J’ai déjà rapidement évoqué sur ce site le Racine tragédien. Je ne donne ici ce poème que pour retrouver, avant le grand peintre des passions, le versificateur au registre alors si différent de celui de ses graves Cantiques de vieillesse. En 1762, (l’année de ses 23 ans), Racine, qui a quitté Paris pour retrouver à Uzès son oncle Antoine Sconin, vicaire général de l’évêque d’Uzès, dont il escompte obtenir un prieuré, a découvert un Midi où la campagne verdoie même l’hiver. D’où ces (…)
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XVe - XVIe - XVIIe siècles
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Racine avant Racine. Et nous aurons des nuits...
13 mai, par René Merle -
Montaigne homme de son temps : humilité devant les auteurs anciens, humilité devant la maîtrise du français
20 avril, par René MerleEn tant qu’ancien enseignant, donc a priori homme de culture (encore que l’on puisse en douter aujourd’hui), et en tant que Français méridional (comme on dit), j’aime revenir à cette citation de Montaigne, Essais, Livre II, « De la præsumption », que je vous livre dans sa graphie originale (ce n’est pas gentil pour qui aurait du mal à la lire, mais je me plonge toujours avec plaisir dans ce français du XVIème siècle) : « J’ay tousjours une idée en l’ame et certaine image trouble, qui me (…)
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Agrippa d’Aubigné et la postérité de son livre
16 avril, par René MerleEn complément à l’article Après la mort ?
Le veux chef de guerre protestant, désillusionné et ostracisé, ouvre ainsi son magnifique ouvrage Les Tragiques, données au public par le larcin de Prométhée. Au Dezert, par L.B.D.D , 1616 :
« L’autheur à son livre
Va, Livre, tu n’es que trop beau Pour estre né dans le tombeau Duquel mon exil te delivre ; Seul pour nous deux je veux perir : Commence, mon enfant, à vivre, Quand ton pere s’en va mourir. Encores vivray-je par toy, Mon filz, comme (…) -
Du Bellay - Les antiquités de Rome
7 avril, par René MerleJ’avais en son temps donné ce poème dans sa graphie originale, tel que l’écrivis Du Bellay à propos de son séjour à Rome qui se survit tristement de ses ruines. La déploration de sa ruine, comme dit le sous-titre...
C’était une démarche qui a rebuté bien des lecteurs.
Voici donc ce poème dans sa présentation moderne, une des plus belles et mélancoliques méditations sur le flux du temps :
Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n’aperçois,
Ces vieux palais, ces (…) -
Le coche et la mouche
13 octobre 2025, par René MerleLaissant le Premier Ministre se dépatouiller des basses besognes politiciennes, (former un gouvernement de socle commun avec les mêmes sans les mêmes : le résultat est assez pittoresque), notre Président sera en Égypte en soutien à la mise en œuvre de l’accord présenté par le président américain, Donald Trump, pour mettre fin à la guerre à Gaza. Je ne sais pourquoi, cela m’a donné l’envie de relire La Fontaine.
Le coche et la mouche
Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de (…) -
France, mère des arts, des armes et des lois
24 juin 2025, par René MerleJ’évoquais dans l’article [3991] l’entame du célèbre poème de du Bellay, « France, mère des arts, des armes et des lois », mais sans en dire plus sur ce texte et sur cet auteur qui tient une place notable dans ce site, tant pour sa poésie que pour son engagement en faveur de la langue française. J’invite naturellement les nouveaux lecteurs à se reporter à ces articles. Le poème est publié en 1558 dansLes Regrets et Autres Œuvres poétiques , un an avant la fin de la dernière de ces guerres (…)
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Montaigne, de la vaillance des nobles et de la chasteté des femmes
7 juin 2025, par René MerleMes fort lointaines années d’étudiant m’avaient essentiellement présenté Montaigne comme un sage sceptique retiré du monde, porteur et révélateur de l’humaine condition : « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition. […] Les autheurs se communiquent au peuple par quelque marque particuliere et estrangere ; moi, le premier par mon estre universel, comme Michel de Montaigne, non somme grammairie, ou poëte, ou juriconsulte ». Mais devant le nom de Montaigne, il y bien la (…)
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Montaigne La Boétie, Desan, Le mentir vrai ?
21 avril 2025, par René MerleJ’ai toujours été fasciné par le fameux brulot de La Boétie, Discours de la servitude volontaire ou Le Contr’Un, et je me suis amusé d’ailleurs de voir Jean-Luc Mélenchon baptiser en 2019 sont think tank « Institut la Boétie », en opposition ironique au think tank néolibéral bien connu qu’est depuis 2000 l’Institut Montaigne. Un face à face dont la validité historique est des plus douteuses si elle vise à opposer un La Boétie démocrate et subversif face à la rouerie d’un Montaigne (…)
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De ma découverte du théâtre classique, Phèdre, Racine
29 mars 2025, par René MerleEn complément au récent article Du français en classe de seconde générale, et des échanges récents sur ce sut autour de la culture et de la lecture, je redonne ici un ancien article, pour illustrer comment je suis passé d’une indifférence (due à un contact raté avec la culture classique), à une découverte émerveillée. Les considérations qui suivent peuvent donc illustrer ma conviction que la culture dite classique n’est pas un gadget destiné aux "intellectuels", mais un bien commun qu’il (…)
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Hamlet, des signes annonciateurs du désastre
23 décembre 2024, par René MerleÀ la charnière des siècles XVI et XVII, Shakespeare, The Tragedy of Hamlet, Prince of Denmark Acte I, scène I
HORATIO A mote it is to trouble the mind’s eye. In the most high and palmy state of Rome, A little ere the mightiest Julius fell, The graves stood tenantless and the sheeted dead Did squeak and gibber in the Roman streets : As stars with trains of fire and dews of blood, Disasters in the sun ; and the moist star Upon whose influence Neptune’s empire stands Was sick almost to (…)