Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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27 décembre 2020, par René Merle
J’ai plusieurs fois évoqué sur ce site l’œuvre du grand chansonnier et poète libertaire Gaston Couté (1880-1911), dont la plus grande partie est écrite (et chantée) en patois beauceron proche de la vallée de la Loire.
Je ne saurais trop vous inviter à visiter le beau site qui lui est consacré : http://gastoncoute.free.fr
Voici une de ses plus célèbres chanson, texte extrait de ce site (quelques menues modifications dans la chanson ci-dessous) :
LE CHAMP DE NAVIOTS
L’matin, quand (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Au moment où sont restituées à la République du Bénin des pièces amenées en France, après le pillage en 1892 du palais de Béhanzin, roi d’Abomey, par les troupes coloniales françaises, j’ai eu envie de relire le texte de cette allocution que prononça Hugo, le 18 mai 1879, lors d’un banquet commémoratif de l’abolition de l’esclavage, cérémonie qu’il présidait, en réponse à Victor Schœlcher, l’auteur du décret de 1848 abolissant l’esclavage. L’allocution est bien connue des connaisseurs (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Baudelaire, "Salon de 1859", Curiosités esthétiques, Michel Lévy frères, 1868
Voici comment Baudelaire réagit à la première des grandes révolutions de l’image qui allaient bouleverser notre vision du monde et notre relation esthétique au monde : « Dans ces jours déplorables, une industrie nouvelle se produisit, qui ne contribua pas peu à confirmer la sottise dans sa foi et à ruiner ce qui pouvait rester de divin dans l’esprit français. Cette foule idolâtre postulait un idéal digne d’elle (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
La situation actuelle m’amène à revenir et réfléchir sur ce qu’écrivait Péguy à propos des intellectuels. J’extrais ces quelques lignes de De la situation faite au parti intellectuel dans le monde moderne devant les accidents de la gloire temporelle, Les cahiers de la quinzaine, Paris 1907, où il revient sur la violente attaque de l’Action française contre "le parti intellectuel" qui par sa mobilisation avait permis qu’éclate "l’Affaire Dreyfus" après sa condamnation. Bien sûr, c’est tout (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Un article du poète et philosophe de Carcassonne
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27 décembre 2020, par René Merle
Baudelaire, « Les yeux des pauvres »
" Ah ! vous voulez savoir pourquoi je vous hais aujourd’hui. Il vous sera sans doute moins facile de le comprendre qu’à moi de vous l’expliquer ; car vous êtes, je crois, le plus bel exemple d’imperméabilité féminine qui se puisse rencontrer. Nous avions passé ensemble une longue journée qui m’avait paru courte. Nous nous étions bien promis que toutes nos pensées nous seraient communes à l’un et à l’autre, et que nos deux âmes désormais n’en feraient (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Dans Premiers vers, le premier recueil de poèmes que Verlaine publie en 1864 (il a vingt ans), on trouve ce magnifique "Des morts", magnifiant la mémoire des insurgés parisiens vaincus de 1832 et 1834. En ces années où réapparaît le souvenir du bouillonnement républicain des premières années de la Monarchie de Juillet, Verlaine le teint de rouge. Il est alors familier du cénacle républicain de Louis-Xavier de Ricard, à qui il dédiera trois ans plus tard le poème Des Vaincus, dédié aux (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
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27 décembre 2020, par René Merle
De la valeur éducative de l’œuvre
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27 décembre 2020, par René Merle
Quand on connaît l’immensité et souvent la qualité de l’écriture poétique du XIXème siècle, on ne peut qu’être étonné de constater que le sonnet que Félix Arvers écrivit probablement en 1832 sur le carnet de la fille de Charles Nodier, dont il fréquentait le salon, ait été peut-être la pièce la plus répandue et la plus appréciée dans les salons comme dans les chaumières.
Mon âme a son secret, ma vie a son mystère : Un amour éternel en un moment conçu. Le mal est sans espoir, aussi j’ai (…)