J’ai toujours été amusé, et un peu énervé, par ces occitanistes dichotomiques qui divisent la production provençale en deux camps, celui des honorables progressistes en politique, pour la plupart partisans de la graphie classique, et celui des diaboliques conservateurs, partisans évidemment de la graphie mistralienne. J’ai souvent dans ce site insisté sur la fait que les défenseurs d’une graphie classique, Honnorat en tête, étaient au départ tout autant conservateurs en politique que le (…)
Présentation
Je remets en marche ce site tel que je l’avais fermé en 2024 à cause de trop nombreuses utilisations de "spécialistes" oubliant de donner leurs références.
Je passe outre, et redonne à qui en a envie la possibilité de visiter un travail de nombreuses années.
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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Graphies, Gelu, des dichotomies un peu trop faciles
23 octobre 2025, par René MERLE -
Graphies du provençal ?
23 octobre 2025, par René MERLEIl m’arrive encore de me faire titiller sur les questions de graphie du provençal…
La meilleure graphie ? Je me refuse à porter une réponse univoque. Tout dépend de la position de l’usager, qu’il soit lecteur éventuel ou écrivant. J’ai consacré un ouvrage fourni aux textes en provençal proposés aux lecteurs de la presse varoise, entre le Second Empire et l’avant-guerre de 1914 (en ligne sur ce vlob). Le lectorat auquel on s’adresse alors est donc celui d’une population grandement (…) -
Lou Bouquet prouvençaou, 1823, choix graphiques
23 octobre 2025, par René MERLEJ’évoquais récemment sur ce blog la question graphique telle qu’elle se posait concrètement à l’éditeur du Roumavagi deis Troubaires en 1853 : comment noter de façon cohérente des écrits fort divers de par leur origine dialectale et le niveau de culture de leurs auteurs ? Trente ans auparavant, la même question s’était posée aux frères Achard (bibliothécaire et imprimeur, tous deux Marseillais, fils de l’historien et lexicographe provençal) lors de la publication du premier recueil collectif (…)
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Una videò que m’agrada
23 octobre 2025, par René MERLEL’ai trobada sus la paja Facebook de Maria-Joana Verny
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et encore l’accent tonique
23 octobre 2025, par René MERLEÉvidemment, si en situation d’urgence vous voulez faire comprendre où se place l’accent tonique sur la pénultième à des gens qui ne savent pas prononcer un mot d’origine occitane, ou d’une autre langue néo latine, il suffit de remplacer la finale par un « e ».
Ainsi, comme en Dauphiné, « ravioli » devient « raviòle » et l’accent tonique est correctement mis sur la pénultième
Si les panneaux dont je parlais hier écrivaient « la Sègne », personne n’aurait l’idée d’accentuer la finale.
Mais (…) -
Maï l’accent tonique
23 octobre 2025, par René MERLEJe rebondis (malgré mes articulations fatiguées) sur le savoureux commentaire que Jean-Yves Royer vient d’apporter à mon billet Histoire de pénultième. De Saint Nazaire à Sanàri et de Sanàri à Sanary. Pour ceux qui tiennent à afficher une présence emblématique de la langue d’Oc, et c’est le cas dans pas mal de communes, c’est bien compliqué de se dépatouiller avec l’accent tonique. Et il arrive que le mieux soit l’ennemi du bien. Je prends l’exemple de la commune dont je suis originaire et (…)
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Sèbe
23 octobre 2025, par René MERLEJ’ai enfin compris aujourd’hui pourquoi on disait "sèbe" dans nos jeux d’enfants...
Jean-Yves Royer -
René Merle, "Causidas graficas de 1785 a 1853", Estudis occitans
23 octobre 2025, par René MERLELevat de l’article "Un Yalta grafic d’ara ? Causidas graficas de 1785 a 1853", Estudis occitans, 2d semestre 1990
1785-1853, un periòdi-clau. Dins leis annadas 1850, la reconeissença, longament amadurada, d’una grafia autoctona pròchi dei nòrmas classicas, s’esperlonguèt d’una victòria practica d’una grafia felibrenca refusant aquestei nòrmas. Porgèm aicí quauquei remarcas sus lei causidas graficas dins l’espandi socioculturau de Provença e Lengadòc dau Levant, dins un periòde-clau : de (…) -
René Merle, "Causidas graficas de 1785 a 1853", Estudis occitans
23 octobre 2025, par René MERLELevat de l’article "Un Yalta grafic d’ara ? Causidas graficas de 1785 a 1853", Estudis occitans, 2d semestre 1990
1785-1853, un periòdi-clau. Dins leis annadas 1850, la reconeissença, longament amadurada, d’una grafia autoctona pròchi dei nòrmas classicas, s’esperlonguèt d’una victòria practica d’una grafia felibrenca refusant aquestei nòrmas. Porgèm aicí quauquei remarcas sus lei causidas graficas dins l’espandi socioculturau de Provença e Lengadòc dau Levant, dins un periòde-clau : de (…) -
“Raynouard et la graphie du provençal, une rupture culturelle”
23 octobre 2025, par René MERLELengas revue de sociolinguistique, 42-1997, pp. 55-58
"En quoi Raynouard médiéviste a-t-il influé sur la vision et l’écriture de la langue vivante de son temps ? Si l’académicien sera salué par les premiers Félibres comme un précurseur, voire proclamé Félibre dans l’enthousiasme provençal des fêtes commémoratives de 1936, son nom a aussi été associé, dans les milieux félibréens, à la tentation d’une graphie étymologisante et archaïque du provençal, que la victoire de la graphie (…)