Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
9 mai, par René Merle
Et ça recommence, comme au bon vieux temps du covid. Depuis que le virus a frappé sur un navire de croisière, les « spécialistes » médicaux recommencent à squatter les chaines d’information en continu, au risque de remplacer la brochette des généraux. Et de nous dire que ça n’est pas dangereux. Et de nous dire que ça l’est.
En tout cas, notre chef de guerre mouche du coche, qui a investi des milliards dans le réarmement et l’aide à l’Ukraine, ne semble pas avoir tiré les conséquences de (…)
-
8 mai, par René Merle
Un lecteur me signalant que la vidéo qui faisait l’objet de cet article (déjà bien ancien) n’est plus consultable. J’ai donc ajouté une nouvelle vidéo et je vous redonne cet article :
" Voici quelques lignes qui apparaitraient totalement ringardes au public de notre Eurovision, si tant est qu’elles leur tombent sous les yeux, ce qui est bien improbable… Je l’ai souvent écrit : le privilège de l’âge étant de radoter, et de radoter sur un passé révolu, me voilà revenu en l’an 69, au (…)
-
6 mai, par René Merle
Elle hante la fachosphère, et pas qu’elle, cette marée grise et noire qui bientôt nous submergera, et nous dictera ses lois.
Curieusement, à l’autre extrémité de l’éventail politique, un natif de Tanger, mais blanc de blanc, voit dans cette péripétie l’affirmation de la Nouvelle France, dont il serait le guide, bien entendu.
Voilà qui va faire parler jusqu’en 2027 sur les plateaux de nos chères chaines d’info en continu, sans lesquelles nous serions des ignares en citoyenneté.
Mais à (…)
-
2 mai, par René Merle
J’ai arrêté ces derniers jours mes vaticinations presque quotidiennes, car j’étais plongé dans l’achèvement d’une étude sur le coup d’État de 1851, une de plus, si vous considérez ce qui en est publié sur ce site, et ce qui en est publié sur le site http://www.1851.fr. Il est toujours émouvant (mais est-ce opérant ?) de considérer la triste situation actuelle à l’aune des espoirs qui furent placés alors par tant de vaillants lutteurs dans l’avènement de la République démocratique et (…)
-
25 avril, par René Merle
Quand j’habitais Paris, dans le 13ème, il m’arrivait de passer par la rue Bobillot.
La courte explication me renvoyait au siège de Tuyen Quang en 1885 : lors de la guerre franco-chinoise de 1884-1885, des unités françaises avaient été longuement assiégées dans la forteresse de Tuyen Quang et ne furent sauvées que par l’arrivée d’une colonne de secours. Épisode que l’iconographie de l’époque proposa largement aux jeunes Français.
C’était le temps où la jeune Troisième République, qui se (…)
-
24 avril, par René Merle
Il est toujours instructif de voir comment les idéologues, fermement ancrés du côté du manche, essaient de se rattraper quand le plancher s’effondre sous leurs pieds, quand l’évènement les gifle et les contraint à reculer.
Ainsi par exemple, il est assez savoureux de voir comment les plumitifs (et ils furent nombreux) qui se vautrèrent dans la collaboration essayèrent de se positionner devant l’inexorable marche des forces alliées après le débarquement de 1944. Dès le début août, beaucoup (…)
-
23 avril, par René Merle
J’extrais ces quelques lignes de l’ouvrage de Costanzo Preve, Nouvelle histoire alternative de la philosophie, Perspectives libres, 2017. Je ne remercierai jamais assez Michel Parolini de me l’avoir fait connaître. Après avoir évoqué les travaux de Luc Boltanski et Eve Chiapello, Preve poursuit : « Selon ce modèle, le capitalisme se constitue, dans une première phase, par l’« émergence » de la véritable bourgeoisie d’entreprise autrefois incorporée dans le magma du « tiers-état » ; d’où la (…)
-
22 avril, par René Merle
Il a été beaucoup (trop ?) question sur ce site du Rassemblement national et de sa matrice, le Front national. J’y reviens. Pensant ainsi siphonner une partie des voix de la droite en cas d’élection triangulaire, le madré président Mitterrand avait offert en 1984 une audience audiovisuelle inespérée à un groupuscule violemment d’extrême-droite (on retrouvait dans ses fondateurs des nostalgiques de l’Algérie française, des nostalgiques de la collaboration, dont deux anciens Waffen-SS). Ce (…)
-
21 avril, par René Merle
« En rangs serrés l’ennemi nous attaque, / Autour de notre drapeau groupons nous… » Voici donc la Varsovienne, sur la musique de laquelle tant de paroles ont été écrites, depuis sa création en Pologne en 1893 : chant des patriotes polonais soulevés contre la domination russe, chant des Russes internés par le régime tsariste, chants des révolutionnaires russes de 1905 et 1917, chant de combat de la IIIe l’Internationale et particulièrement des communistes allemands d’avant 1933, chant de (…)
-
20 avril, par René Merle
En tant qu’ancien enseignant, donc a priori homme de culture (encore que l’on puisse en douter aujourd’hui), et en tant que Français méridional (comme on dit), j’aime revenir à cette citation de Montaigne, Essais, Livre II, « De la præsumption », que je vous livre dans sa graphie originale (ce n’est pas gentil pour qui aurait du mal à la lire, mais je me plonge toujours avec plaisir dans ce français du XVIème siècle) : « J’ay tousjours une idée en l’ame et certaine image trouble, qui me (…)