Branduardi chante ce célèbre et anonyme texte troubadouresque : A l’entrada del temps clar, eya Per jòia recomençar, eya E per jelòs irritar, eya Vòl la regina mostrar Qu’el’es si amorosa A la vi’, a la via, jelòs, Laissatz nos, laissatz nos Balar entre nos, entre nos. El’ a fait pertot mandar, eya Non sia jusqu’a la mar, eya Piucela ni bachalar, eya Que tuit non vengan dançar En la dansa joiosa. A la vi’, a la via, jelòs, Laissatz nos, laissatz nos Balar entre nos, entre nos. Lo reis i ven (…)
Présentation
Je remets en marche ce site tel que je l’avais fermé en 2024 à cause de trop nombreuses utilisations de "spécialistes" oubliant de donner leurs références.
Je passe outre, et redonne à qui en a envie la possibilité de visiter un travail de nombreuses années.
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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A l’entrada dau temps clar
23 octobre 2025, par René MERLE -
Castil-Blaze et... le patois, vu de Paris
23 octobre 2025, par René MERLEOn sait que le premier rassemblement des « poètes provençaux » se tint à Arles en 1852, à l’initiative de Roumanille.
Voici un écho ironique dans la presse nationale qui montre combien cette initiative apparaissait déplacée aux « cultureux » parisiens.
Le pauvre Castil-Blaze, musicographe et compositeur reconnu, figure de la vie musicale parisienne, se fait ainsi rhabiller : -
L’illustration et le Congrès des poètes provençaux, Arles, 1852.
23 octobre 2025, par René MERLEJ’évoquais récemment la moquerie fielleuse abondamment pratiquée dans la presse parisienne à l’égard des « troubadours » provençaux, et, en l’occurrence, du congrès d’Arles et de Castil-Blaze . Cette attitude n’est cependant pas générale. En témoigne la publication de ce compte-rendu du congrès par le grand magazine l’Illustration (18 septembre 1852). Il est vrai que son auteur, Jean-Joseph Bonaventure Laurens (1801-1890), secrétaire comptable à la faculté de médecine de Montpellier, qui (…)
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Gelu, le provençal se meurt, 1840
23 octobre 2025, par René MERLEJ’évoquais il y a peu le point de vue de Gelu sur la fin du parler local. En voici la présentation qu’il en donne dans l’introduction de sa première publication, Chansons provençales et françaises (1840).
" Ces chansons n’étaient point destinées à l’impression, l’on s’en apercevra facilement en les lisant. Il a fallu des instances bien vives et bien souvent réitérées pour me déterminer à les publier. [formule classique pour couvrir le désir d’être imprimé, mais en l’occurrence, il est (…) -
Roumavagi, préface
23 octobre 2025, par René MERLEJ’ai réouvert mon vieil exemplaire bien fatigué du Roumavagi deis Troubaires - Recueil des poésies lues ou envoyées au congrès des Poètes provençaux, tenu à Aix, le dimanche 21 août 1853 ; publié par J.-B. Gaut, Secrétaire du Congrès. Aix, Aubin ; Paris, Garnier frères ; Marseille, Boy. MDCCCLIV. Saine lecture que ce recueil hétéroclite, où l’on trouve le pire et le meilleur, qui capitalisait une désormais abondante production « littéraire » provençale, mais aussi languedocienne et alpine. (…)
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Roumavagi deis Troubaires - d’Astros
23 octobre 2025, par René MERLERoumavagi deis Troubaires - Recueil des poésies lues ou envoyées au congrès des Poètes provençaux, tenu à Aix, le dimanche 21 août 1853 ; publié par J.-B. Gaut, Secrétaire du Congrès. Aix, Aubin ; Paris, Garnier frères ; Marseille, Boy. MDCCCLIV.
Voici le discours d’ouverture du vénérable et respecté docteur d’Astros, membre d’une vieille famille aristocratique varoise, fixée dans la capitale provençale, et poète provençal à ses heures (sur d’Astros, voir sur ce blog). Bel exemple du (…) -
Lettre de Gelu à Roumanille
23 octobre 2025, par René MERLEDans les Mémoires de l’Institut historique de Provence, tome IX, 1932, on peut lire une lettre jusqu’alors inédite de Victor Gelu, adressée « A M. J. Roumanille, poète et journaliste, Avignon. » (Lettre communiquée par la famille à Jules Belleudy. Belleudy, né en 1855, fut journaliste républicain avancé à Marseille aux débuts de la Troisième République, puis sous-préfet et préfet]. Lettre éclairante à bien des égards. Pour les lecteurs peu au fait de l’histoire de la poésie provençale, (…)
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Fin de l’entreprise du Roumavagi deis Troubaires
23 octobre 2025, par René MERLERoumavagi deis Troubaires - Recueil des poésies lues ou envoyées au congrès des Poètes provençaux, tenu à Aix, le dimanche 21 août 1853 ; publié par J.-B. Gaut, Secrétaire du Congrès. Aix, Aubin ; Paris, Garnier frères ; Marseille, Boy. MDCCCLIV. En introduction à son Roumavagi, Gaut écrivait au début de l’an 1854 (cf. article précédent) : " Il paraîtra, dans les premier mois de cette année, un second volume intitulé : La Soupado deis Troubaires, qui se composera de toutes les poésies (…)
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Gelu 1857, Marseille n’est plus Marseille
23 octobre 2025, par René MERLEGelu arrête l’écriture de ses mémoires en 1857. Il avait 51 ans (il mourra en 1885). Il termine sur cette note de désespérance :
"Les dimanches et les fêtes je ne descendais pas en ville. [Il habite alors en proche périphérie, à l’Est de Marseille] Ordinairement je passais toutes ces journées à écrire dans ma chambre [outre de nouvelles poésies, Gelu venait de terminer en 1855 une œuvre majeure en prose, Nouvè Grané]. Quelquefois j’allais seul parcourir toute la ligne du chemin de fer en (…) -
Louis Jourdan, Préface à La Sinse
23 octobre 2025, par René MERLEDans cette préface donnée au Toulonnais Sénès La Sinse, le Toulonnais de Paris Louis Jourdan témoigne de son attachement au Toulon de sa jeunesse et à sa langue. Il ne peut que constater le recul du provençal, tant par la non transmission parents-enfants que par le mimétisme social qui pousse la jeunesse à le délaisser au profit du français. Il propose un avenir de bilinguisme raisonné qui ne pourra jamais advenir, et, comme il le dit, l’œuvre de Sénès, « monument historique », ne peut être (…)