…)
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Stendhal
Articles
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« Le Rouge et le Noir » au cinéma, 1954
13 septembre 2024, par René Merle -
Stendhal, sur le compatriote et sur l’étranger...
21 avril 2024, par René MerleEn ces temps où l’on parle beaucoup (trop ?) d’identité française, je reviens sur ce billet de 2022 :
L’étranger… Je fais bien volontiers mien le propos de Stendhalqui oppose à son compatriote l’ultraroyaliste romantique Chateaubriand le républicain italien Rasori..
« Un de mes amis romains me disait : « Vous parlez mal de nous… les Français nous veulent du mal… » Arrêtez. L’étranger n’est pas celui que sépare de nous le hasard d’une rivière ou d’une montagne. Mais celui dont les (…) -
Stendhal à Béziers
20 juillet 2023, par René MerleStendhal, Mémoires d’un touriste, 1838 « Béziers, le 13 septembre 1837. En parcourant ces petites rues étroites et sombres de Béziers, je me suis rappelé le sac de cette ville, et le propos du chef catholique : Tuez toujours, Dieu reconnaîtra les siens. Nous ne sommes pas si loin de ce temps-là, n’avons-nous pas le mot contemporain, à propos des sacrilèges : Il faut les renvoyer devant leur juge naturel ! Et cet autre mot, presque aussi célèbre : Pour gouverner un département, il ne faut (…)
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Aragon, la lumière de Stendhal
23 juin 2023, par René MerleJ’ai évoqué récemment, à propos de Baudelaire, l’ouvrage d’Aragon La lumière de Stendhal, Denoël, 1954. Il faut lire cette passionnante étude historique, politique et militante, écrite dans le dur contexte de guerre froide extérieure et intérieure que connaissait alors la France. En voici la conclusion :
« A vrai dire, comme toutes les œuvres profondément ancrées dans l’actualité, Le Rouge et le Noir n’a pas vieilli face aux romans qui flottent dans l’éternité. À vrai dire, Le Rouge et le (…) -
Monument Stendhal
6 juillet 2023, par René MerleDans ma jeunesse étudiante, chaque fois que j’entrais, ou sortais du jardin du Luxembourg par l’entrée sud-ouest, je passais devant le bien banal (à mon goût) monument Stendhal [1].
J’imagine que Stendhal n’en aurait peut-être pas été enchanté, car il devait rêver d’une autre postérité que celle d’un bloc de pierre.
Mais j’imagine aussi qu’il aurait souri s’il avait vu cette assemblée de notables et d’hommes ( et quelques femmes) de lettres assemblés le 28 juin 1920 pour l’inauguration. Le (…) -
Aragon et Baudelaire. 1954
19 juin 2023, par René MerleSuite à mon billet À propos de Stendhal, j’ai sorti de son étagère La Lumière de Stendhal, d’Aragon, Denoël, 1954, dédicacé par l’auteur. Je l’avais acheté à une fête progressiste du Livre. C’était en 1955 et j’avais 19 ans.
À propos de Baudelaire, qui avait qualifié Le Rouge et le Noir de « caprice sans motif », Aragon écrit cette exécution en règle :
« Le Rouge et le Noir, caprice sans motif ! Il faut à Baudelaire, antiréaliste enragé, qui hait Molière, qui hait la peinture flamande, (…) -
À propos de Stendhal
17 juin 2023, par René MerleJ’aime Stendhal, et ce site en témoigne par quelques échos.
Lors de la dernière émission de La Grande Librairie, j’ai été peine d’entendre quelques beaux esprits mettre à mal Le Rouge et le Noir, et j’ai particulièrement été peiné de voir un écrivain que j’estime beaucoup, Mathias Enard, participer à cette curée.
Mais bon, quoi qu’ils en disent, le Rouge et le Noir demeure un chef d’œuvre qui n’a rien de délayé et de figé, et qui nous donne encore bien des clés pour comprendre notre temps, (…) -
Le poète en dialecte milanais Porta vu par Stendhal
27 décembre 2020, par René MerlePorta témoin de son temps
Porta vu par Stendhal. Un regard sur Milan des années 1810
Stendhal aime Porta pour son naturel et sa liberté de ton. Porta n’a que faire des grâces académiques, il ne philosophe pas, il montre. C’est essentiellement dans son Rome, Naples et Florence (1817) que Stendhal parle de Porta, Il traite donc à la fois des publications de la période de domination française, initiées en 1811, et celles du retour de la domination autrichienne, 1814-1817. Et bien (…) -
Séparer l’homme et l’œuvre ? et des limites des biographies...
6 janvier 2018, par René MerleIl y a peu, Gérard Pavillon portait le commentaire suivant sur l’article Borges... fictions : « Séparer l’homme et l’œuvre, Céline, Borges et d’autre, c’est ce que je ne sais toujours pas faire. Peut-être que je vais adopter votre solution : lire puis jeter à la poubelle (je n’ai pas de cheminée non plus). » Et je répondais : « La question est en effet bien difficile à traiter si l’on veut éviter le manichéisme un peu facile. Mais, comme vous, je n’arrive pas et ne veux pas séparer l’homme (…)
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Bonaparte « libérateur », Bonaparte criminel de guerre. Comment se comporta l’armée d’Italie en mai-juin 1796
28 décembre 2020, par René MerleDe Milan à Pavie
Carle Vernet, Pavie La Campagne d’Italie, dit la chronique, révéla le génie militaire du jeune général de 26 ans. Il apparaît moins dans la chronique que cette Campagne révéla aussi un criminel de guerre. Dans son ouvrage Bonaparte et les Républiques italiennes, Paris, Alcan, 1895, Paul Gaffarel, pourtant favorable au général, ne put que le révéler, au grand dam des admirateurs du général et futur Empereur. Au moment où la cavalerie française dispersait les derniers (…)