Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
27 décembre 2020, par René Merle
J’illustrais récemment par un poème de Théophile Gautier la fascination que continua à exercer le mythe napoléonien après l’exil et la mort de l’Empereur. Autre exemple, avec ce lied qu’écrivit Heine en 1822. Fascination pour l’Empereur chez les deux grenadiers libérés par les Russes après la chute de Napoléon. Mais aussi fascination du jeune étudiant Heine (il est né en 1797), qui assista en 1811 à l’entrée de l’Empereur Düsseldorf : pratiquement annexé à la France, le grand-duché de Berg (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
À propos de l’opéra, je parlais de "rupture générationnelle" dans l’article Aubade du Roi d’Ys et Pagnol : comme la madeleine de Proust
Et dans le même esprit, dans l’article article je commentais ainsi le propos de Glocos :
« Ainsi, nous rapporte l’Iliade, parla le Lycien Glaucos prêt à combattre à l’Argien Diomède, sous les remparts d’Ilion. Sur terre, les humains passent comme les feuilles : si le vent fait tomber les unes sur le sol, la forêt vigoureuse, au retour du printemps, en (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
Suite de Jules Vallès et le Parti ouvrier, 1881
L’Égalité, organe du Parti Ouvrier, 1er janvier 1882.
« Les autoritaires Pour la seconde fois le journal le Prolétaire prend à parti des hommes de l’Égalité en les qualifiant d’autoritaires. Le mot, ainsi répété vaut la peine d’être relevé, moins comme protestation que comme explication. Si c’est être autoritaire, en effet, que de ne pas vouloir comme certain orateur de Montmartre « la liberté pour les capitalistes comme pour les (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
D’Alger où il s’était quelque peu enraciné depuis sa jeunesse saint-simonienne, le grand journaliste Louis Jourdan [1], dont la plume acerbe,notamment au Siècle, avait toujours pris ses distances avec le Second Empire, écrit à la jeune revue de Vallès, le 4 janvier 1868, à propos de la relative et bien toniquelibération de l’écriture et de la publication dans le nouvel Empire « libéral » :
On ne peut s’empêcher de penser que ce qu’il dit de l’avilissement d’une pseudo culture de (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
Voici l’entame d’une nouvelle de Jules Verne, publiée dans le recueil posthume (Verne est mort en 1905), Hier et demain, contes et nouvelles, Hetzel, 1910. Ainsi, en 1889, imaginait-il un avenir possible. À confronter aux réalités d’aujourd’hui…
LA JOURNÉE D’UN JOURNALISTE AMÉRICAIN
en 2889.
« Les hommes de ce xxixe siècle vivent au milieu d’une féerie continuelle, sans avoir l’air de s’en douter. Blasés sur les merveilles, ils restent froids devant celles que le progrès leur apporte (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
« Nous pouvons paroître grands dans un emploi au dessous de notre mérite, mais nous paroissons souvent petits dans un emploi plus grand que nous. »
C’est comme si La Rochefoucauld avait connu ceux qui nous dirigent, et ceux qui pensent pour nous.
-
27 décembre 2020, par René Merle
Pour terminer cette session estivale historique consacrée à la naissance du Parti ouvrier, en 1880, voici, à partir de demain, une courte série d’articles complétant en 1881 et 1882 le souvenir de la Commune, évoqué déjà sur ce site (avec des analyses publiées en 1880). Sauf à relever du romantisme révolutionnaire, la Commune a vite été reléguée au rang des vieilles lunes, tant par les tenants de l’Ordre qui ne se risquaient pas à s’excuser du massacre de masse de la Semaine sanglante, que (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
Suite de Regards sur la Commune. 1881, "L’Intransigeant" et le dixième anniversaire de la Commune
Il va de soi que toute approche de la Commune de Paris doit passer par le remarquable site des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 : https://www.commune1871.org
On l’a vu dans les articles précédents, en 1880, avec l’amnistie des Communards, et donc la sienne, le célèbre journaliste Henri Rochefort put enfin rentrer en France et lancer aussitôt son quotidien L’Intransigeant. Le 20 (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
Après la victoire [1876-1879] des Républicains sur la majorité réactionnaire et monarchiste qui dirigeait la France depuis 1871, la chape répressive anti-communarde est progressivement allégée, jusqu’à l’amnistie de 1880 qui permet le retour des déportés et exilés. Dans ce contexte nouveau, à partir de 1876, une succession de congrès nationaux réunissent les pionniers des diverses chapelles socialistes françaises. En 1878, elles se sont réunies dans la Fédération du parti des travailleurs (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
Réflexion sur l’hommage populaire et l’hommage présidentiel