La Seyne sur Mer

Site de René Merle, historien et écrivain.


Articles récents

  • Bal chez Temporel

    10 janvier, par René Merle

    J’étais hier près de ma fille, dans la grand-salle de l’Ehpad où elle se survit. Tout était calme. La boite à musique diffusait du musette, puis ce fut Guy Béart, et, en bouffée de nostalgie, ce Petit bal chez Temporel que j’avais entendu pour la première fois sur mon petit poste, lors de sa sortie en 1957. J’avais 21 ans.
    https://youtu.be/oK9piEnd_mo?si=hxS8NwPomHLXiXWG

  • La Fontaine, « Parole de Socrate » et de l’amitié

    9 janvier, par René Merle

    Quelques mots à propos de l’amitié, si rare et si précieuse, et si galvaudée. Qui donc a pu connaître celle qu’évoquait Samuel (18:1-3) dans la Bible : « Lorsqu’il eut fini de parler à Saül, l’âme de Jonathan s’attacha à l’âme de David et Jonathan se mit à l’aimer comme lui-même. Saül le retint ce jour même et ne lui permit pas de retourner chez son père. Jonathan conclut un pacte avec David, car il l’aimait comme lui-même. » ? Par pitié, épargnons-nous Montaigne et la Boétie qu’évoquait Brassens : C’était pas (...)

  • Défendre un régime corrompu ?

    8 janvier, par René Merle

    « Alors », me dit-on, « tu défends Machado, qui, quoi qu’a pu dire le líder màximo Mélenchon, a transformé le bolivarisme chaviste en contrôle militaro-élitiste de la société, ouvrant ainsi la porte à une intervention impérialiste US qui se bornerait à prendre le contrôle d’un appareil d’État corrompu, en évitant la « révolution de velours » ou la guerre civile » ?
    Je ne défends rien, d’autant que depuis mon balcon sur la rade de Toulon, je ne suis pas un observateur crédible de la situation en Amérique latine.
    Je (...)

  • Agression de Trump. Quand Pancho Villa réveille le courage

    7 janvier, par René Merle

    Dans le désarroi et la colère, un bandeau dans la Une de ce matin du grand quotidien progressiste mexicain, la Jornada, l’encouragement, devenu dicton au Mexique, que Pancho Villa adressa à ses troupes dans la terrible traversée du désert, avant la victoire finale :
    « Courage, cabrones [1], car ça va être pire ! »

  • le partage du monde ?

    6 janvier, par René Merle

    Pour qui aurait encore gardé des illusions sur l’impérialisme américain, qui est dans l’ADN de cette nation, un an de présidence Trump a suffi à en démontrer la brutalité vorace. Passons sur la servilité ou l’impuissance assumée de ce qui s’appelle encore quelque peu ironiquement Union européenne. Mais on ne peut que d’interroger sur la réaction de la Russie et de la Chine, qui en fait se contentent de protestations non suivies d’une de mesures concrètes. On imagine facilement que ces puissances (...)

  • À propos de la Russie

    6 janvier, par René Merle

    J’en ai vu qui s’énervaient à la lecture de l’article Premier Janvier, et la guerre..., et qui me disaient : « Comment pouvez-vous ironiser sur un pareil sujet ? Seriez vous un agent de Moscou ? » Eh bien non. Quand j’étais jeune, malgré tous ses défauts, pour ne pas dire plus, j’avais un faible pour l’URSS. Sa présence était un contrepoids salutaire à l’impérialisme avide des États-Unis, et une aide majeure dans les luttes de libération nationale des pays de ce qui était encore le tiers Monde. Et puis, les (...)

  • Trump, l’impérialisme dévoilé, si besoin était

    4 janvier, par René Merle

    le Figaro, 3 janvier 2026

  • Venezuela. Le vrai visage de Macron.

    3 janvier, par René Merle

    Complément à l’article Maduro, de l’information "objective"
    Lu dans le Figaro :
    Comme notre président osera-t-il parler de droit international dorénavant ? Quelle honte pour la France.
    Chirac et de Gaulle doivent se retourner dans leur tombe.

