Autre trésor dont Gallica nous gratifie, la collection complète de la publication hebdomadaire de Désanat, lou Bouil-abaisso, (1841-1846) qui, entièrement en vers initialement provençaux, et plus tard aussi alpins et languedociens, fédèrera tout ce que le Sud-Est comptait de rimeurs et rimailleurs en langue d’oc.
Présentation
Je remets en marche ce site tel que je l’avais fermé en 2024 à cause de trop nombreuses utilisations de "spécialistes" oubliant de donner leurs références.
Je passe outre, et redonne à qui en a envie la possibilité de visiter un travail de nombreuses années.
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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lou Bouil-abaisso
23 octobre 2025, par René MERLE -
Descaladaire ?
23 octobre 2025, par René MERLELe "descaladaire" est celui que dépave les rues, et, par extension, le barricadier, l’émeutier. La question m’a été posée plusieurs fois de l’engagement d’un journal marseillais ainsi intitulé en 1849. Feuille révolutionnaire ? Il n’en est vraiment rien, et l’initiateur de cette feuille fugace de divertissement, le "poète national" marseillais Pierre Bellot, ferme conservateur, n’employa le titre que par antiphrase opportuniste et ironique. Tout au plus le journal a son importance dans la (…)
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Gelu et les Félibres, 1874
23 octobre 2025, par René MERLEGelu fit une ultime réapparition lors des festivités toulonnaises de 1873. Cf. : Gelu à Toulon, 1873
L’Armana prouvençau per lou bèl an de Diéu 1874, adouba e publica de la man di felibre publie un compte rendu qui n’accorde pas une importance particulière à Gelu, dont on connaissait les positions antifélibréennes, et, pour sauver la mise, en utilisant le terme félibréen de "majoral", lui accole une dignité imaginaire de "majoral d’âge du Gai savoir", c’est-à-dire, pour parler clair, (…) -
Gelu à Toulon, 1873
23 octobre 2025, par René MERLE1873, retour de flamme sans lendemain, Gelu à Toulon. En 1873, le modeste retour au “littéraire” provençal est mis en valeur par le concours régional (poésie française et provençale, histoire, archéologie) organisé par la ville de Toulon et l’académie.
“La commission chargée d’examiner les pièces de poésie, écrites dans l’un des divers idiomes parlés dans le midi de la France” est composée de Gaut, félibre, organisateur des Jeux floraux d’Aix, Revoil, de l’académie du Gard, Dol, de la (…) -
Gelu au Collège de France
23 octobre 2025, par René MERLELe Nouvelliste, quotidien du soir de Marseille, publie le 28 janvier 1864 un article du professeur de lettres du lycée François Tamisier [1817] : VICTOR GELU au collège de France
« VICTOR GELU au collège de France Victor Gelu, notre chansonnier provençal, vient d’obtenir au Collège de France un beau et légitime succès. Veouzo Mègi, une des plus belles compositions de notre compatriote, a été lu, commenté, traduit par l’éminent professeur de littérature étrangère du Collège de France, M. (…) -
Annonce de la parution de Gelu, 1856
23 octobre 2025, par René MERLEAvant l’offensive officielle et cléricale qui la détruira, la réédition, fort augmentée, des Chansons provençales de Gelu (1840) semblait se présenter sous les meilleurs auspices. En témoigne l’annonce faite dans la jeune revue dominicale marseillaise L’Artiste méridional [née en 1854], le 27 janvier 1856, sous la plume du jeune librettiste et parolier Maurice Bouquet [1831].
« Victor Gelu Qu’est devenu Victor Gelu ? Notre poète serait-il en Chine, en Californie ou en Crimée ? Telle est (…) -
René Merle - Théâtre en provençal, 18e siècle, notices biblio-biographiques : Audibert, Blanc Gilly, Bonnet Bonneville, Caihol, De Gravelle, Pelabon.
23 octobre 2025, par René MERLEJe donne ici quelques notices qui m’avaient été demandées pour un dictionnaire devant paraître aux Presses du Languedoc, et qui semble-t-il prend quelque retard. D’autres suivront.
AUDIBERT, Ordinaire de l’Académie de musique de Marseille. Il fait représenter à Marseille en 1735-1736 et imprimer en 1736 Le Fortuné Marseillois (réed.1775). La comédie rassurait dans la mise en scène de la situation diglossique : les bourgeois marseillais parlent un français de belle facture, le peuple (…) -
Castil Blaze 1852
23 octobre 2025, par René MERLELe 17 octobre 1852, le Ménestrel, petite feuille parisienne consacrée à la musique et aux spectacles, glissait cet entrefilet humoristique, mais quand même assez fielleux, concernant le musicographe, adaptateur et compositeur bien connu de ses lecteurs, Castil-Blaze. Bel exemple de l’agacement quelque peu raciste de nombre d’écrivaillons parisiens devant l’apparition d’une Lettre provençale, aussitôt présentée comme ennemie majeure de la langue française. Castil-Blaze provençaliste (…)
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Motivations de Sénès La Sinse
23 octobre 2025, par René MERLEJ’ai évoqué plusieurs fois Senès, dit La Sinse, et ses scènes provençales mêlant le provençal et le français populaire toulonnais pétri de provençal. Dans mon initiation aux lettres provençales, j’avoue que j’ai peut-être pris beaucoup plus de plaisir à leur lecture qu’à celle des grands maîtres, tant elles me replongeaient dans la proximité d’un monde disparu, mais encore vivant dans les souvenirs des grands-parents. Dans la petite feuille toulonnaise La Lorgnette, 23 mars 1873, souvent (…)
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Aimons la langue d’oc, mais aimons-la bien morte : sur Foucaud et le limousin
23 octobre 2025, par René MERLELa langue d’oc a toujours eu des « amis qui lui veulent du bien », à condition qu’elle ne soit plus que souvenir. Exemple particulièrement significatif, on peut lire dans la préface de la réédition [1849] du fabuliste limousin Jean-Baptiste Foucaud [1747-1818], ancien ecclésiastique devenu enseignant après son engagement révolutionnaire : « Les fables de M. Foucaud ont eu deux éditions aujourd’hui complètement épuisées : celle de 1809 était en deux volumes in-12 ; celle de 1835 en un seul (…)