Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
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28 décembre 2020, par René Merle
Au moment où le général de Villiers commence à se sauver en sauveur suprême dans notre chaos, voici une petit clin d’œil historique sur un épisode qui s’inscrivit lui aussi dans une période de perte des repères.
En 1894, Séverine [1855-1929] publia un important recueil d’articles antérieurs, portant notamment sur la crise boulangiste : Notes d’une frondeuse : de la Boulange au Panama, Paris, H. Simonis Empis, 1894. Séverine avait placé en avant-propos de l’ouvrage l’article que son ami (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Réformistes et révolutionnaires J’ai évoqué sur ce site l’ouvrage de Vincent Peillon sur Pierre Leroux : article. En rangeant mes papiers, et Dieu ( ?) sait qu’il y en a, je suis tombé sur le compte-rendu qu’en fit le journaliste François Bazin dans Le Nouvel Observateur, (31 mai 2007), et j’en extrais le passage suivant : « Peillon est un cas. Encore un éclectique... Le drame du socialisme français s’est noué à ses yeux en 1905, quand Jaurès, pour obtenir l’unité de l’organisation, a cédé (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Une réflexion sur le destin du parti social démocrate allemand qui depuis l’analyse et la prédiction d’Engels, et après bien des épreuves, s’est transformé en partenaire gouvernemental de la droite allemande...
Cf. : Engels, le Parti social-démocrate allemand et le passage pacifique au socialisme, 1895.
Depuis 1896, un des plus importants théoriciens de la social-démocratie allemande, Eduard Bernstein [1850], mettait en doute l’inéluctabilité d’une crise finale du capitalisme, crise qui (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Cf. : article
J’évoquais dans l’article Sur l’insurrection canaque de 1878 et les Communards la belle figure de Charles Malato. Voici comment il présentait sa vision de l’anarchie dans l’entame de son ouvrage : Charles Malato, Philosophie de l’Anarchie ; P.-V. Stock, 1897
"Considérations générales (Les notes sont de Malato) Au sein de la révolution politique du siècle dernier, apparut le germe d’une révolution économique ultérieure. Jacques Roux, Chaumette, les Hébertistes et, plus tard, (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Avec toute l’empathie que j’ai pour un peuple séculairement persécuté, et l’interrogation que j’ai sur son incarnation étatique, je viens de relire aves grand intérêt le passionnant ouvrage de l’historien Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, paru chez Fayard en 2008.
Présentation de l’éditeur : « Quand le peuple juif fut-il créé ? Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d’historiens juifs du XIXe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple imaginé afin (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Gilles Deleuze, Félix Guattari, Qu’est-ce que la philosophie ?, les Éditions de Minuit, 1991. « I – 4. Géophilosophie » « Pourquoi la philosophie survit-elle à la Grèce ? On ne peut pas dire que le capitalisme à travers le Moyen Âge soit la suite de la cité grecque (même les formes commerciales sont peu comparables). Mais, sous des raisons toujours contingentes, le capitalisme entraîne l’Europe dans une fantastique déterriorialisation relative qui renvoie d’abord à des villes-cités, et qui (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Après m’être replongé dans les Mystères de Paris, j’avais écrit ce billet dans un blog précédent, :
« Les polémiques récentes ont relancé l’intérêt sur les causes de la délinquance et sur les moyens de la traiter. Ce n’est pas l’admirateur de Victor Hugo que je suis (plus en l’occurrence que d’Eugène Sue) qui niera les causes sociales de la délinquance. Jean Valjean, Fantine, et tant d’autres pauvres poussés à la délinquance par l’injustice sociale font partie de notre imaginaire. Mais ils (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
L’exposition actuelle de Picasso à Toulon me renvoie à ce texte du psychanalyste Paul Mathis : [...] L’art est un système de satisfaction et d’approche de l’inconscient, cherchant à échapper aux idéologies et aux techniques qui veulent soumettre ce qu’il y a en nous de singulier, surtout si ce singulier est subversif. Picasso en est un exemple, qui interroge ce lien entre le semblant de l’art et la vie ; entre une production picturale, indéfiniment renouvelée, et un corps qui s’est maintenu (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
De la culture « classique » et du néo-libéralisme
J’écrivais il y a peu que les propos d’Emmanuel Macron sur la culture française allaient m’amener à proposer quelques éléments de réflexion personnelle. Je commence ici par la reprise d’un article du 25 janvier 2019 :
" Défendre la "Culture classique" ne serait donc qu’un luxe d’intellectuel ? Alors que le fameux « vivre ensemble » se fracasse sur la médiatisation d’une incivilité et d’une violence croissantes, alors que tant de combats (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Cf. : article
J’ai donné récemment deux belles définitions de l’anarchisme proposées en cette fin du XIXème siècle, où la Belle Époque n’est belle que pour une minorité. Et j’écrivais que le socialisme marxiste était le second aspect de l’aspiration à une société vraiment humaine débarrassée du capitalisme. Voici ce qu’en écrit le fidèle compagnon de Marx, Friedrich Engels, au moment où la puissante social démocratie allemande commençait à envisager une accession pacifique au pouvoir. (…)