Quand j’étais lycéen, je n’étais pas du tout sensible au lyrisme de la très aristocratique, très mondaine (au bon sens du mot) et si cultivée Anna de Noailles, car l’exploration des thèmes si classiques de l’amour, de la nature, de la vie et de la mort ne correspondait pas (encore) à ma découverte impatiente de la vie, autrement que par l’alexandrin. Voyez ce qu’elle en disait en 1920 : « Pourquoi écrivez vous ? » "Littérature", 1920.
Bien longtemps après, il m’arrive pourtant maintenant de me promener (...)