Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
29 décembre 2020, par René Merle
J’attire votre attention sur le commentaire placé par Michel Parolini à la suite de l’article Face à Baba
-
29 décembre 2020, par René Merle
« On se trompe avant même de rencontrer les gens, quand on imagine la rencontre avec eux ; on se trompe quand on est avec eux ; et puis quand on rentre chez soi, et qu’on raconte la rencontre à quelqu’un d’autre, on se trompe de nouveau. Or, comme la réciproque est généralement vraie, personne n’y voit que du feu, ce n’est qu’illusion, malentendu qui confine à la farce. Pourtant, comment s’y prendre dans cette affaire si importante - les autres – qui se vide de toute la signification que (…)
-
29 décembre 2020, par René Merle
J’ai déjà donné un extrait du passionnant ouvrage de Yves Michaud « L’Art, c’est bien fini », Essai sur l’hyper-esthétique et les atmosphères, NRF Essais, Gallimard, 2021Cf. : Sur la mort "imprévisible et incompréhensible". Je vous recommande le chapitre initial que le propos suivant de l’auteur peut vous donner envie de lire : « Je fais le constat d’un changement de sensibilité, constat commencé en 2003 avec l’Art à l’état gazeux. Notre façon d’appréhender les expériences change et, par (…)
-
29 décembre 2020, par René Merle
Si vous l’avez raté en 2019, ne manquez pas le superbe documentaire « Une si belle époque ! La France d’avant 1914 » que rediffuse la 5.
Présentation de la 5 : « Les quelques années qui séparent le début du XXe siècle de la Première Guerre mondiale furent comme une parenthèse heureuse, idéalisée plus tard avec nostalgie sous le nom de "Belle Epoque". Des images, aujourd’hui restaurées, permettent de redécouvrir ce moment artistique intense au cœur d’une société qui aimait par dessus tout (…)
-
29 décembre 2020, par René Merle
Je viens de relire d’Umberto Eco, L’île du jour d’avant, Grasset, 1996.
Et ce cher Umberto me renvoie à la vieille interrogation que seuls les enfants, grands philosophes sans le savoir, osent poser encore dans leur naïveté première.
Nous, nous faisons en sorte de vivre notre vie sans nous emberlificoter de la sorte, et c’est plutôt la certitude annoncée en premier lieu, celle de la mort, qui nous turlupine...
Mais voyons donc :
« On dit que penser aux origines est le propre du (…)
-
29 décembre 2020, par René Merle
« Le graphologue, il est comme ça mes chéris, il retourne toutes ses phrases comme des doigts de gant, il les fait aller dans un sens et puis dans un autre. Par exemple, il ne pourrait pas parler du désir de l’espérance sans parler aussitôt de l’espérance du désir, et ainsi de suite. Sur l’instant, ça produit un effet intelligent, après quoi on réalise qu’il n’y a pas grand chose à comprendre [1]. »
-
29 décembre 2020, par René Merle
J’ai toujours admiré le geste de Julien Gracq, refusant en 1951 de voir son magnifique roman Le rivage des Syrtes figurer dans les favoris du Prix Goncourt, et refusant ce prix qui malgré tout lui avait été attribué. Je recevais ce geste comme la négation de ces classements qui transforment la vie littéraire en course cycliste, classements et récompenses qui sont rituels chez nous, et qui fleurissent encore plus chez nos voisins italiens et espagnols. L’œuvre est œuvre, point final. Mais (…)
-
29 décembre 2020, par René Merle
Je suis toujours ému par cette limpide « Chanson de Gaspard Hauser » que Verlaine composa dans sa prison de Bruxelles, (été 1873), après avoir tiré sur Rimbaud.
"Gaspard" était apparu adolescent presque mutique à Nuremberg en 1828, il mourut après une agression mystérieuse en décembre 1833.
Sur ce mystérieux enfant apparemment sciemment élevé à l’écart de tout contact humain, les hypothèses ont abondé (Internet en regorge).
Sans doute, le Pauvre Lélian [1] y reconnaissait-il un frère… (…)
-
29 décembre 2020, par René Merle
Un mot sur Théophile Gautier, l’ami de Baudelaire et l’initiateur du Parnasse... Les lecteurs intéressés par l’histoire de la Seconde République ont pu se reporter à l’abondante documentation publiée sur ce site, et notamment sur l’élection triomphante comme président de la République en décembre 1848 d’un parfait Inconnu, l’aventurier politique Louis-Napoléon Bonaparte, qui bénéficiait seulement de la magie d’un nom, trente-trois ans après la chute de l’Empire. Ce nom de Napoléon et le (…)
-
29 décembre 2020, par René Merle
De la guerre de Troie aux féodaux troubadours, la guerre est autant plaisir qu’affirmation de la virilité. Le jeune Aragon en a bien souligné le vertige. Et le pacifiste hurle... Mais on a beau jeu de répondre au pacifiste intégral, comme on le faisait pour Giono qui refusait que l’on se prépare au combat contre le nazisme : il est nécessaire d’avoir une armée prête à nous défendre contre une attaque, mais alors la guerre que nous mènerons sera propre, en respectant scrupuleusement le droit (…)