La Seyne sur Mer

Site de René Merle, historien et écrivain.


Articles récents

  • Ernst Bloch, non-contemporanéité.

    3 avril, par René Merle

    Ce site abonde en réflexions sur le lien entre le passé et le présent.
    En ce domaine, une des sources les plus stimulantes a été pour moi la lecture du philosophe allemand Ernst Bloch, marxiste non orthodoxe, qui proposa le principe de non- contemporanéité en 1935, alors qu’il tentait de comprendre comment le national-socialisme était arrivé au pouvoir [1].
    Au-delà de la collusion évidente entre le grand capital et le nazisme qui porta Hitler au pouvoir, il étudia la rémanence de mentalités qui (...)

  • Défaussement ?

    1er avril, par René Merle

    On s’étonnera peut-être de me voir ces derniers jours n’évoquer qu’Anna de Noailles [1] ou le théologien Arius [2], alors que le monde s’embrase et que notre vie politique s’enlise.
    Rassurez-vous (si besoin était), en l’occurrence vous ne perdez rien pour attendre.
    Mais comme je ne suis ni politologue ni géo-politologue, il faut bien convenir que ce qui sous tend ce site tient moins à une information sur l’état du monde et celui de la France (vous avez amplement de quoi vous informer par ailleurs) qu’à (...)

  • Suis-je arianiste ?

    1er avril, par René Merle

    Suis-je arianiste ? Je ne dis pas : « Suis-je aryen ? », question que posaient les salauds qui nous dominaient entre 1940 et 1944 pour savoir si vous aviez ou pas le droit de vivre. Rien de « racial » dans ma question. Je pense seulement au théologien byzantin Arius, qui niait l’égalité de substance du Fils avec le Père, et ne considérait Jésus, Fils de Dieu, que comme une nature subordonnée, comme la nôtre. Mes parents instituteurs, baptisés sans l’avoir demandé, n’ont pas jugé bon de baptiser leurs (...)

  • Anna de Noailles, "l’Indéchiffrable"

    25 mars, par René Merle

    Quand j’étais lycéen, je n’étais pas du tout sensible au lyrisme de la très aristocratique, très mondaine (au bon sens du mot) et si cultivée Anna de Noailles, car l’exploration des thèmes si classiques de l’amour, de la nature, de la vie et de la mort ne correspondait pas (encore) à ma découverte impatiente de la vie, autrement que par l’alexandrin. Voyez ce qu’elle en disait en 1920 : « Pourquoi écrivez vous ? » "Littérature", 1920.
    Bien longtemps après, il m’arrive pourtant maintenant de me promener (...)

  • Municipales, Toulon et le RN

    23 mars, par René Merle

    Voulant me faire plaisir, des familiers correspondants m’ont écrit, dès les résultats du 22 mars au soir : « Bravo ! Toulon échappe au RN ! Tu dois être heureux… »
    Je ne le suis guère. Avec une forte abstention, le RN n’a été battu que par l’apport de voix d’une gauche réduite à la portion congrue. L’électorat FN demeure plus impressionnant que jamais. Et la droite désormais réunie va continuer à gérer la ville (il faut croire que cela ne déplaît pas aux électeurs).
    Mais dans la ceinture immédiate de Toulon (...)

  • Municipales, avant le second tour

    20 mars, par René Merle

    Quelle angoisse (?) sur nos terres varoises, Toulon, La Seyne, la Valette (pas l’élue, la ville)… Les caciques de la droite plus que menacés par le RN mendient les pourtant faibles voix d’une gauche sur laquelle ils n’ont cessé de cracher. Et la dite gauche de se précipiter dans ces bras grands ouverts, histoire de sauver la République, quitte à se retrouver demain toute seule et méprisée dans son coin. Bref, vive la politique ! Mais venons-en au plan national : Nos augures télévisuels et (...)

  • Hugo, la bêtise de la guerre

    20 mars, par René Merle

    Victor Hugo, « Bêtise de la guerre », L’Année terrible, 1872.
    Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile,
    Berceuse du chaos où le néant oscille,
    Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons,
    Toute pleine du bruit furieux des clairons,
    Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie,
    Hideuse, entraînes l’homme en cette ivrognerie,
    Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit,
    Où flotte une clarté plus noire que la nuit,
    Folle immense, de vent et de foudres armée,
    À quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée,
    Si tes (...)

  • Lendemain de vote

    16 mars, par René Merle

    Comme je commence à marchoter doucement autour de mon immeuble, et comme les résultats de mon bureau de vote sont à peu près les mêmes que pour toute la ville, je me dis que sur 10 personnes en âge de voter que je croise cinq n’ont pas voté, deux ont voté RN, deux ont voté à droite, et une à gauche (trois listes).
    Comme disent les supporters du rugby, « Fier d’être Toulonnais » !

  • De l’enveloppe électorale

    14 mars, par René Merle

    Je viens de recevoir l’enveloppe électorale me présentant programmes et candidats pour le scrutin de ce dimanche 2015.
    J’ai déjà évoqué ici les programmes [1], bien peu différents en fait sous leurs titres ronflants.
    Mais en lisant les listes de candidats (59 pour chacune des 5 listes), un vertige m’a pris.
    Comment puis-je me reconnaître dans cette litanie de monades, dont le nom et la profession m’ouvrent seulement quelques clés ?
    Qu’ai-je de commun avec eux dans leur personnalité, dans leur façon (...)

  • Bernard Lavilliers et les ouvriers licenciés censurés

    13 mars, par René Merle

    Bernard Lavilliers et les ouvriers licenciés censurés : Oui, par une Inspectrice d’Académie !
    https://www.cafepedagogique.net/2026/02/12/chanter-les-doigts-dor-une-atteinte-a-la-laicite/
    Les Mains d’or, 2001 : https://youtu.be/C_FrCekiYSY?si=f5k4NLeor3284yRy
    Un grand soleil noir tourne sur la vallée Cheminées muettes, portails verrouillés Wagons immobiles, tours abandonnées Plus de flamme orange dans le ciel mouillé On dirait, la nuit, de vieux châteaux forts Bouffés par les ronces, le gel et la (...)

  • Élections. Déjà 2017 bis repetita ?

    12 mars, par René Merle

    Les sondages, on le sait, font plus l’opinion qu’ils ne la reflètent. En tout cas, sondages et état réel de l’opinion semblent bien coïncider sur l’importance du vote pour le RN, d’ores et déjà donné présent au second tour de l’élection présidentielle à venir, et gagnant possible si une partie de la droite se rallie à lui, ce qui serait fort probable. Mais qui serait son adversaire ? Jean-Luc Mélenchon aime à croire qu’il le sera, et qu’alors, quelles que soient les réserves (pour ne pas dire plus) (...)

  • Mallarmé, le livre et le cinéma

    11 mars, par René Merle

    Dans le Mercure de France, janvier 1898, Mallarmé répondait ironiquement (?) à l’Enquête sur le roman illustré par la photographie :
    « Je suis pour — aucune illustration, tout ce qu’évoque un livre devant se passer dans l’esprit du lecteur : mais, si vous remplacez la photographie, que n’allez-vous droit au cinématographe, dont le déroulement remplacera, images et texte, maint volume, avantageusement. »
    Que dirait-il aujourd’hui ? Sans doute la même chose, et plus encore.
    Beau sujet de dissertation en (...)

  • Le Monde antisémite ?

    9 mars, par René Merle

    J’espère que le gouvernement va interdire la publication du Monde qui a aujourd’hui publié cet éditorial qui, si l’on en croit ce que l’on dit désormais chez les Bien-Pensants : "critique de l’état d’Israël = antisémitisme", est d’un antisémitisme intolérable.
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/09/israel-et-la-guerre-comme-unique-horizon_6670081_3232.html

  • Trump l’élu de Dieu

    8 mars, par René Merle

    Dans son hybris et sa bénévolence, la président Trump a déclaré qu’il pense à choisir le mollah qui succèderait à celui que ses chers amis israéliens ont éliminé, comme l’on dit pudiquement.
    Et il a ajouté :
    « Je n’ai rien contre les chefs religieux. Je côtoie beaucoup de ces chefs religieux qui sont formidables ».
    Il est vrai qu’il venait de prier dans son bureau avec une belle brochette de pasteurs évangélistes partisans du grand Israël, dévolu par la Bible à un peuple élu par Dieu, comme a été depuis élu (...)

  • Italiani brava gente

    8 mars, par René Merle

    J’ai le souvenir de la colonne de véhicules militaires italiens alignés sur le boulevard seynois où je vivais en novembre 1942. Les troupes italiennes avaient conjointement avec les troupes allemandes occupé l’arsenal de Toulon, où la flotte française s’était sabordée. Cette occupation ne souleva pas d’enthousiasme dans une population où l’immigration italienne était fort importante (immigration de travail, puis immigration antifasciste). Rares furent les Seynois qui accueillirent à bras ouverts ces (...)

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