Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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16 octobre 2025, par René Merle
Quel ringard que je suis, de m’obstiner à dire encore « souper » pour « diner », « diner » pour « déjeuner » et « 5 heures » pour dix-sept heures.
Ce qui ne manque pas parfois de créer des confusions avec les gens plus jeunes que moi.
Mais qui me maintient dans une identité à laquelle je tiens.
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16 octobre 2025, par René Merle
Cf. : Peuple juif
Je donne ici quelques extraits de Sigmund Freud, Moïse et le monothéisme, 1939, traduit en français par Anne Berman, Les classiques des sciences sociales, Québec. Cette publication de 1939 était l’aboutissement assumé de deux tentatives (1914, 1934) d’une réflexion de Freud sur Moïse et la judaïté. Freud y assume pleinement sa judaïté en dehors de toute croyance religieuse. Il essaie de mieux répondre à la question qu’il posait à Stefan Zweig en 1934, alors que le nazisme (…)
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15 octobre 2025, par René Merle
J’ai lu dans le Figaro du 10 octobre : « Elle parle comme une propagandiste russe » : Angela Merkel critiquée après avoir laissé entendre que la Pologne et les pays baltes portent une part de responsabilité dans la guerre en Ukraine. » « Dans une interview à un média hongrois, l’ex-chancelière allemande est revenue sur les débuts du conflit en Ukraine, soulignant la réaction frileuse de la Pologne et des pays baltes face à sa proposition de négociations conjointes avec Poutine en 2021. Ses (…)
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15 octobre 2025, par René Merle
Je viens encore de lire des lamentations sur la langue française qui s’en va, dans la dégradation de son enseignement, le laxisme des media audiovisuels, la propension des soi-disant classes supérieures à lui préférer l’anglo-américain, l’interférence d’une immigration non assimilée, et j’en passe. Si une langue est à l’évidence un bien commun qui doit nous permettre de communiquer au présent, elle est aussi l’aboutissement provisoire d’une très longue évolution qui, malgré la scolarité (…)
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14 octobre 2025, par René Merle
j’ai reçu il y a peu le message d’un jeune lecteur qui venait de découvrir mon site, auquel il venait de s’abonner. Il me faisait justement remarquer que j’avais tort d’imaginer toute la jeunesse décérébrée et piégée par les algorithmes. J’en conviens bien volontiers. Depuis ma retraite d’enseignant, en 1996, et la vie étant ce qu’elle est, j’ai eu fort peu d’occasions de rencontrer des jeunes gens, et ce que j’en ai su était plutôt lié à des infos qu’à de vraies rencontres. Mea culpa. Autre (…)
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14 octobre 2025, par René Merle
La Revue parisienne est l’éphémère revue créée par Balzac (désormais affublé d’une particule) et par Armand Dutacq, directeur du Siècle, en 1840. Dans son dernier numéro (25 septembre 1840), Balzac donne un important article sur Stendhal. Mais ce n’est qu’après une longue entame [1] que Balzac commence à s’exprimer sur Stendhal. L’entame se termine ainsi ; "La Chartreuse de Parme, est dans notre époque et jusqu’à présent, le chef d’œuvre de la littérature à idées."
Et voici la suite
La (…)
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13 octobre 2025, par René Merle
Laissant le Premier Ministre se dépatouiller des basses besognes politiciennes, (former un gouvernement de socle commun avec les mêmes sans les mêmes : le résultat est assez pittoresque), notre Président sera en Égypte en soutien à la mise en œuvre de l’accord présenté par le président américain, Donald Trump, pour mettre fin à la guerre à Gaza. Je ne sais pourquoi, cela m’a donné l’envie de relire La Fontaine.
Le coche et la mouche
Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de (…)
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13 octobre 2025, par René Merle
Ce n’est pas sans émotion que fin août j’avais écho du rassemblement annuel des protestants réformés dans les Cévennes à l’Assemblée du Désert J’ai toujours profondément respecté ce Protestantisme réformé qui dégagea l’homme de la soumission infantile et proposa une religion de la responsabilité personnelle. Et j’ai également toujours eu un faible pour les persécutés (non sans savoir qu’ils peuvent à leur tour devenir persécuteurs) Du coup, j’ai regardé une fois de plus le superbe film de (…)
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12 octobre 2025, par René Merle
Anatole France (1844-1924), que malheureusement on ne lit guère aujourd’hui, a pourtant jeté sur le France de son temps un regard qui ne saurait nous laisser indifférent en ce qui concerne la France d’aujourd’hui. Notamment sur le sentiment républicain que notre actuel monarque ne semble pas avoir jamais compris. On peut lire par exemple dans l’Orme du mail (paru en 1897, dans les débuts de l’affaire Dreyfus), à la fin d’un débat entre le très réactionnaire mais sympathique abbé Lantaigne et (…)
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12 octobre 2025, par René Merle
Marie d’Agoult (1805-1876), qui fut célèbre sous son nom de plume de Daniel Stern, évoque dans Mes Souvenirs, édition posthume, (1880 ), la rencontre de la très jeune fille qu’elle était en 1821, avec Chateaubriand, lors d’un séjour familial en Allemagne :
« On ne peut mieux caractériser ce que fut l’engouement pour le romantisme que suscitèrent les publications de Chateaubriand sous l’Empire. M. de Chateaubriand venait d’être nommé ministre plénipotentiaire de France en Prusse. Il se (…)