Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
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20 octobre 2020, par René Merle
En complément à l’article Poésie, prose poétique, ou prose prétentieuse en « vers libres » ?, je redonne ici ce texte d’André Breton, une des plus belles litanies amoureuses non rimées que je connaisse.
Union libre
Ma femme à la chevelure de feu de bois Aux pensées d’éclairs de chaleur A la taille de sablier Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquet d’étoiles de dernière grandeur Aux dents d’empreintes de souris blanche sur la (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
J’ai déjà évoqué le journaliste André Rousseaux : "L’Étranger" de Camus exécuté par André Rousseaux, 1942. Jusqu’à la guerre journaliste dans la presse d’extrême droite (l’Action française, Candide, Je suis partout), André Rousseaux est désormais en 1941 chroniqueur littéraire au Figaro. Politiquement, il se situait donc à l’opposé de Louis Aragon, qui jusqu’à l’interdiction du Parti communiste en était une des figures marquantes. Mais en 1941 il commente un recueil de poèmes d’Aragon, (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
Si vous avez envie de lire la très longue étude où Sartre, en professeur quelque peu supérieur, explique à Camus ce qu’en définitive il a voulu dire, allez donc à :
https://www.retronews.fr/journal/les-cahiers-du-sud/01-fevrier-1943/717/2001575/1
L’article est paru dans Les Cahiers du Sud, qui, vaillamment depuis Marseille, faisaient contrepoids à la nrf de Drieu la Rochelle.
En voici l’entame :
On lira avec grand profit l’article de Jacques Deguy, "Sartre lecteur de l’Étranger" : (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
Recension d’André Rousseaux, 18 juillet 1942, c’est-à-dire au lendemain de la parution du roman :
Le chroniqueur littéraire du Figaro, André Rousseaux, était un journaliste d’extrême droite, qui avait collaboré à L’Action française et à Je suis partout. Mais ne nous y trompons pas, quand il écrit cette critique depuis Dieulefit (Drôme), où il s’est réfugié en avril 1942, il a des contacts étroits avec la Résistance si forte dans la vieille cité protestante, y côtoie Aragon, dont il avait (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
On surprendrait peut-être nombre de nos jeunes compatriotes, qu’ils soient ou non apparentés aux victimes de l’abominable antisémitisme, déjà ancien, mais déchaîné chez nous pendant la dernière guerre, en leur disant que dans la France de l’État pétainiste, en mimétisme à la propagande du Reich, le mot « Juif » était systématiquement associé à celui de « bolchevik ». C’était le judéo-bolchevisme qui était constamment dénoncé et stigmatisé, bien enveloppé dans une arnaque anticapitaliste de (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
Je poursuis ici la réflexion ouverte par l’article Droite / Gauche et Union nationale
Le 17 avril 1936, quelques jours avant le premier tour des élections législatives, Maurice Thorez lance, sur les ondes de Radio Paris, un appel vibrant à l’union des forces populaires contre la menace fasciste[[« Ce n’est ni à Rome, ni à Berlin, ni dans aucune autre capitale étrangère et pas même à Moscou, pour laquelle nous ne dissimulons pas notre profond attachement, que se déterminera le destin de (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
DOCUMENT :
J’ai évoqué tout récemment le collaborationnisme du Petit Parisien qui avec ses 500.000 exemplaires était sous le contrôle direct des Nazis :
article 3069.
Je donne ici, en document, cet éditorial du 30 janvier 1943 qui proposait aux Français le modèle nazi auquel ils devraient adhérer dans l’Europe nouvelle.
Le journaliste Claude Jeantet, qui signe cet éditorial, était passé avant la guerre de l’Action française à Je suis partout et à Doriot et son PPF. Il était désormais (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
Aragon , « La belle italienne », Feu de joie, 1920
À Pablo Picasso [1]
L’azur et ses voiles
Les bras de santé
Crèmes estivales
Sa grande beauté
Mais qu’elle en impose
À qui veut l’aimer
(Parler de la mer.
Autrement qu’en prose)
La plus idiote
Avec son œil rond
Luit intelligente
Auprès de ce front
Ô chère adorée
Au soleil de plomb
Ton regard d’aplomb
Et ta chair dorée
Quand on te décrit
Toutes les chevilles
Comme des salives
Montent à l’esprit
Dans ta chevelure (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
Ainsi, Joséphine Baker va entrer au Panthéon... En petit clin d’oeil, cet article du quotidien communiste l’Humanité, publié en 1926 alors que la découverte fracassante de Joséphine sur la scène française soulevait les enthousiasmes des années folles, mais aussi les vitupération racistes d’une partie de la presse conservatrice, qui dénonçait cette musique et cette danse de sauvages...
l’Humanite, 10 juin 1926 L’illustration est celle de l’article. Les communistes devant l’irruption d’une (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
Je me suis replongé dans Littérature Revue mensuelle, que Breton et Soupault venaient de lancer en 1919, avec la participation immédiate d’Aragon. Aragon n’a que 22 ans en 1919. Dans le n°9, novembre 1919, on lit la première édition de "Sommeil de plomb", qu’Aragon [1897] reprendra plus tard dans un recueil, Le Mouvement perpétuel (1926), et que Daniel Balavoine fit connaître à l’occasion d’une émission de télévision. On reconnaîtra le paysage du quai de Seine et la statue d’Henri IV... (…)