Le Premier Mai 1893. Après avoir été député de Marseille, Hugues est alors député socialiste de Paris.
" Soun quaouqueis arlèri que fan un chamatan doou tron de dieou e que levon lei bras aou ciele emé de figuro desaviado, coume se leis anavian esclapa sus lei roco, tóutei lei coou que si preparan à festeja lou Sant Proumié-Mai de la paouriho. A leis oousi, la terro emé la luno juegaran dei chimbalo, lei granoueio aouran plus de coue e sera la fin finalo de tout. Mi fan susa de claveou ! (…)
Présentation
Je remets en marche ce site tel que je l’avais fermé en 2024 à cause de trop nombreuses utilisations de "spécialistes" oubliant de donner leurs références.
Je passe outre, et redonne à qui en a envie la possibilité de visiter un travail de nombreuses années.
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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Clovis Hugues – Lou Proumié Mai (1893)
23 octobre 2025, par René MERLE -
1872, Armana Nouviau das pésans (Allier)
23 octobre 2025, par René MERLE1872, Armana Nouviau das pésans et dô paure monde abligê de travaillâ pa vivre. Prix : 4 Saôs. Imp ; Fudez Frères.
Merci à Jean-Michel Effantin pour ses précieuses informations. Je n’entre pas ici dans la présentation linguistique de l’Armana, et je renvoie à ce qu’en a écrit l’éminent connaisseur des parlers de l’Auvergne et du Bourbonnais, le professeur Pierre Bonnaud.
L’ouvrage est bilingue. Les textes en « patois » (parler d’oc aux confins des parlers d’Oil et francoprovençaux) sont (…) -
1856 - Détruire le Vieux Marseille... Chanson...
23 octobre 2025, par René MERLE1856 - Détruire le Vieux Marseille... Chanson provençale
Depuis 1840, Marseille connaissait un bouleversement urbain majeur , notamment avec la création des nouveaux ports, au revers Nord des trois buttes (Saint Laurent, Les Moulins, Les Carmes) sur lesquelles, en rive Nord du Vieux Port, était construite la vieille ville. En 1856, le fondateur de la Société des Ports de Marseille, Mirès, propose à la municipalité de raser les vieux quartiers et de niveler les trois buttes, afin d’établir (…) -
René Merle - Sur un texte de propagande "socialiste" en milieu rural (D.Renoux, Draguignan, Var, 1884)
23 octobre 2025, par René MERLEPaul Cresp vient de présenter sur le site de notre Association 1851 pour la mémoire des résistances républicaines, un très intéressant document, le testament de Dominique Renoux, libre penseur dracénois. La lecture de ce texte, brûlant de conviction, de passion, de méfiance et de rancunes bien compréhensibles, m’a renvoyé à un autre texte, tout aussi révélateur au plan des mentalités, de ce même Renoux. En réunissant la documentation pour mon livre Les Varois, la presse varoise et le (…)
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De l’usage politique de la langue du peuple.
23 octobre 2025, par René MERLEEwan Gwesnou – Scipion Marin.
Dans Socialisme et langue bretonne, 1912, alors que le breton était encore très majoritairement la langue du peuple rural, le socialiste Ewan Gwesnou déplorait que les socialistes ne s’adressent pas aux Bretons dans leur langue, et en laissent l’usage politique à la réaction. Le débat peut apparaître obsolète de nos jours, où le français a pris presque toute la place. Mais son occultation n’en est pas moins révélatrice de ce que fut le rapport de "l’élite (…) -
Dialogue politique, Cascayoun-Dupont, 1870
23 octobre 2025, par René MERLECascayoun - Lou Peblecisto
Des amis occitanistes s’étonnent parfois de mon obstination à donner des textes provençaux d’époque dans leur graphie originale, et non en graphie classique, qui serait bien plus commodément lisible par les initiés.Ma réponse est double : d’une part, le texte en version originale est pour l’historien un document à livrer honnêtement tel quel ; d’autre part, ce texte en version originale est aujourd’hui encore bien plus accessible à la majorité des lecteurs (…) -
L’ouvrier syndiqué et la "Grève doou Mineur"
23 octobre 2025, par René MERLEUn des axes de ma recherche sociolinguistique a été le rapport entre le mouvement ouvrier naissant, puis s’affirmant après le train de loi du début des années 1880, et la réalité linguistique d’un prolétariat autochtone, « patoisant », de plus en plus grossi par des courants migratoires divers et variés. J’ai abordé la question tant en domaine francoprovençal qu’en domaine provençal, varois notamment. Mais il était particulièrement intéressant d’aller voir dans le grand port, Marseille, fief (…)
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Pascal Cros, "La Sartan" et "L’ouvrier syndiqué"
23 octobre 2025, par René MERLENous avons déjà rencontré L’ouvrier syndiqué de Marseille : L’ouvrier syndiqué et la "Grève doou Mineur" On a pu voir dans l’article cité ci-dessus quelle place, des plus modestes, pouvait tenir le provençal dans le bulletin de l’Union des chambres syndicales des Bouches-du-Rhone et de la toute jeune Bourse du travail de Marseille, avec cette publication en mai 1891 d’un poème sur la grève des mineurs.
Or même année est l’année de la création (mai 1891) d’une véritable publication (…) -
"Lou Fanaou", Une chanson en provençal de Marseille (1873) – Réformisme ou Révolution ? et aujourd’hui ?
23 octobre 2025, par René MERLECe n’est pas aux lecteurs de mon blog linguistique que j’apprendrai comment, à la fin des années 1860 et au début des années 1870, une floraison de chanteurs-diseurs bilingues (provençal – français) firent florès sur les scènes marseillaises, en portant souvent une critique politique et sociale qui recevait un grand écho populaire.
Et peut-être ces lecteurs comprendront-ils pourquoi, par les temps qui courent, où sont lancinantes les interrogations sur l’avenir, je ressors de mes (…) -
À propos de la chanson “Adieu paura aigla...” [1], chantée en Provence à la chute du Second Empire.
23 octobre 2025, par René MERLEIl est encore fréquent en Provence d’entendre évoquer par des personnes âgées le souvenir de leurs anciens chantant ce refrain républicain.
Ainsi, en 2002, Mme Claire Partage, de Varages (Var), nous montrait une lettre où sa maman, décédée en 1991, écrivait : “De notre aïeul, grand-père décédé en 1910 à Varages, un pur républicain, nous avons gardé un souvenir inoubliable des récits et des chants révolutionnaires : - Adiou, paouro aiglo, fallas (*) plus jamaïs d’uou, La Républico t’a (…)