Voici un texte du jeune économiste Michel Chevalier, publié en feuille volante recto verso (1832), aux débuts de la propagande saint-simonienne.
Ce texte n’est pas sans résonances actuelles, si l’on songe aux entourloupettes macroniennes sur l’aide aux entreprises et la théorie du ruissellement. Mais nous sommes ici dans un tout autre contexte. La bourgeoisie industrielle montante voit encore les forces productives parasitées par des contraintes d’Ancien Régime, et la généralisation de (…)
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1830-1847. Économistes et Philosophes
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Au temps du capitalisme ascendant et optimiste. Saint-Simonisme et industrie
28 décembre 2020, par René Merle -
Eugène Buret. 1840, de la situation des classes laborieuses
27 décembre 2020, par René Merleou du nouveau prolétariat industriel. (Eugène Binet).
Pendant que les prolétaires de l’atelier, aux limites de l’artisanat, cherchaient justification de leur communisme chez Platon, Jésus ou les philosophes matérialistes du XVIIIe siècle, pendant que le typographe Proudhon passait en revue toute la métaphysique pour ébranler la propriété, pendant que le jeune Marx réglait ses comptes avec Hegel, les néo hégéliens et les jeunes hégéliens pour trouver dans la dialectique justification de (…) -
Michel Chevalier. Supprimer l’antagonisme de classe par le progrès économique ?
27 décembre 2020, par René MerleLe point de vue de l’économiste saint-simonien Michel Chevalier, 1838.
Je présentais dans un article récent les enquêtes sur la condition ouvrières initiées au début des années 1840 : Eugène Buret. 1840, de la situation des classes laborieuses. L’époque, à la différence de la nôtre, ne noyait pas les différences sociales dans une immense classe supposée moyenne. On parlait sans honte de possédants et de non possédants, de bourgeois et de prolétaires, et le constat d’un antagonisme de (…) -
Pierre Leroux. Nous sommes entre deux mondes
27 décembre 2020, par René MerlePierre Leroux, vers le monde de l’égalité
Lors d’une secousse politique ou sociale, que de fois n’a-t-on pas dit : « Rien ne sera plus comme avant… », « Nous sommes à l’aurore d’une ère nouvelle », etc. etc. Ainsi de nos commentateurs attitrés, sociologues et politiques qui découvrent aujourd’hui l’apparition des Invisibles Gilets jaunes qu’eux aussi avaient ignorés, et qui s’en vont clamant : « Rien ne sera plus comme avant »… On peut en sourire, tant les lendemains ont souvent déchanté. (…)