La Seyne sur Mer

Site de René Merle, historien et écrivain.

Éditorial

dimanche 22 novembre 2020, par René Merle

Comme "un message dans une bouteille jetée dans la mer d’internet et cherchant son surfeur, comme une mise en garde" m’écrit Michel Parolini en me communiquant ce texte.

Pour vivre ici

Je fis un feu, l’azur m’ayant abandonné,
Un feu pour être son ami,
Un feu pour m’introduire dans la nuit d’hiver
Un feu pour vivre mieux.

Je lui donnai ce que le jour m’avait donné :
Les forêts, les buissons, les champs de blé, les vignes,
Les nids et leurs oiseaux, les maisons et leurs clés,
Les insectes, les fleurs, les fourrures, les fêtes.

Je vécus au seul bruit des flammes crépitantes,
Au seul parfum de leur chaleur ;
J’étais comme un bateau coulant dans l’eau fermée,
Comme un mort je n’avais qu’un unique élément.

Paul Eluard, 1918.


Articles récents

0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 1810

| Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP