Cf. : L’ouvrier syndiqué et la "Grève doou Mineur" Je parlais des francismes de ce texte. Est-ce vraiment important ? Est-ce vraiment significatif d’une invasion du français et d’une négligence lexicale ? Les puristes du temps et d’aujourd’hui le pensent certainement. Je me souviens d’un colloque Victor Gelu où chacun y allait de la sienne sur la thématique et la biographie du grand Marseillais. Mais nous avions eu droit aussi à une minutieuse recension des francismes que Gelu s’était permis (…)
Présentation
Je remets en marche ce site tel que je l’avais fermé en 2024 à cause de trop nombreuses utilisations de "spécialistes" oubliant de donner leurs références.
Je passe outre, et redonne à qui en a envie la possibilité de visiter un travail de nombreuses années.
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
Retour sur « la Grèvo doou Mneur » - Francismes
23 octobre 2025, par René MERLE -
Un exemple de résistance populaire de la graphie du Roumavagi : André Louis Granier
23 octobre 2025, par René MERLEIndifférent à la "graphie sauvage" de la plupart des Troubaires, et à la nouvelle graphie des Félibres, l’artisan forgeron marseillais André Louis Granier [1821-1897] persiste dans ce qui lui apparaît comme un fruit précieux de son parcours d’autodidacte (il fut disciple de Mary Lafon) : la graphie étymologisante avec ses notations grammaticales, qui lui apparaît la plus à même de rendre sa dignité à la langue méprisée.
-
Letra a un amic de Tolosa
23 octobre 2025, par René MERLEAdieu Ben recebut ton infò seminari lenga occitana e poder sègle XVIII. Grand mercé, o "gramaci" coma se ditz encara aicÍ. Lo subjèct m’apassiona, estènt mon trabalh sus lo tèxte provençau non literari, qu’acomença au darrier tèrç dau sègle XVII. Mai Tolosa es luenh, siáu plus joine e vèni d’aver doas operacions cardiacas. Ren qu’un mòt sus la lenga de poder au sègle XVIII : Es clar qu’una lenga encara parlada per tots, pastada de saba populari, e norrida de dignitat latina e francesa en cò (…)
-
Choix graphiques. 2012
23 octobre 2025, par René MERLEJ’ai évoqué ce passage délicat, vécu dès les années 1970, d’une utilisation relativement confidentielle de la graphie classique, à une utilisation publique tous azimuts. J’ai vite remarqué l’incompréhension que suscitait chez des "locuteurs naturels" la découverte sans préparation d’un texte en graphie classique, et les dégâts qui pouvaient s’ensuivre. Une expérience particulièrement intéressante a été celle de l’ouvrage Culture occitane per avançar, publié en 1977 aux Éditions sociales (…)
-
Roumavagi, graphies
23 octobre 2025, par René MERLERoumavagi deis Troubaires - Recueil des poésies lues ou envoyées au congrès des Poètes provençaux, tenu à Aix, le dimanche 21 août 1853 ; publié par J.-B. Gaut, Secrétaire du Congrès. Aix, Aubin ; Paris, Garnier frères ; Marseille, Boy. MDCCCLIV.
Confrontés à la pluralité orthographique des participants, Gaut et les organisateurs auraient pu s’en tenir aux choix des différents intervenants, comme avaient fait les maîtres d’œuvre des Troubadours revioudas en 1823, ou Desanat dans son (…) -
Roumavagi deis troubaires, 1854 - Graphie de Mistral
23 octobre 2025, par René MERLERoumavagi deis Troubaires - Recueil des poésies lues ou envoyées au congrès des Poètes provençaux, tenu à Aix, le dimanche 21 août 1853 ; publié par J.-B. Gaut, Secrétaire du Congrès. Aix, Aubin ; Paris, Garnier frères ; Marseille, Boy. MDCCCLIV.
En 1853, le fait est bien connu, mais des spécialistes seulement, le jeune Mistral (ici curieusement présenté en J.Mistral) hésite entre plusieurs graphies. Voici le début de son poème, qui sera la matrice de Mirèio. La graphie adoptée n’est pas (…) -
Description de Bandol... et inversion de la diglossie ?
23 octobre 2025, par René MERLE"Briguet Charles, aîné, ébéniste", marseillais d’origine, signe ainsi ces quatre pages d’alexandrins maladroits, qui, outre le documentaire sur le Bandol (Var) de 1861, n’ont d’autre intérêt que de montrer la fierté du manuel, de l’artisan, de maîtriser le français.
Dans les générations précédentes, l’usage chez les rimeurs « patoisants » était de s’excuser, en provençal : « j’écris dans le parler que ma mère m’a appris, car je ne domine pas le français ». Mais depuis la loi Guizot le (…) -
"Cien de dieu", ou tout vient à point pour qui sait attendre...
23 octobre 2025, par René MERLEC’était en 1974. Je m’étais jeté à l’eau en écrivant une nouvelle en provençal, en prose, alors que je ne m’étais jusqu’alors risqué qu’à la poésie : dans ma maladresse de débutant, une poésie minimaliste, tendance Haiku, qui permet, à des plumes qui n’en sont pas dignes, de se dispenser de la connaissance de la grammaire d’une langue, de ses conjugaisons, bref de ses tours et détours. On jette un substantif ou deux, on hasarde un verbe, infinitif ou présent de l’indicatif, on saupoudre de (…)
-
Histoire de pénultième. De Saint Nazaire à Sanàri et de Sanàri à Sanary
23 octobre 2025, par René MERLEJ’ai déjà dit sur ce site comment le passage de l’accent de l’avant dernière syllabe (pénultième) à la dernière a marqué la francisation définitive de notre oralité. Raviolis et signes diacritiques Un peu d’histoire pour en traiter : Je prends l’exemple de la localité voisine de Sanary, qui avant la Révolution s’appelait Saint-Nazaire. Dans leur phase déchristianisatrice, les révolutionnaires remplacèrent les noms de communes évoquant un saint par des noms tirés de l’histoire républicaine (…)
-
Graphies, Gelu, des dichotomies un peu trop faciles
23 octobre 2025, par René MERLEJ’ai toujours été amusé, et un peu énervé, par ces occitanistes dichotomiques qui divisent la production provençale en deux camps, celui des honorables progressistes en politique, pour la plupart partisans de la graphie classique, et celui des diaboliques conservateurs, partisans évidemment de la graphie mistralienne. J’ai souvent dans ce site insisté sur la fait que les défenseurs d’une graphie classique, Honnorat en tête, étaient au départ tout autant conservateurs en politique que le (…)