La Seyne sur Mer

Site de René Merle, historien et écrivain.


Articles récents

  • Devant la crise, parano ou lucidité ?

    25 février, par René Merle

    Je discutais ce matin au téléphone avec mon ami Olivier G., conversation qui m’a fait du bien malgré la triste tonalité du propos. Il est toujours gratifiant de réaliser que d’autres pensent la même chose que soi, et donc que l’on n’est pas parano ou dément de se sentir si impuissant devant une gigantesque opération politique. Penser la même chose d’une part en constatant l’immense manipulation à laquelle s’est livrée le Pouvoir s’engouffrant dans la faille du Covid, et l’amplifiant pour terroriser et (...)

  • Apollinaire...

    25 février, par René Merle

    Cf. : Poésie, prose poétique, ou prose prétentieuse en « vers libres » ?
    Dans une fosse comme un ours Chaque matin je me promène Tournons tournons tournons toujours Le ciel est bleu comme une chaîne Dans une fosse comme un ours Chaque matin je me promène
    Apollinaire, Alcools, 1913
    La belle mécanique envoûtante des octosyllabes rimés mais, innovation majeure du poète, non ponctués… On comprend que le jeune Aragon y ait bientôt puisé.
    Quel contraste avec le portrait du poète par son ami Picasso qui (...)

  • Autorité...

    25 février, par René Merle

    Voici un article de Synonymes français, par Diderot, D’Alembert et de Jaucourt, Paris, Favre, an IX, intéressant à lire par les temps qui courent, et particulièrement en complément du récent billet De la perte des repères, et de la menace autoritaire.
    « AUTORITÉ, POUVOIR, PUISSANCE : L’autorité, dit l’abbé Girard, laisse plus de liberté dans le choix ; le pouvoir a plus de force, l’empire est plus absolu : on tient l’autorité de la supériorité du rang et de la raison. Le pouvoir de l’attachement que les (...)

  • Rocardiens, 1993-1994

    24 février, par René Merle

    Vous les reconnaissez ?
    Et mesurez le chemin parcouru...

  • Après Trappes, quelques réflexions

    24 février, par René Merle

    Je disais revenir sur ce que l’on appelle maintenant l’affaire de Trappes, à la fin de l’article Un seul parti, le parti de Dieu.... N’étant ni politologue ni politiste, et encore moins islamologue, mais simplement citoyen, je ne suis pas resté insensible à cette affaire que, sur un tout autre sujet j’évoquais récemment (en aparté) par ces quelques mots lapidaires : « l’affaire de Trappes et tout ce qu’elle révèle de dits et de non dits ». Je ne connais Trappes que parce que j’ai pu en lire, et (...)

  • De la perte des repères, et de la menace autoritaire

    24 février, par René Merle

    La fin de la "place de surplomb" du Léviathan ? Sans doute, mais de ce vide, quelle aspiration surgira d’un grand coup de balai despotiste ? À ce propos, quelques lignes qui font réfléchir, du psychanalyste et essayiste belge Jean-Pierre Lebrun « À notre époque, comme les repères s’équivalent , ils s’annulent mutuellement : une opinion peut être d’emblée battue en brèche par une autre, un avis est susceptible d’être aussitôt contré, un savoir peut immédiatement en susciter un autre qui ira dans le sens (...)

  • Aragon et Pierre Benoît, 1919

    24 février, par René Merle

    Tout en y collaborant en tant qu’auteur, le jeune Aragon [né en 1897], on l’a vu sur ce site, assura la critique littéraire dans la revue mensuelle de Breton et Soupault, Littérature, fondée en 1919. Dans le n°6, août 1919, il exécute proprement L’Atlantide de son aîné Pierre Benoît [né en 1887] : ce roman "saharien" connaissait, en défoulement des quatre années sanglantes de guerre, un très grand succès dès sa parution en 1919. Et ce faisant, Aragon se révèle dans sa pirouette négatrice sur le style, (...)

  • Fougeron, encore

    23 février, par René Merle

    Au moment de l’expo Fougeron à Roubaix, en 2014, j’écrivais : « Un grand merci à Jean-Philippe Granger qui vient de placer une information après mon billet sur Fougeron – civilisation occidentale. "Il y a en ce moment au Musée de La Piscine à Roubaix, une très belle et importante rétrospective Fougeron qui rend justice à ce peintre, quels qu’aient pu être ses erreurs (que les moins de 30 ans ont sans doute un peu de mal à comprendre.)
C’est jusqu’au 18 mai 2014, ça vaut vraiment la peine !" Ce (...)

  • Trenet au temps des Chantiers de la Jeunesse

    23 février, par René Merle

    Je reviens sur un souvenir d’enfance déjà mentionné sur mon ancien blog. Qui, comme moi, a défilé en colonne martiale au temps des colonies de vacances d’après la Libération, (je parle donc des septuagénaires, octogénaires, valétudinaires, dont je fais partie, sans oublier nos chers copains disparus) ne peut ignorer cet hymne joyeusement optimiste que l’on nous faisait entonner, inconsciemment (?) dans le droit fil du pétainisme à peine tombé, et dont j’ai eu grande surprise, ultérieurement, d’apprendre (...)

  • Han Ryner évoque Verlaine

    23 février, par René Merle

    N’oublions pas le jeune Verlaine saluant les insurgés de luin 1848 et ceux de la Commune de Paris : Verlaine - "Les Vaincus". Mais voici le regard global sur son oeuvre qu’a donné Han Ryner en 1904 (Verlaine est mort en 1896).. J’ai déjà évoqué, à propos de Campdoras, la riche personnalité de l’écrivain et philosophe libertaire Han Ryner [1861-1938]. Campdoras avait de qui tenir Han Ryner, de son vrai nom Ner, 1861-1938 – Ses parents étaient des Roussillonnais émigrés en Algérie où il est né. Il fit (...)

  • Une promesse du président Louis-Napoléon Bonaparte, le jour de son élection

    22 février, par René Merle

    Dans la série "des mots se laissent dire" et des promesses présidentielles reniées, celle de Louis-Napoléon Bonaparte, prononcée le jour même de son élection (10 décembre 1848), vaut son pesant de moutarde :
    "La République doit être généreuse et avoir foi dans son avenir ; aussi, moi qui ai connu l’exil et la captivité, j’appelle de tous mes vœux le jour où la patrie pourra, sans danger, faire cesser toutes les proscriptions et effacer les dernières traces de nos discordes civiles." –
    Trois ans avant le (...)

  • Un seul parti, le parti de Dieu...

    22 février, par René Merle

    Oui, « Un seul parti, le parti d’Allah », ainsi disait en 1978, avant même son retour en Iran, le guide de la Révolution iranienne Khomeiny, généreusement hébergé par la République française. J’avais alors suffisamment l’âge de raison pour m’en souvenir aujourd’hui. C’était le moment où Michel Foucault, Jean-Paul Sartre et tant d’autres saluaient la révolte des opprimés et la gifle donnée à l’impérialisme américain, en tenant pour épiphénomène la prégnance religieuse. De retour en Iran, Khomeiny ne se fit pas (...)

  • "La grande conspiration contre la Russie"

    22 février, par René Merle

    M.Sayers et A.Kahn, La grande conspiration contre la Russie, Paris, Éditions Hier et Aujourd’hui, 1947. (Michel Sayers et Albert E. Kahn, The great conspiracy against Russia, New York, Boni & Gaer, 1946. ) Madeleine... Quand mon ami Louis Vaisse m’avait prêté ce livre, qu’il venait d’acheter dans une brocante m’est venu le goût retrouvé de la pré-adolescence et la couverture bleue-blanche des éditions H&A... J’ai revu, dans la petite bibliothèque de mon père, cet ouvrage que j’avais (...)

  • Anatole France, de la nature humaine et de l’avenir

    21 février, par René Merle

    J’ai évoqué récemment, Monsieur Bergeret à Paris le roman d’Anatole France, paru en 1901, dans lequel le professeur Bergeret exprime souvent, en fait, les opinions de l’auteur. Cf . : Anatole France, "Monsieur Bergeret à Paris" et l’Affaire Dreyfus.. À l’orée de ce siècle, Anatole France, l’ami de Jaurès, sans illusions sur la nature humaine, n’envisage pas moins, prudemment, un avenir, fort lointain, de progrès et de coexistence pacifique. Voici par exemple ce qu’il écrit dans le chapitre XVII : (...)

  • Montale, Non chiederci la parola

    20 février, par René Merle

    Une des plus célèbres poésies de Montale, publiée dans son premier recueil Ossi di sépia (Os de seiche), Gobetti, 1925. Je donne d’abord le texte, puis je le reprends avec une traduction. Je traduis littéralement, vous trouverez ailleurs bien d’autres traductions plus littéraires, mais aucune traduction ne peut rendre le rythme du poème tel que nous le donne à entendre Vittorio Gassman (vidéo sans images, son seulement. D’autres vidéos utilisent de façon redondante l’image, mais le poème a-t-il besoin (...)

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