La Seyne sur Mer

Site de René Merle, historien et écrivain.


Articles récents

  • La Varsovienne

    21 avril, par René Merle

    « En rangs serrés l’ennemi nous attaque, / Autour de notre drapeau groupons nous… » Voici donc la Varsovienne, sur la musique de laquelle tant de paroles ont été écrites, depuis sa création en Pologne en 1893 : chant des patriotes polonais soulevés contre la domination russe, chant des Russes internés par le régime tsariste, chants des révolutionnaires russes de 1905 et 1917, chant de combat de la IIIe l’Internationale et particulièrement des communistes allemands d’avant 1933, chant de combat des (...)

  • Montaigne homme de son temps : humilité devant les auteurs anciens, humilité devant la maîtrise du français

    20 avril, par René Merle

    En tant qu’ancien enseignant, donc a priori homme de culture (encore que l’on puisse en douter aujourd’hui), et en tant que Français méridional (comme on dit), j’aime revenir à cette citation de Montaigne, Essais, Livre II, « De la præsumption », que je vous livre dans sa graphie originale (ce n’est pas gentil pour qui aurait du mal à la lire, mais je me plonge toujours avec plaisir dans ce français du XVIème siècle) : « J’ay tousjours une idée en l’ame et certaine image trouble, qui me presente comme en (...)

  • Marx écolo

    19 avril, par René Merle

    Alors bon, nous voici maintenant avec un Marx écolo. Depuis longtemps, en Italie, comme l’écrivait le philosophe Costanzo Preve, "Il est des "marxistes" qui ont détaché Marx de la théorie de l’exploitation capitaliste pour en faire une espèce de prophète écologiste de la globalisation." Eh bien il semble que nous en sommes là maintenant en France. Des ouvrages nombreux nous invitent à découvrir le marxisme écologiste, ce qui nourrit évidemment les polémiques dont est friand le petit monde universitaire (...)

  • De l’ignorance actuelle de Pétain et d’Hitler

    18 avril, par René Merle

    La presse bien-pensante a eu beau jeu ces derniers temps de pointer l’ignorance historique de jeunes élus municipaux LFI, « racisés » ou pas. Tel élu marseillais, au cours d’un débat, admet ne pas vraiment savoir qui était Pétain. Tel nouveau maire de la banlieue parisienne qui fut rouge admet ne pas trop savoir qui était Hitler. Ce qui m’amène à un double constat. En premier lieu, sans pour autant dédouaner ces jeunes élus LFI de leur ignorance, il faut bien constater qu’elle s’inscrit dans une (...)

  • France. Lendemains qui chantent ?

    17 avril, par René Merle

    Que diront les historiens de l’écheveau de données sociales, économiques, culturelles, politiques, qui structurent la France d’aujourd’hui, et de ce qu’elles engendreront ? Nous ne sommes guère en mesure de le savoir. Nous avons le nez sur la vitre et, au gré de nos humeurs, de nos opinions et de nos sources d’information, nous ne voyons en fait pas plus loin que notre quotidien. De cette immédiateté, tirons d’abord le fil du vécu, dans un pays où la crise mondiale n’est pas sans répercussions sur le (...)

  • Agrippa d’Aubigné et la postérité de son livre

    16 avril, par René Merle

    En complément à l’article Après la mort ?
    Le veux chef de guerre protestant, désillusionné et ostracisé, ouvre ainsi son magnifique ouvrage Les Tragiques, données au public par le larcin de Prométhée. Au Dezert, par L.B.D.D , 1616 :
    « L’autheur à son livre
    Va, Livre, tu n’es que trop beau Pour estre né dans le tombeau Duquel mon exil te delivre ; Seul pour nous deux je veux perir : Commence, mon enfant, à vivre, Quand ton pere s’en va mourir. Encores vivray-je par toy, Mon filz, comme tu vis par moy ; (...)

  • Réflexions sur ce site

    14 avril, par René Merle

    On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus. Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases. Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que (...)

  • Du blanc et du bleu : Grèce, Marseille, Israël

    13 avril, par René Merle

    Du Blanc et du Bleu, deux couleurs qui me renvoient à la fois à la Grèce, à Marseille et à Israël, bien qu’il n’y ait rien de commun entre l’héritage des Ioniens de Phocée et celui de David. Le drapeau grec est né de la guerre d’indépendance contre les Ottomans (1821-1829) : le bleu symbolise le ciel et la mer, le blanc la pureté de l’indépendance, et la croix, évidemment, signifie évidemment l’attachement à l’église orthodoxe. Et les neuf bandes bleues et blanches horizontales symbolisent, nous dit-on, les (...)

  • De la précipitation des Belles Âmes

    11 avril, par René Merle

    Les mois derniers nous ont offert deux exemples de la précipitation des Belles Âmes, précipitation démentie par les faits, qui révèle une ingénuité ou plutôt un regrettable a priori idéologique.
    Ainsi, le 17 février, à l’initiative de Éric Ciotti et de la conférence des présidents, et avec l’aval de Mme Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée, une minute de silence a été observée par l’Assemblée nationale, cinq jours après l’agression mortelle du militant d’extrême-droite Quentin Deranque. Las, le 12 mars, (...)

  • Après la mort ?

    9 avril, par René Merle

    Sans le moins du monde y adhérer, j’ai toujours été ému par le naïf propos que le grand chansonnier marseillais Victor Gelu prêta au vieux pâtre Cassian dans Lou credo de Cassian, (novembre 1854).
    A peri tout entié, qué servirié dé neisse ! Dieou, qué li vi tan lun, nou forgé pa per ren : En mouren regrïan ; l’ome, quan dispareisse, Va pupla leis estèlo oou foun doou firmament !
    Traduction par Gelu :
    A périr tout entier que servirait-il de naître ! Dieu, qui y voit si loin, (...)

  • Du Bellay - Les antiquités de Rome

    7 avril, par René Merle

    J’avais en son temps donné ce poème dans sa graphie originale, tel que l’écrivis Du Bellay à propos de son séjour à Rome qui se survit tristement de ses ruines. La déploration de sa ruine, comme dit le sous-titre...
    C’était une démarche qui a rebuté bien des lecteurs.
    Voici donc ce poème dans sa présentation moderne, une des plus belles et mélancoliques méditations sur le flux du temps :
    Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
    Et rien de Rome en Rome n’aperçois,
    Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu (...)

  • Nazisme et stalinisme

    5 avril, par René Merle

    Il m’arrive, en discutant avec des amis, de leur dire que l’implosion de l’URSS a ouvert la porte au capitalisme le plus débridé, en laissant Reagan et Mme Thatcher proclamer : « There is no alternative » (TINA), soit « Il n’y a pas d’autre choix ». URSS ? Voilà un mot qu’il ne fait plus bon prononcer sous peine d’être accusé de cécité historique, voire de collaborationnisme avec une des pires tyrannies de l’Histoire. C’est bien que j’ai encore ressenti ces derniers jours en lisant sur le site ami de (...)

  • Élections municipales, des chiffres et des mots à propos du Rassemblement national

    4 avril, par René Merle

    En commentaire à l’article Municipales, Toulon et le RN, Jean-Paul Damaggio m’avait écrit : « Autrefois, marxisme aidant, nous pensions que l’avenir nous appartenait mais depuis des années nous vérifions qu’il appartient au FN-RN. Après chaque élection le même scénario : ouf le FN-RN est bloqué sauf que lui c’est un bloc, il a le temps, quand les autres, et nous avec, on est en miettes et avec des miettes on ne fait pas de pain. Comment retrouver la recette du pain ? » J’essaierai ultérieurement de (...)

  • Ernst Bloch, non-contemporanéité.

    3 avril, par René Merle

    Ce site abonde en réflexions sur le lien entre le passé et le présent.
    En ce domaine, une des sources les plus stimulantes a été pour moi la lecture du philosophe allemand Ernst Bloch, marxiste non orthodoxe, qui proposa le principe de non- contemporanéité en 1935, alors qu’il tentait de comprendre comment le national-socialisme était arrivé au pouvoir [1].
    Au-delà de la collusion évidente entre le grand capital et le nazisme qui porta Hitler au pouvoir, il étudia la rémanence de mentalités qui (...)

  • Défaussement ?

    1er avril, par René Merle

    On s’étonnera peut-être de me voir ces derniers jours n’évoquer qu’Anna de Noailles [1] ou le théologien Arius [2], alors que le monde s’embrase et que notre vie politique s’enlise.
    Rassurez-vous (si besoin était), en l’occurrence vous ne perdez rien pour attendre.
    Mais comme je ne suis ni politologue ni géo-politologue, il faut bien convenir que ce qui sous tend ce site tient moins à une information sur l’état du monde et celui de la France (vous avez amplement de quoi vous informer par ailleurs) qu’à (...)

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