  • Maduro, de l’information "objective"

    3 janvier, par René Merle

    Cf. : Trump Venezuela du 24 décembre 2025
    J’ouvre ma télé ce matin. J’apprends par BFM qu’un baron de la drogue a été capturé par les USA.
    Quelle honte !
    Voilà comment l’on informe dans notre pays...
    Il n’est que de voir la joie à peine dissimulée des présentateurs et la joie exprimée par les "spécialistes".
    Ce qui me ramène à la joie des mêmes lors de l’invasion de l’Irak, nonobstant la ferme condamnation par le gouvernement français d’alors, moins inféodé aux USA que ne l’est notre (...)

  • Premier Janvier, et la guerre...

    1er janvier, par René Merle

    Après les saturnales de fin d’année sous les auspices du dieu primordial Saturne, le 1er janvier, qui était pour eux le premier jour de l’année, les Romains célébraient Janus, l’autre dieu premier, l’antique Ian, le dieu des passages et des choix. Janus Bifrons regardait autant le passé que l’avenir. Notre Janvier en conserve le nom. Ainsi sommes-nous, nous aussi, en ce premier janvier 2026, bifrons. Dans la connaissance et la non-connaissance. Le temple de Janus était rituellement fermé en temps de (...)

  • Anda jaleo - Lorca

    31 décembre 2025, par René Merle

    Pour terminer l’année, une chanson de Federico García Lorca, que j’ai déjà présentée il y a bien longtemps.
    J’ai découvert à la fin de mon adolescence ces chants qui me semblaient exprimer ce que j’imaginais de l’âme espagnole. Je les croyais venues du plus profond cancionero tradicional et j’ignorais que les paroles étaient de Federico García Lorca. En voici un écrit sur le genre musical du jaleo. On peut traduire ce mot par « raffut, pagaille ».
    Version originale "brute" 1931 avec Lorca au piano. La (...)

  • Vœux de fin d’année

    30 décembre 2025, par René Merle

    A l’an que vèn, e se siam pas mai, que siguem pas mens !
    À l’an qui vient, et si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins !
    Ainsi, la vieille invocation annuelle en langue d’Oc tente-t-elle de conjurer un sort, que nous savons pourtant inévitable...

  • Bella ciao

    27 décembre 2025, par René Merle

    Comme chaque année, en cet ultime bout d’an, et en gage d’espérance, je vous propose cet hymne de combat et de courage, chanté par Tosca, ce Bella Ciao résistant et si galvaudé aujourd’hui, mais si tonique en ces temps de désillusions et de bourrage de crâne.
    Una mattina mi sono svegliato O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao Una mattina mi sono svegliato E ho trovato l’invasor O partigiano portami via O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao O partigiano portami via Ché mi sento di (...)

  • Trump Venezuela

    24 décembre 2025, par René Merle

    Heureusement que les États-Unis sont là pour nous sauver, preuves à l’appui !
    Ils nous ont sauvé des terribles armes chimiques dont Sadam Hussein nous menaçait.
    Aujourd’hui, ils vont nous sauver du Big Boss de la drogue, le vénézuélien Maduro, qui, c’est bien connu, empoisonne l’Amérique, et Marseille.
    Il faut que ça passe ou ça casse... En l’occurrence ça risque encore une fois de casser.
    De Bush à Trump, on ne peut que louer la sagacité, l’humanisme et l’intrépidité de nos amis étasuniens.
    Tiens, du coup, (...)

  • Françoise Mélonio, "Tocqueville"

    22 décembre 2025, par René Merle

    Cet article a d’abord été publié sur le site de l’Association 1851. http://www.1851.fr
    Je viens de lire avec grand intérêt et grand plaisir le tout récent ouvrage de l’éminente historienne (et adhérente de notre Association) Françoise Mélonio : Tocqueville, (NRF biographies Gallimard, 2025). Une biographie de plus, me direz-vous. À quoi bon ? Les biographies de Tocqueville, père du libéralisme politique, abondent dans les bibliothèques et sur Internet. On croit savoir tout de cet enfant d’une famille (...)

0 | ... | 15 | 30 | 45 | 60 | 75 | 90 | 105 | 120 | 135 | ... | 2895

| Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP