Dès sa naissance, dans le bouillonnement romantique et nationalitaire européen des années 1840-1870, c’est par et pour le patrimoine que la Maintenance (1) se justifie : la langue de la première poésie moderne, celle des troubadours, abandonnée par nobles et bourgeois (intérêt de classe, ajoutait Engels, que Mistral ne lut pas), ne vit que par le “Peuple” - pérennité mythique d’un peuple de paysans, d’artisans qui détient la langue, et par là, s’il suit le Guide, le salut d’une nation (…)
Présentation
Je remets en marche ce site tel que je l’avais fermé en 2024 à cause de trop nombreuses utilisations de "spécialistes" oubliant de donner leurs références.
Je passe outre, et redonne à qui en a envie la possibilité de visiter un travail de nombreuses années.
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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Articles les plus récents
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René Merle - "Sur et pour la culture occitane", L’Humanité, 8 novembre 1976
23 octobre 2025, par René MERLE -
"L’occitan. Réalités et fonctionnement"
23 octobre 2025, par René MERLELa Nouvelle Critique, n°101, février 1977 Introduction à la journée de discussion organisée par la revue mi-octobre 1976 à Avignon.
Ce qui, dans notre diversité, nous réunit en Avignon, pour une fois lieu non symbolique, mais commode, puisque nous travaillons (animateurs, chercheurs, créateurs, enseignants) en Languedoc et en Provence, c’est un engagement, donc beaucoup d’interrogations. D’autant plus mal formulées que l’idéologie dominante peut les rendre informulables. Ainsi du maître (…) -
Parler niçois et culture nationale
23 octobre 2025, par René MERLEÉcrivain occcitan, René Merle dit pourquoi le dialecte niçois intéresse la culture nationale L’Humanité, 13 décembre 1977
Entretien, transcription faite par le journaliste Le fait que dans la région académique, il y ait une pratique de la langue d’oc intéresse non seulement les Niçois et les “Gavots” - les gens de l’arrière-pays- mais aussi tous ceux qui en France s’intéressent à la totalité de notre culture nationale. Le problème n’est pas de demander aux gens s’ils se sentent occitans (…) -
"Occitan pour quoi dire" ?
23 octobre 2025, par René MERLEUne interview de René Merle par J.-C.Izzo La Marseillaise, 25 novembre 1977 Jean-Claude Izzo était alors rédacteur de "La Marseillaise"
J.-C.Izzo : Culture occitane... Quel est l’apport des travailleurs, des masses populaires ? Bref le véritable enracinement de cette culture ? R.Merle : Je ne crois pas qu’il y ait d’un côté la culture, et de l’autre la culture occitane. La culture, c’est comprendre la réalité, s’y sentir bien, la transformer. Au niveau indivuduel comme au niveau (…) -
Vous connaissiez le mot “Occitan” il y a dix ans ? Moi pas
23 octobre 2025, par René MERLEFrance nouvelle, 14 août 1978 Cet article ouvre un dossier de l’hebdomadaire du P.C.F sur la culture occitane, avec notamment les contributions de Max Allier, Philémon Pouget, Claude Alranq.
Ce que je savais il y a dix ans ? Que mes grands-parents parlaient provençal. Que je comprenais un peu. Qu’on avait écrit dans cette langue : les troubadours, Mistral... Je n’avais pas lu. J’étais devenu prof. de lettres sans qu’on me les présente. Que cela tenait d’un passé mort et beau à certains (…) -
René Merle - Années 1970 - grille de lecture
23 octobre 2025, par René MERLECe site est un site d’archives. On lira donc les textes de cette lointaine rubrique comme des documents, datés, que chacun pourra confronter à sa vision de la réalité présente. Pour mon compte, si j’avais à les réécrire aujourd’hui, je préciserai grandement les notions de Pouvoir et d’État, mais j’en maintiendrai l’essentiel, et en particulier le lien entre culture d’Oc et existence ou pas d’un support sociologique et politique. Au lendemain de 1968, mon intérêt naissant pour l’occitanisme (…)
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Sur la situation de la langue d’oc dans l’Académie de Nice
23 octobre 2025, par René MERLEL’article publié en 1976 dans la jeune revue des Alpes-Maritimes "L’Entrelus" est un reflet fidèle des positions que nous défendions dans l’Éducation Nationale et dans le milieu éducatif, à un moment où quelques associations ne cessaient de nous accuser de parler une langue étrangère à la Provence, d’utiliser une graphie archaïque, au service d’une entreprise “occitane” au service du “centralisme toulousain”, et ce dans la perspective d’une autonomie, voire d’une indépendance de l’Occitanie (…)
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Espers pedagogics
23 octobre 2025, par René MERLEL’article publié en 1976 dans la jeune revue des Alpes-Maritimes "L’Entrelus" est un reflet fidèle des positions que nous défendions dans l’Éducation Nationale et dans le milieu éducatif, à un moment où quelques associations ne cessaient de nous accuser de parler une langue étrangère à la Provence, d’utiliser une graphie archaïque, au service d’une entreprise “occitane” au service du “centralisme toulousain”, et ce dans la perspective d’une autonomie, voire d’une indépendance de l’Occitanie (…)
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Occitanisme... le climat varois dans les années 1970
23 octobre 2025, par René MERLEInitié au tout début des années 1970, dans de grandes interrogations que reflète mon premier texte de prose en òc, mon engagement pour la culture d’Oc a toujours été tourné vers l’engagement collectif (mais dans le refus des chapelles étroites), vers l’information et la communication avec le plus grand nombre, vers l’enseignement.
Cet engagement était profondément affectif et personnel : sur ses motivations. Mais il n’avait alors rien localement d’un engagement solitaire. Je rencontrais (…) -
Mistralisme et enseignement du provençal, années 1971-1977
23 octobre 2025, par René MERLEInterrogés par la reprise des polémiques autour de l’usage de la graphie classique en Provence, plusieurs jeunes enseignants de langue d’Oc m’ont demandé des renseignement sur les péripéties de la fin des années 1970, époque où j’étais moi-même enseignant de provençal.
Je passe sur les attaques personnelles, distillés dans des revues, des correspondances, des publications associatives, etc., dénonçant les enseignants "occitanistes" comme prosélytes séparatistes, ou marxistes, ou les (…)