Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
9 octobre, par René Merle
Dans le climat de mécontentement généralisé, on attendait un retour des gilets jaunes. Et l’on a vu apparaître ceux que personne n’attendait, les lycéens, c’est-à-dire les enfants de la grande majorité des familles françaises. L’horizontalité de ce mouvement fait sa force et sa faiblesse. Horizontalité d’un mouvement initié dans un lycée de la région parisienne et qui, par réseaux sociaux interposés, a gagné très rapidement la capitale puis toute la France, sans mots d’ordres précis autres (…)
-
9 octobre, par René Merle
Le propre de tout nationalisme, d’autant plus s’il est violemment agressé, est de se réclamer d’une justification de l’histoire, voire, et c’est souvent le cas, d’une réécriture biaisée de l’Histoire. Le drame dans lequel l’Ukraine est plongée en fournit un nouvel exemple. On n’a jamais aujourd’hui autant célébré à Kiev la glorieuse origine scandinave de la nation ukrainienne, ces Varègues, marchands et guerriers vikings qui descendirent le Dniepr pour relier la Baltique à la mer Noire et (…)
-
7 octobre, par René Merle
L’inquiétude devant l’avenir d’une grande partie de la jeunesse s’exprime dans la rue.
Laissant le gouvernement s’occuper (à retardement) de ce menu détail, notre Président Monarque assiste, le masque viril, au lancement d’une charge atomique (qu’il se propose d’ailleurs de partager avec l’Allemagne... De Gaulle en frémirait). Histoire de signifier aux Russes qu’ils ont intérêt à mieux se tenir désormais.
"Aux armes, citoyens !". Allez, jeunes gens contestataires, initiez-vous plutôt au (…)
-
4 octobre, par René Merle
À propos de Billy the Kid et des États-Unis, une lecture salutaire [1] de plus que propose Éric Vuillard :
Les orphelins, une histoire de Billy the Kid, Actes Sud, 2016
Présentation de l’éditeur :
« Billy the Kid, son histoire intime, celle de l’origine du pouvoir en Amérique et de la démocratie confisquée. »
Un entretien avec l’auteur :
https://www.petit-bulletin.fr/article-80364-ric-vuillard-il-existe-un-go-t-pour-la-r-volte-assez-universellement-partag.html
-
29 septembre, par René Merle
Je vois depuis mon balcon l’alignement gris des navires de guerre de la Marine nationale, et je ne peux m’empêcher de penser que, si la guerre éclatait, la rade serait cible immédiate de bombardements, comme elle le fut en 1943-1944, bombardements dont le souvenir terrifiant (j’avais sept ans) m’a à jamais empêché de considérer comme des jeux vidéo les attaques aériennes dont la télé fait sa pâture : La cible est localisée et l’on attend qu’elle soit pulvérisée… Bingo ! Les généraux en (…)
-
24 septembre, par René Merle
Je n’ai jamais été un passionné de généalogie, et je me souviens de mon énervement, aux temps préhistoriques où il fallait utiliser des lecteurs de microfilms, de voir les appareils des Archives départementales littéralement confisqués par la cohorte des généalogistes. Mais la contradiction étant, paraît-il, le moteur de notre cheminement, je n’en ai pas moins dressé l’arbre généalogique maternel et paternel jusqu’à la veille de la Révolution de 1789. Je me souviens encore vivement de (…)
-
20 septembre, par René Merle
Je l’ai déjà écrit cent fois sur ce site, mais, au vu de la situation actuelle, j’y reviens.
Les constituants de 1848 avaient eu la très mauvaise idée d’instituer une fonction de président de la République, de faire élire celui-ci au suffrage universel, et de lui donner les moyens de peser lourdement sur le législatif.
On connaît la suite.
En 1945-1946, le général de Gaulle avait vainement tenté de redonner au pays semblable constitution.
Mais il y est parvenu en 1958-1962.
Nous (…)
-
19 septembre, par René Merle
Notre Président en a prévenu hier les dirigeants des partis politiques dûment convoqués : « la menace hybride russe s’est intensifiée », a-t-il déclaré, sans donner de précisions en quoi elle avait concerné la France. Mais, a-il-ajouté, « ces attaques hybrides russes ne resteront pas sans réponse ». Les historiens du passé se sont longuement penchés sur la préparation de l’opinion au conflit catastrophique de 1914. Les historiens de l’avenir auront du grain à moudre sur la préparation de (…)
-
18 septembre, par René Merle
Quelques rappels historiques sur cette institution dont nous pâtissons tant aujourd’hui, mais pour laquelle néanmoins les sauveurs mandatés par tous les courants politiques se bousculent en vue de l’élection de 2027.
Même si l’histoire n’est pas d’un intérêt majeur pour la plupart de nos concitoyens, il me paraît indispensable de continuer à éclairer les dits citoyens sur la genèse de l’élection du Président de la République au suffrage universel, tellement est répandue l’idée, et surtout (…)
-
16 septembre, par René Merle
Je reprends ici un article de 2025 sans en changer un mot : En décembre 1851, dans 33 départements seulement, des humbles, bien oubliés depuis, se levèrent contre le viol de la République par son président, et pour la République démocratique et sociale. Bien oubliés ? Aucune commémoration officielle ne les célèbre, et leur mémoire ne semblait plus être que celle des historiens. « Voilà ce qui s’est passé, point final ». Je l’ai souvent écrit sur ce site, je m’honore d’avoir été en 1997 (…)