Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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À la Belle Époque, comme l’on dit un peu vite, face au menaçant bloc conservateur royaliste, les municipalités républicaines honorèrent par des baptêmes de rues et des monuments les Grands Prédécesseurs. Ainsi fleurirent, entre autres, les rues Blanqui (que l’État français de Pétain s’empressera de débaptiser). La municipalité radicale-socialiste de Puget-Théniers, ville natale de Blanqui, soutint l’initiative de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme qui lança en 1905 un (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Le très conservateur et passablement monarchiste le Figaro (6 janvier 1881) présenta et commenta, en page une, les obsèques de Blanqui par un éditorial et un long reportage, débordants de haine de classe, mais qui ne manque pas de lucidité politique. Le temps est révolu des insurrections qui tramèrent la vie de Blanqui.
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Louise Michel prenant la parole devant la tombe de Blanqui
Né en 1880, à la suite de l’avènement de « la République aux républicains » et de la défaite royaliste-conservatrice, l’Intransigeant jouit aussitôt de la célèbre plume acerbe d’Henri Rochefort, l’ex-communard, déporté en Nouvelle Calédonie dont il s’échappe en 1874, et installé à Londres jusqu’à l’amnistie des communards en 1880. Rochefort affiche alors des sympathies blanquistes. Voici comment il commente, dans son éditorial du 7 (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Le 1er janvier 1881, Blanqui décédait à Paris. Il allait avoir 76 ans. Le lutteur infatigable pour la République démocratique et sociale et son horizon communiste, « l’Insurgé », « l’Enfermé » avait passé 34 ans en prison, sous tous les régimes qui s’étaient succédés depuis 1830 : Monarchie de Juillet, Seconde République, Second Empire, Troisième République. Le retour de la République aux Républicains et une forte pression de la gauche et de l’extrême gauche avaient permis sa libération, en (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Document. J’ai présenté dans un article récent la honteuse évocation par le Figaro des funérailles de Blanqui : Le Figaro et les funérailles de Blanqui. Mais revenons trois ans en arrière. Nous sommes en avril 1879. Huit ans auparavant, le 17 mars, veille même de la Commune de Paris, Blanqui était arrêté par ordre du gouvernement « républicain » de Thiers. Au moment où Paris était en ébullition, le pouvoir avait saisi le rappel d’un événement sur lequel il avait promis qu’il n’y aurait pas (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Cf. : Postérité de Blanqui : Blanqui et les Radicaux
Monument Blanqui, 1908
Une statue de Blanqui devait honorer sa mémoire dans sa ville natale de Puget-Théiers (Alpes Maritimes).
On attendait l’hommage conventionnel du buste ou du personnage en pied. Maillol surprit son monde en présentant « L’Action enchainée », une superbe et athlétique Vénus dénudée, énergiquement tendue vers la libération de ses mains prisonnières dans le dos. Elle fut bientôt communément appelée « la Liberté (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Cf. : Vallès
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29 décembre 2020, par René Merle
Écrit en prison, à Marseille
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Le Cri du Peuple, 8 décembre 1901 Trente ans après la Commune, l’ombre de la Révolution est toujours évoquée dans diverses chapelles d’extrême gauche ou libertaires, et notamment dans le courant socialiste guesdiste. Mais, même si cette ombre pouvait encore terrifier dans les salons de la bourgeoisie, il paraissait évident au plus grand nombre que la France de 1901 n’était plus celle de 1871, et que la Révolution n’était plus qu’une utopie.
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