En 1935, Ernst Bloch proposa le concept de non-contemporanéité. « Tous ne sont pas présents dans le même temps… Des temps plus anciens que ceux d’aujourd’hui continuent à vivre dans des conditions plus anciennes. »
En mes dernières années, je comprends encore mieux [1] ce qu’il voulait signifier.
Ce qui m’amène à suspendre mes doigts sur le clavier, dans la conscience que ce site n’a pas été inutile, mais qu’il a fonctionné sur un logiciel de plus en plus révolu.
Merci aux fidèles (…)
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Histoire, de la Préhistoire à aujourd’hui
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Non-contemporain
6 juin, par René Merle -
Historiens du présent ?
1er juin, par René MerleÀ propos de l’Historien et de sa vision du présent
La tâche de l’historien est de connaître ce qui s’est passé et d’approfondir sans cesse cette connaissance, en essayant, dans des circonstances données, de comprendre les motivations des acteurs, (ce qui n’est en rien les approuver).
Par définition l’historien ne serait donc pas un homme du présent.
Mais on dit souvent, à juste titre, que l’on ne peut comprendre le présent sans comprendre le passé d’où il naît.
L’historien, par (…) -
À propos du Roman national
18 mai, par René MerleCf. : Le poids des morts
On nous bassine avec le regretté Roman national, base de l’intégration et de l’endoctrinement patriotique et quelque peu nationaliste sous la Troisième République, que l’Éducation nationale aurait abandonné, laissant les écoliers dans un méli-mélo fortement illustré où ils ne trouvent plus guère le sentiment, et encore moins la fierté d’être Français. C’est notamment la chanson du RN. Dans ce registre, signalons l’amateurisme dangereux auto-historiens trop souvent (…) -
Le poids des morts
16 mai, par René MerleLes classes populaires, mais pas seulement elles, ont perdu la capacité de se représenter le présent en tant qu’histoire, (si tant est qu’elles l’aient jamais possédée). Marx disait que « la révolution du XIX° siècle doit laisser les morts enterrer leurs morts pour réaliser son propre objet », et il dirait sans doute que les révolutionnaires d’aujourd’hui doivent laisser les morts enterrer leurs morts, pour mieux faire aboutir les luttes présentes. Point n’est besoin, (comme le firent les (…)
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Mourir pour la Patrie...
21 janvier, par René MerleReprenant un refrain de Rouget de l’Isle de 1792, dans leur pièce Le Chevalier de Maison-Rouge (1847), Alexandre Dumas et Auguste Maquet lançaient ce Chant des Girondins qui devint en 1848 l’hymne national de la Seconde République :
Mourir pour la Patrie Mourir pour la Patrie C’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie C’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie
On imagine assez facilement aujourd’hui notre Monarque Président entonner ce refrain…
Il est assez paradoxal de (…) -
France, mère des armes...
15 juin 2025, par René Merle"France, mère des arts, des armes et des lois", écrivait Joachim du Bellay. Des Armes, certainement. Un bref rappel de ce qui a suivi la tourmente des guerres menées par la Révolution française : Les guerres napoléoniennes du Premier Empire ont fait guerroyer les soldats français à Haïti, aux Antilles, en Allemagne, en Autriche, en Espagne, en Italie, aux Pays Bas, en Pologne, en Russie, en Suède. La Première restauration (1815-1830) a envoyé des troupes françaises en Algérie, en Espagne, en (…)
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Du sens et de l’utilité des commémorations ?
12 juin 2025, par René MerleOn peut, on doit même, s’interroger sur l’impact véritable qu’ont sur l’opinion les commémorations et autres célébrations. Par définition, ces actes mémoriels sont censés amener les citoyens à se retrouver dans la pensée et dans l’action de ceux que l’on honore, et, par-là, à agir de façon positive au présent. Il va de soi que, plus ces hommages reculent dans le temps, plus leur efficacité diminue, sauf à servir des causes douteuses. Ainsi les hommages à Vercingétorix, à Clovis, à Philippe (…)
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Marc Bloch, à propos du métier d’historien
10 juin 2025, par René MerleBoudée dans l’après-guerre, pour ne pas dire rejetée par quelques éminents mandarins, l’œuvre de Marc Bloch a depuis retenu à nouveau l’attention et l’admiration. Apologie pour l’Histoire ou métier d’historien, le texte écrit pendant la guerre et interrompu par le crime nazi, devrait être connu de tous ceux qui s’intéressent à l’Histoire, et bien entendu de tous ceux qui se réclament de la recherche historique. Outre les éditions papiers, on peut le lire commodément sur le très utile site (…)
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Retour sur « Sortir de la Préhistoire, ou y revenir ? »
13 janvier 2025, par René MerleEn décembre dernier, j’ai publié une série de courts billets reflétant les espérances de quelques grands prédécesseurs concernant un avenir humain au-delà de notre préhistoire de barbarie, et aussi (le dernier), concernant l’utilité du retour à une préhistoire quelque peu démythifiée.
Publiés en période de vacances et de préparation des fêtes, ces billets n’ont pas attiré nombre de lecteurs, et particulièrement le dernier. Sans doute aussi, ils ont pâti d’un éclatement chronologique. Je les (…) -
1849-1871, continuité des programmes républicains avancés. Documents
11 janvier 2025, par René MerleDans la foulée de l’article À propos des valeurs et du programme des Démocrates Socialistes (1849-1851)., je me borne ci-dessous à montrer la continuité entre le programme des Démocrates socialistes de 1849, les radicaux de 1869, et la Commune de Paris. Je reviendrai évidemment plus tard sur les raisons et les conséquences de ce mûrissement sur vingt années de l’idéal républicain avancé.
À l’orée de 1849, le courant de la Démocratie Socialiste (la Montagne) naît d’une double défaite, (…)