Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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22 juillet 2020, par René Merle
Fascisme d’hier et fascisme d’aujourd’hui ? Un texte de 1974 qui interpelle toujours
J’évoquais récemment la position de Pasolini pour lequel le fascisme mussolinien, même s’il l’avait asservie, n’avait pas en fait pénétré l’âme populaire dans sa vérité, alors que le néofascisme de la société capitaliste consumériste avait pénétré la vigoureuse âme populaire et en avait à jamais souillé et stérilisé l’autonomie.
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22 juillet 2020, par René Merle
Je sais je sais, le texte est archi connu, je l’avais placé sur un ancien blog en 2012 et je l’ai souvent repris depuis, tellement il est éclairant. Mais le voici, encore une fois, pour ceux qui ne le connaîtraient pas.
Le 9 décembre 1973, Pasolini publiait dans le grand quotidien milanais Corriere della sera ce texte de dénonciation du "nouveau fascisme", qui est certainement la plus fameuse de ses chroniques. J’en extrais le noyau célèbre, que je traduis littéralement[[Molti lamentano (…)
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22 juillet 2020, par René Merle
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22 juillet 2020, par René Merle
Je lis dans Manuel Vásquez Montalbán, Asesinato en el Comité central, Barcelona, Planeta, 1981. Meurtre au Comité central, Sycomore, 1982 : « Tous les mecs de gauche de cette ville font la cuisine. Ils s’invitent les uns les autres pour goûter leurs préparations. Ces petits messieurs font tout ça seuls. Ils ont l’ai givrés. Ils disent qu’ils retrouvent leur identité. Ils ont même cessé de divorcer pour se consacrer à la cuisine ».
Attention, si Montalbán raille ainsi l’intelligentsia de la (…)
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22 juillet 2020, par René Merle
Galíndez, un des plus sombres, et des plus éclairants romans de Manuel Vásquez Montalbán. En 1990, Montalbán a déjà publié la plus grande partie des romans qui ont assuré sa popularité, romans dont, dans la cadre de Barcelone de la fin du franquisme, puis de l’immédiat post-franquisme, l’intrigue est soutenue de thèmes politiques et sociaux. Romans empreints d’une immense désillusion. Mais dans Galíndez, publié en Espagne en 1990, Premio literario Europeo en 1992, le lecteur ne retrouve ni (…)
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22 juillet 2020, par René Merle
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8 juillet 2020, par René Merle
J’ai la fâcheuse habitude de me détourner immédiatement de ce qui est amplement médiatisé, et d’ignorer les sirènes de la mode. Ainsi, en matière de lecture, j’ai toujours considéré comme assez ridicule le prix décerné annuellement par le magazine Lire au « meilleur livre d’histoire de l’année », comme si la publication romanesque et historique devait s’évaluer en terme de compétition sportive ou de concours de Miss Univers. Bref, quand Lire sacra en 2013 meilleur livre d’histoire de l’année (…)
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Le Peuple français est une entité que d’aucuns peuvent juger éternelle, mais il est aussi à l’évidence une réalité mouvante sans cesse renouvelée. Or les choix antérieurs du Peuple français, démocratiquement consulté, pèsent lourdement, pour le meilleur ou pour le pire, sur les choix actuels de ce Peuple d’aujourd’hui qui n’est plus tout à fait, ou n’est plus du tout, celui d’hier, et dans des circonstances qui ne sont plus tout à fait, ou plus du tout celles d’hier. Ainsi de l’élection de (…)
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5 juillet 2020, par René Merle
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Commémorations Depuis l’année 1998, commémorative jusqu’à saturation, le moins qu’on puisse dire est que le 150ème anniversaire de la Seconde République a quelque peu manqué d’éclat. La Seconde République est pourtant, on le sait, une des sources essentielles de notre vie politique contemporaine. C’est dire que, loin d’être un accident de réflexion citoyenne, cette commémoration en demi-teinte procède sans doute plus ou moins (…)
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